Jeanne d’Arc - La vérité sur un faux procès

Alain Bournazel · Chapitre 41 sur 41 · partie 6/6

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Jeanne d’Arc - La vérité sur un faux procès

Chapitre V: - le Procès Ordinaire (I)

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 6 parties.

Lettre du Comte d’Armagnac

Ma très chère dame, je me recommande humblement à vous, et vous supplie, pour Dieu, que, attendu la division qui est actuellement en la sainte Église universelle, sur le fait des papes – car il y a trois prétendants à la royauté, dont l’un demeure à Rome et se fait appeler Martin, auquel tous les rois chrétiens obéissent ; un second demeure à Peniscola, au royaume de Valence, et se fait appeler pape Clément VIII ; le troisième, on ne sait où il demeure, sinon seulement le cardinal de Saint-Étienne, et peu de gens avec lui, et il se fait appeler Benoît XIV.

Le premier qui se dit pape Martin fut élu à Constance du consentement de toutes les nations des chrétiens ; celui qui se fait appeler Clément fut élu à Peniscola, après la mort du pape Benoît XIII, par trois de ses cardinaux ; le troisième, qui se nomme pape Benoît XIV, fut élu secrètement par le cardinal de Saint-Etienne lui-même. Veuillez supplier Notre-Seigneur Jésus-Christ que, par sa miséricorde infinie, il nous veuille par vous nous déclarer quel est des trois susdits le vrai pape, et auquel il lui plaira qu’on obéisse dorénavant : ou à celui qui se dit Martin, ou à celui qui se dit Clément, ou à celui qui se dit Benoît et auquel nous devons croire ainsi secrètement et occultement ou publiquement et manifestement, car nous serons tout prêt à faire le vouloir et plaisir de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Le tout vôtre Comte d’Armagnac (août 1430)

Lettre de Jeanne au comte d’Armagnac

Jésus Maria, comte d’Armagnac, mon très cher et bon ami, Jehanne la Pucelle vous fait savoir que votre messager est venu par devers moi, lequel m’a dit que vous l’aviez envoyé pour savoir de moi auquel des trois papes, que vous indiquiez pour mémoire, vous devriez croire. De laquelle chose je ne puis bonnement vous faire savoir la vérité présentement, jusqu’à ce que je sois à Paris ou ailleurs à repos ; car je suis pour le présent trop empêchée au fait de la guerre ; mais quand vous saurez que je serai à Paris, envoyez un messager par devers moi et je vous ferai savoir tout au vrai auquel vous devez croire et que j’en aurai su par le conseil de mon droiturier et souverain Seigneur, le Roy de tout le monde, et que en aurez à faire, selon tout mon pouvoir.

À Dieu je vous confie ; Dieu vous garde de vous. Compiègne, le 22 août. Lettre du roi aux prélats de l’Église, ducs, comtes et autres nobles et aux cités de son royaume de France (8 juin 1431)

Il est assez commune renommée et déjà presque partout divulgué que cette femme qui se faisait appeler Jeanne la Pucelle, devineresse pleine d’erreurs s’était voici deux ans à l’encontre de la loi divine et de l’état de son sexe féminin, vêtue en habit d’homme, chose abominable à Dieu et transportée en l’état près de notre ennemi capital. Aux gens de son parti elle donna souvent à entendre qu’elle était envoyée de par Dieu, se vantant présomptueusement d’avoir communication personnelle et visible avec saint Michel et une multitude d’anges et de saintes de paradis… Elle a conduit des gens d’armes et de trait, en armée et grandes compagnies pour pratiquer d’inhumaines cruautés en répandant le sang humain, en soulevant des séditions de tout le peuple… Mais la divine puissance ayant pitié de son peuple loyal ne l’a pas laissé longuement en péril ; elle a voulu permettre par sa grande miséricorde que ladite femme soit prise devant Compiègne et mise en notre obéissance…

Il ne s’écoula guère de temps que le feu de son orgueil qui semblait être éteint, ne s’embrasât en flammes pestilentielles sous les souffles de l’ennemi… Voyant approcher sa fin elle confessa que ces esprits étaient mauvais et menteurs et que la promesse qui lui avait été faite de la délivrer était fausse ; ainsi elle s’avoua par lesdits esprits moquée et trompée.

Voila la fin des œuvres, voilà la mort de cette femme que nous vous apprenons afin que dans les lieux de votre diocèse par prédictions et sermons vous fassiez connaître ces choses pour le bien et l’exhalation de notre foi et l’édification du peuple chrétien qui, à l’occasion des œuvres de cette femmes a été longtemps trompé et abusé… car il convient à ce que personne du peuple à vous confié ne présume de croire en de telles erreurs et périlleuses superstitions, surtout en ce temps présent où nousvoyons se dresser plusieurs faux prophètes et semeurs d’erreurs et de folles croyances. Lettre de l’université de Paris au pape (juin 1431)

C’est notre opinion très Saint-Père qu’il faut travailler avec d’autant plus de vigilance à repousser les atteintes pestilentielles dont l’Église est contaminée par les erreurs variées des pseudo-prophètes et des hommes réprouvés que la fin des siècles semble davantage imminente. Car ces temps futurs et périlleux, le docteur des nations les annonça ces jours derniers, quand les hommes ne maintiendront plus sainte doctrine, car ils se détourneront d’ouïr la vérité pour se convertir à des fables. Aussi quand nous voyons se lever de nouveaux prophètes… alors il convient à la sollicitude pastorale de prêter tous ses efforts afin qu’ils ne submergent point les peuples trop avides de croire aux nouveautés. Facile en effet serait à ces rusés et pernicieux semeurs d’inventions mensongères d’infecter le peuple catholique, si chacun, sans l’approbation et le consentement de notre sainte mère l’Église était laissé libre de feindre à son bon plaisir des révélations surnaturelles, s’il pouvait usurper l’autorité de Dieu et des saints.

À bon droit nous semble donc bien recommandable la soigneuse diligence que révérend père en Christ, monseigneur l’évêque de Beauvais et le vicaire de monseigneur l’inquisiteur de la perversité hérétique montrèrent dans la protection de la religion chrétienne. Car ils ont pris soin de faire attentivement examiner certaine femelle, prise dans les limites du diocèse de Beauvais, portant habit d’homme et des armes, accusée judiciairement devant eux de feindre mensongèrement des révélations divines, de graves crimes contre la foi orthodoxe ; et ils firent pleine vérité sur ses gestes.

