Correspondance - Tome I
À Ernest Chevalier ............................................................ 5
Je ne t’en écris pas plus-long j’ai du devoir qui me presse. je finis de t’écrire en t’en brassant.
Ton fidèle ami.
GUSTAVE FLAUBERT.
le 41 février 1831 Rouen.
À ERNEST CHEVALIER
14 mai 1831.
Mon cher Ernest,
Je te demande pardon…
À ERNEST CHEVALIER
[15 janvier 1832.]
Mon cher ami,
Ton bon papa va un peu mieux le remède que papa lui a donné l’a soulagé et nous espérons que bientôt il sera guéri. Je prends des notes sur don quichotte et mr mignot dit qu’ilsont très bien. On a fait imprimer mon éloge de Corneille je crois que c’est amédée et je t’en envois une exemplaire. Le billard est resté isolée, je ne joue plus la comédie, car tu n’y est pas le dimanche que tu est parti m’a
– 5 – semblez dix fois plus long que les autres j’ai oublier à te dire que je m’en vais commencé une pièce, qui aura pour titre L’amant avare ce sera un amant avare, mais il ne veut pas faire de cadeaux à sa maîtresse et son ami l’attrape. Fait bien des compliments de ma part à ta famille je te dirai la fin de ma pièce à une autre lettre que je t’écrirai engage tes parens à venir avec toi au carnaval fais le dévot travaille à ta géographie. Je commencerai aussi une histoire de Henri 4 de Louis 13 et de Louis 14. il faut que je travaille. répond-moi n’oublie pas Mathieu n’y l’avard trompé. Adieu mon meilleur ami jusqu’à la mort non de Dieu.