Et après qu’ils nous communiquèrent le procès déduit devant eux, nous faisant requête de leur donner notre opinion sur certains articles affirmés par elle pour qu’on ne puisse pas dire que le silence a recouvert ce qui fut fait pour l’exaltation de la foi orthodoxe, nous avons résolu de nous ouvrir à votre béatitude sur ce que nous avons adopté… Jeanne La pucelle a confessé spontanément en justice divers points… qui après conclusion de notre université prouvent qu’elle devait être tenue pour superstitieuse, devineresse, invocatrice de malins esprits, idolâtre, blasphématrice envers Dieu, les saints et les saintes, schismatique et tout à fait errant en la foi…

Ses juges mirent tout en œuvre pour qu’elle se soumît au jugement de notre mère sainte Église… Elle a révoqué et abjuré ses erreurs en présence d’une grande multitude. Elle a signé une cédule d’abjuration. Mais cette malheureuse femme retomba dans ses anciennes insanités… les juges la condamnèrent par sentence finale comme relapse et hérétique et l’abandonnèrent au jugement de la puissance séculière.

Quand cette femme connut que la destruction de son corps était proche, elle confessa qu’elle avait été moquée et déçue par ses esprits et à tous elle demanda pardon. Tous les fidèles de la religion chrétienne doivent être avertis par un si misérable exemple qu’ils doivent écouter les doctrines de l’Église et l’enseignement des prélats plutôt que les fables des femmes superstitieuses.

 

99 Signé Vincent le Fourbeur et Michel Hébert, notaires de l’université de Paris.

100 La date d’envoi de cette lettre n’est pas certaine : elle serait du 13 juillet.

101 Cette lettre a sans doute été envoyée à la même date ou à une date proche de celle envoyée au

duc de Bourgogne.

102 Il commanda les troupes anglaises devant Orléans après la mort de Salisbury.

103 Il participa à la plupart des combats en France. Fait prisonnier à la bataille de Patay (1429), il

sera libéré en 1433. Trouvera la mort à la bataille de Castillon (1453).

104 Il participa au siège d’Orléans avec Pole et Talbot ; fait prisonnier à Patay.

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La seule image de Jeanne d’Arc faite de son vivant

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CHRONOLOGIE

 

1328 – 31 janvier Mort de Charles IV – Avènement de Philippe VI

de Valois, fils de Charles de Valois, frère de Philippe le Bel

1329 Hommage d’Édouard III, roi d’Angleterre à

Philippe VI, roi de France

1337 Défi d’Édouard III à Philippe VI – Début de la guerre de Cent Ans 1346 – 26 août Victoire anglaise à Crécy 1347 – 4 août Prise de Calais par Édouard III 1348 – 1349 La peste noire se propage en France 1350 Mort de Philippe VI – Avènement de Jean II (le Bon) 1356 – 19 septembre Bataille de Poitiers, le roi Jean prisonnier 1359 Les états repoussent le traité de Londres 1360 – 8 mai Traité de Brétigny 1364 – 8 avril Mort du roi Jean à Londres – avènement de Charles V 1380 Mort de Charles V 1385 – 17 juillet Mariage de Charles VI et d’Isabeau de Bavière 1392 – 5 août Crise de folie du roi dans la forêt du Mans 1399 – septembre Déposition de Richard II – Avènement d’Henri IV de Lancastre, roi

d’Angleterre

1404 – 27 avril Mort de Philippe le Hardi – Jean sans Peur devient duc de Bourgogne 1407 – 23 novembre Assassinat du duc d’Orléans 1411 Début des hostilités entre Armagnacs et Bourguignons 1413 – 20 mars Mort d’Henri IV – Avènement d’Henri V 1414 – 1er novembre Ouverture du concile de Constance 1415 – 25 octobre Azincourt – Désastre infligé à la chevalerie française 1419 – 2 janvier Capitulation de Rouen

10 septembre Assassinat de Jean sans Peur à Montereau – Philippe le Bon, duc de

Bourgogne 1420 – 21 mai Traité de Troyes 1422 Naissance d’Henri VI, fils d’Henri V et de Catherine de France

31 août Mort d’Henri V ; Jean de Bedford devient régent du royaume

21 octobre Mort de Charles VI 30 octobre Le dauphin Charles se proclame roi à Bourges

1424 – 17 août Verneuil sur Avre : défaite des Français et des Écossais

septembre Début du siège du Mont Saint-Michel

1427 – sept. Échec de Warwick et Salisbury devant Montargis

 

Jeanne d’Arc

1411 – 1412 Naissance de Jeanne d’Arc à Domremy 1421 Premières manifestations des voix 1428 – mai Première rencontre avec Robert de Baudricourt 1429 – 12 février Bataille du Rouvrai (des harengs)

13 février Départ probable de Vaucouleurs 23 février Arrivée à Chinon – Rencontre avec le roi mars Examens de Poitiers

 

Prise d’Orléans

1430 – 22 mars Lettre aux Anglais

29 avril Arrivée de Jeanne à Orléans 7 mai Prise de la bastille des Tourelles (samedi)

8 mai Les Anglais lèvent le siège d’Orléans (dimanche)

18 juin Patay – Victoire française contre Talbot 25 juin Lettre au duc de Bourgogne pour l’inviter à se rendre au sacre

10 juillet Entrée à Troyes 17 juillet Sacre de Charles VII à Reims 17-28 août Séjour du roi à Compiègne

8 septembre Attaque de Jeanne à la porte Saint-Honoré de Paris – Échec

 

Campagne de la Loire

1429 – 4 novembre Prise de Saint Pierre le Moutiers

décembre Échec de Jeanne devant La Charité sur Loire

 

Campagne de l’Oise

1430 – 23 mai Compiègne – Jeanne est capturée par les Bourguignons

25 mai L’université de Paris demande que Jeanne soit jugée comme hérétique

25 octobre Levée du siège de Compiègne

 

Jeanne prisonnière – Le procès

1430 – juillet à nov. Jeanne à Beaurevoir, demeure de Jean de Luxembourg

9 novembre Arras : Jeanne est remise au duc de Bourgogne nov. déc. Le Crotoy : Jeanne remise aux Anglais 23 décembre Arrivée probable à Rouen

1431 – 9 janvier Ouverture du procès de Jeanne

21 février Première séance publique 28-31 mars Lecture à Jeanne des 70 articles 2 mai Admonitions publiques 24 mai “Abjuration” de Jeanne, cimetière de Saint-Ouen 27 mai Jeanne reprend ses habits d’homme 28 mai Procès de relapse 30 mai Jeanne est brûlée sur la place du Vieux Marché de Rouen

 

Après la mort de Jeanne

1431 – 8 juin Notification du supplice de Jeanne

16 décembre Henri VI est couronné à Paris

1435 – 14 septembre Mort de Bedford 1435 – 21 septembre Traité d’Arras – Fin de la guerre entre Bourguignons et Armagnacs 1437 – 12 novembre Entrée de Charles VII à Paris 1444 – mai Trêves de Tours 1449 – mars Rupture de la trêve de Tours

octobre Prise de Rouen

1450 – février Lettre de Charles VII ordonnant une enquête sur le procès de Jeanne

d’Arc

1450 – avril Victoire de Formigny 1453 – juillet Victoire de Castillon – Fin de la guerre de Cent Ans 1456 – juillet Annulation de la condamnation de Jeanne d’Arc 1461 – juillet Mort de Charles VII 1475 – août Accords de Picquigny entre Louis XI et Édouard IV

Jean de Gerson, totalement engagé dans la cause de Jeanne d’Arc (1363-1429)

 

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Notices biographiques des principaux acteurs du procès

 

 

Alespée (Jean) : chanoine de Rouen puis d’Évreux.

Au sujet des douze articles, se rapporte au jugement des théologiens. Le

29 mai se range à l’avis de l’abbé de Fécamp. Assiste au supplice. Selon

Jean Riquier, en 1456, il aurait dit en pleurant : « Je voudrais que mon

âme fût là ou je crois qu’est l’âme de cette femme ». (sceau) Alnwick (William) : évêque de Norwich, docteur ès loi formé à Cambridge,

secrétaire d’Henri VI dont il garde le sceau ; siège au conseil royal

d’Henri VI. Il est présent le 24 mai à l’abjuration. (sceau)

 

Basset (Jean) : official de Rouen, assiste à quelques

séances du procès. Consulté sur les douze articles répond avec réserve et s’en remet aux théologiens. Il fut incarcéré pendant le procès mais pas nécessairement en lien avec celui-ci.

Beaufort (Henri de-) : évêque de Lincoln puis de Winchester, cardinal en 1426, souvent appelé le cardinal d’Angleterre. Demi-frère du roi Henri IV de Lancastre, il est le grand-oncle du jeune roi Henri VI qu’il couronna à Notre Dame de Paris, le 17 décembre 1431. Installé au

château du Bouvreuil, il suivit attentivement le déroulé du procès sans intervenir directement. Il n’y apparait que le 24 mai. Il eut une grande influence dans la conduite des affaires du royaume de France et d’Angleterre. Il siège au conseil royal d’Henri VI. Beaupère (Jean) : licencié en théologie, recteur de l’université de Paris (1412-1413), il a dirigé le prestigieux collège de Navarre ; participa aux côtés de Pierre Cauchon à la rédaction du traité de Troyes. Attaqué par des brigands en 1423, il est mutilé de la main droite. Cumule les canonicats. En 1430, Henri VI le nomme chanoine de Rouen. N’assista pas au supplice de Jeanne car il était parti pour le concile de Bâle (1431). Lors du procès de réhabilitation, il fut le seul à exprimer ses préventions contre La Pucelle.

Brolbster (William) : prêtre du diocèse de Londres ; assistera au procès les

25, 27, et 28 mars.

Cauchon (Pierre) : né vers 1371 aux environs de Reims. Maître ès arts et

licencié en décrets de l’université de Paris dont il sera recteur en 1397 et

1403.

Conseiller de Jean sans Peur en 1409, il fait parti de la commission d’enquête et de réforme créée par le duc de Guyenne en 1413, il est au côté des émeutiers pour réclamer au duc de Guyenne la livraison de cinquante traîtres ; participe à la rédaction de l’ordonnance cabochienne.

Janvier 1415 : représente le duc au concile de Constance et défend la justification de Jean Petit.

Août 1420 : il devient évêque de Beauvais, le duc de Bourgogne assiste à son intronisation.

1423 : apparait pour la première fois au grand conseil d’Henri VI. Il touche 1 000 livres par an.

Août 1429 : devant l’avance de Charles VII, quitte Beauvais pour Rouen.

Décembre 1431 : présent au sacre d’Henri VI

Janvier 1432 : nommé évêque de Lisieux

Juillet 1434 : Henri VI l’envoie à Bâle où il apprend qu’il est excommunié.

Juillet 1435 : est au congrès d’Arras où il défend les droits du roi d’Angleterre.

1436 : mort de l’archevêque de Rouen, le chapitre préfère Louis de Luxembourg.

1441 : Accompagne le duc d’York à son entrée dans la cathédrale de Rouen comme gouverneur de la Normandie.

18 décembre 1442 : il meurt à Rouen, et est inhumé dans la cathédrale de Lisieux dans la chapelle de la Vierge qu’il a fait construire à ses frais.

Il laisse comme héritier un neveu, Jean Bidault, et une nièce Guillemette qui épouse de Jean de Rinel, secrétaire du roi d’Angleterre.

Castiglione (Zanon de-) : évêque de Lisieux au service du régent, il fut

considéré en son temps comme un humaniste. Consulté sur les

12 articles, il estime “attendu la vile condition de la personne” qu’il y a

action diabolique ou simple duperie de la part de Jeanne. Il prononcera le

panégyrique de Charles VII lors de son entrée à Rouen. Charpentier (Jean) : Anglais, docteur en théologie, clerc du roi, recteur de

l’église paroissiale de Beaconsfield. Il assiste à trois séances et donne sur

les 12 articles sa consultation avec les seize docteurs. Châtillon (Jean de-) : brillant universitaire, docteur en théologie qu’il

enseigna l’université de Paris, archidiacre d’Évreux. Assidu au procès. Il

admonesta Jeanne, le 2 mai 1431. Selon Massieu et Manchon, il lui

arriva de soutenir Jeanne en disant qu’elle n’était pas tenue de répondre à

certaines questions.

Colles (Guillaume) dit Boisguillaume : notaire de l’officialité de Rouen ;

témoigne lors du procès de réhabilitation.

Colombel (Jean) : Licencié en décrets, avocat à la cour archiépiscopal de

Rouen, il apparait une douzaine de fois au procès ; il approuve aux

séances des 15 et 25 mai.

Couppequesne (Nicolas) : bachelier en théologie, chanoine de Rouen, le 5

juin 1430, il assiste Pierre Maurice pour souhaiter la bienvenue à Henri

VI lors de son arrivée à Rouen. Il assiste à dix-neuf séances.

Courcelles (Thomas de-) : bachelier en théologie,

 

ancien recteur de l’université de Paris, se montre très actif lors du procès

de jeanne d’Arc ; il participe notamment à la rédaction des soixante-dix

articles du promoteur d’Estivet. Il se prononce pour le recours à la torture

mais s’abstiendra de le mentionner lorsqu’il traduira en latin la minute du

procès. Changeant de camp, il fera partie de la délégation de Charles VII

au congrès d’Arras et prononcera l’oraison funèbre du roi. Il mourut

doyen du chapitre Notre-Dame de Paris.

Desjardins (Guillaume) : licencié en médecine, il soigne Jeanne pendant sa

maladie.

Du Crotay (Geoffroi) : avocat à la cour de Rouen, assiste une dizaine de

fois au procès ; il intervient également au procès de réhabilitation. Du Quesnay (Maurice) : docteur en théologie, il assiste régulièrement au

procès jusqu’au 24 mai.

Duremort (Gilles de-) : docteur en théologie, abbé de la Trinité de Fécamp

où il a été nommé en 1423 par le pouvoir anglais. Cette abbaye est la

plus riche de France, il est le deuxième personnage ecclésiastique de

Normandie après l’évêque, son influence sur le clergé est grande. Il siège

au conseil royal d’Henri VI. Il fut assidu au procès. Massieu dira qu’il

agissait plus par haine de Jeanne et par amour des Anglais que par

justice. En 1438, il est membre de la délégation du roi d’Angleterre,

chargée de négocier la paix avec Charles VII. (sceau)

Erard (Guillaume) : licencié en théologie, il enseigne

 

à Paris. Il n’assiste qu’à un seul interrogatoire, le 9 mai. Il fut chargé de

la prédication de Saint-Ouen. Il meurt en 1439 en Angleterre où il

s’occupait des affaires de Louis de Luxembourg, retenu à Rouen. (sceau) Estivet (Jean d’-), surnommé Benedicite : chanoine de Beauvais et de

Bayeux, proche de Pierre Cauchon, assura les fonctions de promoteur de

la cause lors du procès de Jeanne et se montra particulièrement odieux à

son égard. Il rédige le réquisitoire de la séance du 27 mars. En 1438, son

corps fut retrouvé dans un égout et des contemporains y virent un

châtiment du Ciel pour sa conduite indigne à l’égard de La Pucelle. Feuillet (Gérard) : licencié en théologie, il arrive de Paris le 13 février avec

Beaupère, Midi, Touraine, Maurice et Courcelles. Il fait partie de la

délégation de sept juges qui, le 18 avril, se rendent dans la prison de

Jeanne pour tenter de la convaincre de se soumette à l’Église. À partir de

ce jour n’assiste plus au procès.

Fiefvet (Thomas) : docteur en décrets, official de Notre-Dame de Paris en

1429, assiste au procès le 12 mars, désigné pour représenter l’université

au concile de Bâle.

Gastinel (Denis) : licencié en droit canon, chanoine de Rouen, membre du

conseil royal dès 1424. Il assiste douze fois au procès. Gilbert (Robert) : Anglais, docteur en théologie, doyen de la chapelle du roi

d’Angleterre ; présent seulement le 29 mai pour voter l’abandon au bras

séculier. Évêque de Londres en 1436.

Graverent (Jean) : dominicain, docteur en théologie ; en 1413, il défendit la

thèse du tyrannicide de Jean Petit. Inquisiteur de France depuis 1424. En

1431, il instruit à Coutances le procès de Jean le Couvreur.

Grouchet (Richard de-) : bachelier en théologie, il assiste à quelques

séances. Il signe avec Pierre Minier et Jean Pigache une consultation sur

les douze articles qui déplut à Cauchon car ils estimaient ne pouvoir se

prononcer sur les révélations de Jeanne. Le 29 mai vote l’abandon au

bras séculier. En 1452, il déclara avoir assisté au procès par “crainte,

menaces et effroi”.

Haiton (Guillaume) : clerc anglais venu en France préparer le mariage

d’Henri V. En 1431, il fait partie du Conseil. Il assiste dix-sept fois au

procès ; est présent lors du supplice.

Hampton (John de-) : prêtre, assiste au procès les 27 et 28 mars. Hautmont (Nicolas de-) : assiste rarement au procès mais donne son avis

sur les douze articles, se range le 19 mai à l’avis de la faculté de

théologie et, le 29, vote comme l’abbé de Fécamp. Houdenc (Pierre) : carme, il est en 1431, prieur de la maison de Rouen à

laquelle Bedford accorda sa faveur ; assiste à dix séances et au supplice.

 

Hubent (Nicolas de-) : docteur en décrets, nommé

chanoine de Notre-Dame de Paris à la mort de Gerson ; assiste au procès

du 12 au 15 mars.

Jolivet (Robert) : abbé du Mont Saint-Michel, bachelier en décrets. Il a pris

le parti des Anglais, en 1419, alors que ses moines sont restés fidèles au

roi de France ; en 1430 il est nommé au conseil royal d’Henri VI. (sceau) La Chambre (Guillaume de-) : licencié en médecine, il soigne Jeanne quand

elle est malade. Il affirma avoir voté comme l’abbé de Fécamp parce

qu’il y fut contraint par Cauchon.

La Fontaine (Jean de-) : licencié en décrets, commissaire examinateur des

témoins. Il interrogea Jeanne à plusieurs reprises et notamment dans sa Mailly (Jean de-) : un fidèle du duc de Bourgogne depuis 1418, évêque de

prison ; il encourut les reproches de Cauchon pour être trop favorable à

l’accusée et selon Manchon, Isambard de La Pierre et Massieu, il dut

quitter Rouen. Il n’apparait plus au procès après le 28 mars. Ladvenu (Martin) : dominicain du couvent des Jacobins de Rouen, sa

présence est rarement mentionnée au procès. Le 30 mai, il confesse

Jeanne et lui donne la communion. Avec le frère Isambard, il l’assiste au

bûcher ; il dépose dans l’information posthume et lors de la

réhabilitation.

La Pierre (Isambard de-) : dominicain, bachelier en théologie, il assiste

quatorze fois au procès comme compagnon du vice-inquisiteur. Le 30

mai, avec Martin Ladvenu, il accompagne Jeanne au supplice. Il est

interrogé en 1450 et à deux reprises en 1452.

Le Barbier (Robert) : licencié en l’un et l’autre droit, il fut assidu au procès

jusqu’au 19 mai.

Le Boucher (Guillaume) : carme, licencié en théologie, il prit part aux

premiers interrogatoires et aux principaux votes. Il assista au supplice. Le Camus (Jacques) : chanoine de Reims, il perdit ses bénéfices pour suivre

le parti anglais. En dédommagement, Henri VI lui attribue la cure de la

Trinité sur Mer. On le fit venir de Paris pour assister à la séance du 28

mai ; il témoigne le 7 juin.

Le Doux (Jean) : licencié en l’un et l’autre droit, avocat à la cour de Rouen,

participe à douze séances.

Le Fèvre (Jean) : assiste au procès du 21 février au 29 mai, prédicateur de

renom. Interrogé en 1452 et en 1456, parle avec émotion du supplice de

Jeanne.

Le Maistre (Jean) : dominicain, prieur des Jacobins de Rouen, vicaire de l’inquisition pour le diocèse. Sur ordre de l’inquisiteur Jean Graverent, il siège comme deuxième juge au procès de Jeanne d’Arc, assisté d’Isambard de La Pierre et de Martin Ladvenu. Il a conscience des irrégularités mais est trop timoré pour s’opposer à Pierre Cauchon. (sceau)

Le Roux : abbé de Jumièges, régent en 1419 à la faculté de décrets de Paris. Assiste à neuf séances. (sceau)

 

Loiseleur (Nicolas) : maître ès arts, bachelier en

théologie en octobre 1431. Très lié à Pierre Cauchon, assiste régulièrement au procès et semble avoir abusé de la confiance de Jeanne. Taquel, Massieu et Manchon dénoncent son rôle au procès de réhabilitation. Il témoigne à l’information posthume. Luxembourg (Louis de-) : frère de Jean de Luxembourg qui captura Jeanne d’Arc, évêque de Thérouanne, chancelier de France pour Henri VI, il est un des plus engagés aux côtés des Anglais. Il reste à Rouen pendant tout le procès même s’il n’assiste qu’à une seule séance (le 23 mai) ; il est présent à l’abjuration et au supplice. Le chanoine Marguerie l’aurait vu verser des larmes sur la place du Vieux Marché lors du supplice. Sera promu archevêque de Rouen en 1436 et créé cardinal en 1440. Resté fidèle aux Lancastre, il se réfugiera en Angleterre lors de la reconquête française.

Noyon depuis 1425, il siège au conseil d’Henri VI. Il est à Rouen lors du

procès et assiste à trois séances, ainsi qu’à l’abjuration de Jeanne et au

supplice. En 1435, il fait partie de la délégation bourguignonne à Arras ;

en 1443, il accueille chaleureusement Charles VII dans son diocèse.

(sceau)

 

Manchon (Guillaume) : notaire de l’officialité de

Rouen, il assiste à chaque séance du procès et au supplice. Vers 1435,

avec Thomas de Courcelles, il rédige le procès en latin ; il en copia cinq

exemplaires et en remit un aux juges de la réhabilitation avec la minute

en français.

Marguerie (André) : issu d’une famille rouennaise, vicaire général de

l’archevêque Louis d’Harcourt, il sera conseiller du roi d’Angleterre. Il

assiste assez régulièrement au procès et sera présent lors du supplice. En

1442-1443 il fait un pèlerinage à Jérusalem. En 1452 et en 1456, il

témoigne au procès de réhabilitation. (sceau)

Massieu (Jean) : prêtre doyen des curés du diocèse de Rouen, assure les

fonctions d’huissier lors du procès de Jeanne : il l’accompagne au

bûcher. En 1438, il est poursuivi pour mauvaises mœurs, et en 1458 pour

inconduite. Il témoigne en 1450 lors du procès de réhabilitation et, en

1456, il dénoncera la soumission de Pierre Cauchon au pouvoir anglais.

Maugier (Jean) : chanoine de l’église de Rouen. Il

 

n’assiste pas aux interrogatoires mais adhère aux douze articles. Présent à

l’admonition du 2 mai et le 19 mai, il pense que Jeanne doit être de

nouveau admonestée.

Maurice (Pierre) : théologien qui rallia la cause anglaise et reçut un

canonicat à Rouen. En 1430, le chapitre le charge d’accueillir Henri VI

lors de son entrée dans la cathédrale. Il vint au procès comme

représentant de l’université et y assista 23 fois. Lors du procès, il essaya

à plusieurs reprises de conseiller Jeanne. Le 23 mai, il l’exhorte à la

soumission. Le 30, il se rend dans la prison de Jeanne qui lui demande où

elle sera ce soir. Il lui répond « N’avez-vous pas bon espoir en le

Seigneur ? » Le 7 juin, il rapporte avoir dit à Jeanne que les voix qu’elle

entendait venaient de mauvais esprits. Ambassadeur du roi d’Angleterre

lors du concile de Bâle.

Midy (Nicolas) : docteur en théologie, enseigna à l’université de Paris dont

il fut recteur en 1418. Il fut l’assesseur le plus assidu : très actif et très

virulent contre Jeanne au cours du procès, il participe à la rédaction des

soixante-dix articles du promoteur et fait partie de la délégation qui porte

les douze articles de l’évêque à l’université. En novembre 1431, il

prononce la harangue d’accueil pour l’entrée d’Henri VI à Paris. Il

prêche devant Jeanne au Vieux Marché le 30 mai. Selon le notaire

Guillaume Colles, il serait mort lépreux.

Miguet (Pierre) : très assidu au procès où il n’a pas été favorable à La

Pucelle. En témoignant en 1452 et en 1455, il se rappelle les larmes qu’il

aurait versées lors du supplice et charge Cauchon.

Milet (Adam) : secrétaire du roi d’Angleterre. Le 25 mars, jour des

Rameaux, se rend dans la prison pour exhorter Jeanne à abandonner ses

habits d’homme afin de recevoir la communion. Morel (Aubert) : avocat de la cour de Rouen, apparait douze fois au procès,

vote pour la torture.

Montjeu (Philibert de-) : n’apparait pas lors du procès mais il est consulté

sur les douze articles : il estime que Jeanne est habitée par l’esprit malin

et qu’il faut la juger sans tarder.

Nibat (Jean de-) : licencié en théologie, maître régent à Paris depuis 1426 :

il assiste une quinzaine de fois au procès.

Pigache (Jean) : bachelier en théologie, au service de la cathédrale de

Rouen : assiste à plusieurs interrogatoires, donne son avis sur les articles. Praty (Richard) : Anglais, assiste à quelques séances du procès et donne son

avis sur les 12 articles avec les vingt-deux docteurs. Roussel (Raoul) : doyen de la faculté de décrets de Paris (1417-1419), il est

proche de Bedford. Il est assidu au procès, il se prononça contre la torture

estimant qu’il ne fallait gâcher un procès si bien conduit. Il ne participe

pas au vote du 29 mai mais assiste au supplice. On le retrouve conseiller

du roi, maître des requêtes, chargé de traiter avec le roi de France en

1435 et en 1438. Il complimente le duc d’York, gouverneur de

Normandie, reçu dans la cathédrale en juillet 1441. Archevêque de

Rouen en 1444, il succède à Louis de Luxembourg. Il se rallia à Charles

VII lors de la reconquête de la ville en 1450.

Taquel (Nicolas) : notaire de l’officialité de Rouen, greffier tient le registre

du procès à partir du 14 mars. Il dépose lors de la réhabilitation. Tiphaine (Jean) : docteur en médecine, enseigna à la faculté de Paris.

Détenteur d’un canonicat à Rouen, il soigna Jeanne lors de sa maladie. Touraine (Jacques de-) : licencié en théologie, est chargé de porter les douze

articles à Paris ; interrogea Jeanne quelques fois.

Toutmouillé (Jean) : visita Jeanne avec Martin

Ladvenu le 30 mai. Lors de l’information posthume du 7 juin 1431, il

rapporte que Jeanne aurait dit : « Je vois bien qu’elles [mes voix]m’ont

déçue ». En 1450, lors du procès de réhabilitation, il affirme qu’elle

aurait dit : « J’en appelle de vous à Dieu ». Vaux (Pasquier de-) : docteur en décrets, nommé chanoine de Notre-Dame

de Paris par le roi d’Angleterre, vote l’abandon de Jeanne au bras

séculier. Il est secrétaire et chapelain de Jean de Bedford. Il sera nommé

évêque de Lisieux à la mort de Pierre Cauchon. (sceau) Venderès (Nicolas) : licencié en droit canon, chanoine de Rouen. Il se

montre très assidu au procès (assiste à 21 séances), et il participe à

l’information posthume. Il serait, selon le témoignage de Thomas de

Courcelles, l’auteur de la cédule d’abjuration.

 

Le procès de condamnation au total recense 126 juges et assesseurs.

 

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Maison de France

 

En rétablissant les apanages pour ses trois fils cadets, Jean II le Bon préparait la guerre civile qui allait déchirer la France pendant la dernière phase de la Guerre de Cent Ans. À Louis fut donné l’Anjou et cette maison sera le plus fidèle soutien de la couronne avec Yolande d’Aragon épouse de Louis II. À Jean alla le Berry. Enfin à Philippe revint la Bourgogne puis de vastes et riches possessions en Flandre après son mariage avec l’héritière de ces territoires.

Si Philippe le Hardi, vaillant duc de Bourgogne, fut un prince loyal il n’en sera pas de même de son fils Jean sans Peur. Jaloux du pouvoir qu’exerçait son cousin germain Louis d’Orléans, frère cadet du roi Charles VI, il le fit assassiner en 1407. Ce tragique événement aller donner naissance à la célèbre querelle des Armagnacs et des Bourguignons, Bernard d’Armagnac beau-père de Charles d’Orléans, le fils aîné du duc d’Orléans, ayant pris fait et cause pour gendre.

C’est dans un double contexte d’occupation de la France avec une Bourgogne favorable aux Anglais et de guerre civile qu’allait miraculeusement intervenir Jeanne d’Arc.

 

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Maison d’Angleterre (Plantagenêt)

 

Les règnes des derniers rois Plantagenêt, descendants d’Édouard III, furent marqués par une querelle fratricide entre la branche des Lancastre (rose rouge) et celle des York (rose blanche), plus connue comme guerre civile sous le nom de guerre des Deux-Roses à partir de 1455. Elle se termina pratiquement à la bataille de Bosworth en 1485 par la mort de Richard III auquel on impute l’assassinat de ses deux neveux Édouard V et Richard duc d’York. La Guerre de Cent Ans avait pris fin à Castillon en 1453.

 

Note :

Dans les deux tableaux les noms en gras sont ceux des rois d’Angleterre et des rois de France. La date entre parenthèses est celle de leur accession au trône.

 

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Charles VII remet un document à Jeanne

 

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Bibliographie

 

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procès

AUTIN, Marcel :Jeanne d’Arc à Rouen, son procès, sa mort, 1954. BEAUNE, Colette :Journal du Bourgeois de Paris, 1990. BEAUNE, Colette :Naissance de la nation France, Ed. Gallimard, 1985. BEAUNE, Colette :Jeanne d’Arc, Ed. Perrin, 2004. BEAUNE, Colette :Jeanne d’Arc, vérités et légendes, Ed. Perrin, 2008. BEAUREPAIRE, Charles de- :Procès de condamnation de Jeanne d’Arc, Rouen, Espérance

Gagniard, 1890.

BOUZY, Olivier :Jeanne d’Arc, mythes et réalités, L’Atelier de l’Archer, 1999. BOUZY, Olivier :Jeanne d’Arc, l’histoire à l’endroit, CLD Éditeur, 2008. CARLETON WILLIAMS,E. :My Lord of Bedford 1389-1435, Ed.Longman, 1963. CHERUEL, Adolphe :Histoire de Rouen sous la domination anglaise au quinzième siècle. Rouen,

Ed. Le Grand Éditeur 1840, réédition Slatkine Megariotis, Genève, 1976. COLLOQUE DE ROUEN, sous la direction de Daniel Couty, Maurice Jeu, Michèle Guéret-

Laferté :Images de la Guerre de Cent Ans, Actes du colloque des 21-22-23 mai 2000. CONTAMINE, Philippe :La Guerre au Moyen Âge, Nouvelle Clio, 1992. CONTAMINE, Philippe :De Jeanne d’Arc aux guerres d’Italie, Orléans, 1994. CNRS :Jeanne d’Arc une époque – un rayonnement. Colloque d’histoire médiévale, Orléans, octobre

1979, Ed. du CNRS, 1982.

DELSALLE, Lucien René :Rouen et les Rouennais au temps de Jeanne d’Arc, Ed. du P’t Normand,

1982.

DENIFLE, P. H. et E.M.CHATELAIN :Le procès de Jeanne d’Arc et l’université de Paris, Paris,

1897.

DESHAY, Émile :Jeanne d’Arc à Rouen – sa captivité, son procès, son supplice, Préface Albert

Sarrazin, Nancy, 1911.

DUBY, Georges et Andrée :Les procès de Jeanne d’Arc, coll. Archives, Ed. Gallimard/Julliard, 1973. FAVIER, Jean :La Guerre de Cent ans, Ed. Fayard, 1980.

FAVIER, Jean :Pierre Cauchon, Comment on devient le juge de Jeanne d’Arc, Ed. Fayard 2010. FAVIER, Jean :Dictionnaire de la France médiévale, Paris, 1993. GRIFFITHS :The Reign of Henry VI, 1981

HARMAND :Jeanne d’Arc, ses costumes, son armure, Essai de reconstitution, Paris, 1924. HOBBINS, Daniel :The Trial of Joan of Arc, Ed.Harvard University Press, 2005. JOUET, Roger :Et la Normandie devint française, Paris, Ed. Mazarine, 1983. JOUET, Roger :La Résistance à l’occupation anglaise en Basse Normandie (1418-1450), 1969. LE CACHEUX, Paul :Rouen au temps de Jeanne d’Arc et pendant l’occupation anglaise,1419-1449,

1931.

LE CACHEUX, Paul :Actes de la chancellerie d’Henri VI, 1907. LEOST, Dominique :Le château de Rouen (1204-1591). De la construction au démantèlement,

Mémoire de DEA sous la direction du professeur Jean-Pierre Leguay, 1992. MICHELET, Jules :Jeanne d’Arc, Ed. Gallimard, 1974. MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE :La France Anglaise au Moyen Âge, Actes du 111

Congrès des Sociétés savantes, Poitiers 1986, CTHS 1988.

MINOIS, Georges :Charles VII, Perrin, 2005. MINOIS, Georges :La Guerre de Cent Ans, Perrin, 2008. NEVEUX, François :L’évêque Pierre Cauchon, Ed.Denoël, 1987. OFFRAY, Christian :Catherine de France, Ed.La Pensée Universelle, Paris, 1989. PERNOUD, Régine :Vie et mort de Jeanne d’Arc, Ed. Fayard 1953. PERNOUD, Régine :Jeanne d’Arc par elle-même et par ses témoins, Ed. Fayard 1962. PERNOUD, Régine et Marie-Véronique CLIN :Jeanne d’ArcEd. Fayard, 1987. QUICHERAT, Jules :Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle, 5

tomes, 1841-1848.

ROCOLLE, Pierre :Un prisonnier de guerre nommée Jeanne d’Arc, Éditions S.O.S., 1982. ROUSSEAU, Francis :La Hire de Gascogne, Étienne de Vignolles 1380-1443, Mont de Marsan. SOCIÉTÉDE L’HISTOIRE DE FRANCE :Procèsde condamnation de Jeanne d’Arc, T.I, texte établi

et publié par Pierre Tisset avec le concours d’Yvonne Lanhers, T.II. 1960. Traduction et notes par

Pierre Tisset avec le concours d’Yvonne Lanhers, 1970.

SOCIÉTÉDE L’HISTOIRE DE FRANCE :Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc,

T.IV, 1986, traduction par Pierre Duparc, T.V, 1988,Étude juridique des procèspar Pierre Duparc. STOREY, R.L. :The end of the House of Lancaster, Sutton History Paperbacks, 1999. TAYLOR, Larrisa Juliet :The Virgin Warrior, Yale University Press, 2010. THEIS, Laurent :Histoire du Moyen Âge Français, Chronologie commentée486-1483, Ed. Complexe,

1992.

TISSET, Pierre :Les procès de condamnationdansMémorial du Ve centenaire de la réhabilitation de

Jeanne d’Arc1456-1956, Paris, 1956.

VALE, M. :English Gascony 1399-1453, Oxford, 1970. VALLET DE VIRVILLE,Histoire de Charles VII, Vve J. Renouard, Paris, 1862. VRIES, Kelly de- :John of Arc – A military leader,Stroud, Angleterre, 1999. WOLFE, Bertran :Henry VI, Yale University Press, ABC,2001.

 

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Sommaire

 

CHAPITRE I - JEANNE PRISONNIÈRE

La capture

Les tractations

Le silence du roi et de la cour

Un procès en hérésie

CHAPITRE II - LA NORMANDIE SOUS DOMINATION ANGLAISE

Deux cents ans de rattachement à la couronne de France

La Normandie enjeu stratégique

Le royaume de la France livré au roi d’Angleterre

Assurer la domination anglaise en Normandie

La Normandie et les Normands

CHAPITRE III - LE CHÂTEAU ET SES HÔTES

Le château, siège du pouvoir anglais

Le régent : Jean de Bedford

Le gouverneur : Richard Beauchamp, comte de Warwick

L’évêque Pierre Cauchon

La captive

Henri VI au Bouvreuil

CHAPITRE IV - LE PROCÈS PRÉPARATOIRE ou D’OFFICE

La lente mise en place du tribunal

L’enquête préalable de moralité

La volonté des Anglais

La compétence territoriale et la répartition des tâches

Mardi 23 janvier – Examen des articles

Mardi 13 février – L’arrivée des docteurs de l’université de Paris

Lundi 19 février – L’inquisiteur se récuse

Mardi 20 février

Saisi de l’inquisiteur de France

21 février – Première séance publique : Jeanne fait face

Jeudi 22 février – Deuxième séance publique : Salle de parement. Le

tribunal s’intéresse à la voix

L’interrogatoire de Jean Beaupère

Samedi 24 février – Troisième séance : Chambre de parement. Encore

la voix

Mardi 27 février – Quatrième séance : Chambre de parement. Toujours

la voix

Jeudi 1 er mars – Cinquième séance. Chambre du parement. Les lettres de Jeanne

Samedi 3 mars – Sixième séance : Chambre de parement

Dimanche 4 mars – Maison de l’évêque. Séance de travail des juges

Samedi 10 mars – Pour la première fois dans la prison

Lundi 12 mars – dans la maison de l’évêque. L’inquisiteur donne

délégation à son vicaire

Mardi 13 mars – Dans la prison de Jeanne. Jeanne révèle le signe

Mercredi 14 mars – Le matin. Jeanne a-elle commis des pêchés

mortels ?

Mercredi 14 mars – Après-midi

Jeudi 15 mars – Dans la prison. Soumission à l’Église

Samedi 17 mars – Dans la prison de Jeanne. L’Église triomphante et

l’Église militante

Dimanche de la Passion, 18 mars – Dans la maison de l’évêque

Dimanche des Rameaux 25 mars – Jeanne est privée de messe

CHAPITRE V - LE PROCÈS ORDINAIRE (I)

Lundi 26 mars après les Rameaux – Dans la maison de l’évêque

Mardi 27 mars – dans la grande salle du Château de Rouen : Oui, je le

crois ou non, je ne le crois pas ?

Les soixante-dix articles du promoteur

Samedi 31 mars – Dans la prison de Jeanne

L’image de Jeanne à travers les soixante-dix articles

Les douze articles de l’évêque

Premières consultations

Deuxièmes consultations

La maladie de Jeanne

CHAPITRE VI - PROCÈS ORDINAIRE (II)

Première admonition publique

La menace de torture

Dimanche 13 mai – Visite de Jean de Luxembourg

Consultation de l’université de Paris

Deuxième admonestation publique

L’abjuration de Saint-Ouen

CHAPITRE VII - LE SUPPLICE PROGRAMMÉ ET ORCHESTRÉ

L’affrontement entre l’évêque et La Pucelle

L’épreuve des interrogatoires

L’attitude de Jeanne

Le secours des voix

Au jugement de l’histoire

Le silence de l’inquisiteur

Un procès sous contrôle

L’évêque au service du roi d’Angleterre

Des assesseurs résistent

Jeanne reprend ses vêtements d’homme

Le jugement

Le supplice

Les portes de la légende

L’information posthume

Lettre à l’Empereur, aux rois et aux princes de la chrétienté

CHAPITRE VIII - LE DRAME CONTINUE

Mais que faisait La Hire ?

Un guerrier confirmé

Ils combattirent ensemble

La Hire en Normandie

On ne remplace pas Jeanne d’Arc

La rupture entre le chancelier et La Pucelle

Le berger Guillaume

Ricarville – L’exploit et la tragédie

VICTOIRE ET RÉHABILITATION

La reconquête du royaume

La guerre des Deux-Roses

Castillon : la victoire posthume de Jeanne

La Réhabilitation de Jeanne

… Et le château

Annexes : Lettres

Chronologie

Notices biographiques des principaux acteurs du procès

Arbres généalogiques des maisons d’Angleterre et de France

Bibliographie

 

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Remerciements

 

Pour la contribution qu’ils ont apportée à ce livre, l’auteur remercie : M. Olivier Bouzy et le Centre Jeanne d’Arc

M. Alain Préaux et le Musée Jeanne d’Arc de Rouen M. Pierre Charles Berson

Mme Madeleine Chabanne

 

Illustrations

L’auteur et l’éditeur remercient la Bibliothèque des Introuvables pour leur permission de reproduire la carte de France en 1429 (page 26). Les illustrations reproduites dans cet ouvrage sont issues des ouvrages d’histoire suivants, sauf indication contradictoire dans la légende : La France et les Français à travers les siècles, A. Challamel, Ed. F. Roy, Paris, 1889

Histoire populaire de la France, Ed. Ch. Lahure, Paris, 1862 Histoire de France populaire, H. Martin, Paris, env. 1880 Galerie de femmes célèbres, M. Sainte-Beuve, Garnier, Paris, 1862 Jeanne d’Arc, H. Debout, Paris, 1905

 

Dépôt légal 1ertrimestre 2012

ISBN-EAN :

ePub 978 2 35154 039 8

PDF 978 2 35154 038 1

Version imprimée 978-2-35154-026-8 – EAN 9782351540268

 

© 2015 – Éditions Artena

www.artena.fr–artena@wanadoo.fr– 06 72 77 51 78

 

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écrit de la part de l’éditeur.

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Table of Contents

 

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Titre

CHAPITRE I - JEANNE PRISONNIÈRE

La capture

Les tractations

Le silence du roi et de la cour

Un procès en hérésie

CHAPITRE II - LA NORMANDIE SOUS DOMINATION ANGLAISE

Deux cents ans de rattachement à la couronne de France

La Normandie enjeu stratégique

Le royaume de la France livré au roi d’Angleterre

Assurer la domination anglaise en Normandie

La Normandie et les Normands

CHAPITRE III - LE CHÂTEAU ET SES HÔTES

Le château, siège du pouvoir anglais

Le régent : Jean de Bedford

Le gouverneur : Richard Beauchamp, comte de Warwick

L’évêque Pierre Cauchon

La captive

Henri VI au Bouvreuil

CHAPITRE IV - LE PROCÈS PRÉPARATOIRE ou D’OFFICE

La lente mise en place du tribunal

L’enquête préalable de moralité

La volonté des Anglais

La compétence territoriale et la répartition des tâches

Mardi 23 janvier – Examen des articles

Mardi 13 février – L’arrivée des docteurs de l’université de Paris

Lundi 19 février – L’inquisiteur se récuse

Mardi 20 février

Saisi de l’inquisiteur de France

21 février – Première séance publique : Jeanne fait face

Jeudi 22 février – Deuxième séance publique : Salle de parement. Le

tribunal s’intéresse à la voix

L’interrogatoire de Jean Beaupère

Samedi 24 février – Troisième séance : Chambre de parement. Encore

la voix

Mardi 27 février – Quatrième séance : Chambre de parement. Toujours

la voix

Jeudi 1er mars – Cinquième séance. Chambre du parement. Les lettres

de Jeanne

Samedi 3 mars – Sixième séance : Chambre de parement

Dimanche 4 mars – Maison de l’évêque. Séance de travail des juges

Samedi 10 mars – Pour la première fois dans la prison

Lundi 12 mars – dans la maison de l’évêque. L’inquisiteur donne

délégation à son vicaire

Mardi 13 mars – Dans la prison de Jeanne. Jeanne révèle le signe

Mercredi 14 mars – Le matin. Jeanne a-elle commis des pêchés

mortels ?

Mercredi 14 mars – Après-midi

Jeudi 15 mars – Dans la prison. Soumission à l’Église

Samedi 17 mars – Dans la prison de Jeanne. L’Église triomphante et

l’Église militante

Dimanche de la Passion, 18 mars – Dans la maison de l’évêque

Dimanche des Rameaux 25 mars – Jeanne est privée de messe

CHAPITRE V - LE PROCÈS ORDINAIRE (I)

Lundi 26 mars après les Rameaux – Dans la maison de l’évêque

Mardi 27 mars – dans la grande salle du Château de Rouen : Oui, je le

crois ou non, je ne le crois pas ?

Les soixante-dix articles du promoteur

Samedi 31 mars – Dans la prison de Jeanne

L’image de Jeanne à travers les soixante-dix articles

Les douze articles de l’évêque

Premières consultations

Deuxièmes consultations

La maladie de Jeanne

CHAPITRE VI - PROCÈS ORDINAIRE (II)

Première admonition publique

La menace de torture

Dimanche 13 mai – Visite de Jean de Luxembourg

Consultation de l’université de Paris

Deuxième admonestation publique

L’abjuration de Saint-Ouen

CHAPITRE VII - LE SUPPLICE PROGRAMMÉ ET ORCHESTRÉ

L’affrontement entre l’évêque et La Pucelle

L’épreuve des interrogatoires

L’attitude de Jeanne

Le secours des voix

Au jugement de l’histoire

Le silence de l’inquisiteur

Un procès sous contrôle

L’évêque au service du roi d’Angleterre

Des assesseurs résistent

Jeanne reprend ses vêtements d’homme

Le jugement

Le supplice

Les portes de la légende

L’information posthume

Lettre à l’Empereur, aux rois et aux princes de la chrétienté

CHAPITRE VIII - LE DRAME CONTINUE

Mais que faisait La Hire ?

Un guerrier confirmé

Ils combattirent ensemble

La Hire en Normandie

On ne remplace pas Jeanne d’Arc

La rupture entre le chancelier et La Pucelle

Le berger Guillaume

Ricarville – L’exploit et la tragédie

VICTOIRE ET RÉHABILITATION

La reconquête du royaume

La guerre des Deux-Roses

Castillon : la victoire posthume de Jeanne

La Réhabilitation de Jeanne

… Et le château

Annexes

Chronologie

Notices biographiques des principaux acteurs du procès

Arbres généalogiques des maisons d’Angleterre et de France

Bibliographie

Sommaire

 

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Vous avez terminé Jeanne d’Arc - La vérité sur un faux procès

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