La Traversée du Colbert
Chapitre 17 - Un seigneur sur le chemin du Roy
C H A P I T R E 1 5
Québec
À la radio, Gérald Lachance annonce que le gouverneur général, Roland Michener, et sa femme, Norah, ont pris place sur l’esplanade durant le premier salut royal. Lachance décrit toute la scène dans ses moindres détails. Bien alignée sur le quai, la fanfare joue les
premières notes du God Save the Queen. Et soudain…
« Bouh ! Bouh ! »
La foule hurle son mécontentement. Lachance ne relève pas le chahut ; il
raconte plutôt platement que quelque 2 000 personnes se trouvent massées
près des barrières. Plusieurs autres sont installées au pied et au sommet de
la falaise qui domine le quai.
À 9 heures précises, Charles de Gaulle, vêtu de son uniforme de général
de brigade, émerge de la cabine du Colbert et apparaît sur le gaillard
d’arrière. Il est suivi de son aide de camp, François Flohic, tout de blanc
vêtu. À quelques mètres en retrait, Bernard Gosselin et Pierre Mignot
captent les images du général faisant le salut réglementaire et serrant des
mains. Partout sur les ponts du Colbert, les marins en uniforme blanc sont
au garde-à-vous pendant qu’une fanfare joue La Marseillaise. Solennel, de
Gaulle descend lentement la passerelle de coupée, sa main droite tenant la
rampe. Il pose pied à terre, relève la tête et, conformément aux souhaits
d’Ottawa, tend la main au gouverneur général Roland Michener. À cette
première poignée de main succéderont celles à Daniel Johnson ainsi qu’aux
épouses du premier ministre et du gouverneur général.
Parmi la foule, dans la section réservée aux dignitaires, on reconnaît le
secrétaire d’État aux Affaires extérieures, Paul Martin, les ministres
provinciaux Jean-Jacques Bertrand et Marcel Masse, l’ambassadeur
canadien à Paris, Jules Léger, le chef de l’opposition à Québec, Jean
Lesage, le maire de Québec, Gilles Lamontagne, et plusieurs autres. On
attendait aussi le ministre fédéral de la Main-d’œuvre et de l’Immigration,
Jean Marchand, mais ce dernier brille par son absence. À Sept-Îles, où il se
trouve, son avion est cloué au sol par un épais brouillard. Certains médias
avaient avancé que Pierre Elliott Trudeau, ministre fédéral de la Justice,
serait lui aussi présent. Ce n’est pas exact. L’agenda quotidien de
M. Trudeau, consulté aux Archives nationales du Canada, n’indique aucune
activité publique pour ce dimanche 23 juillet.
Des cris de joie remplacent les huées d’il y a quelques minutes. C’est au
tour de la garde du Royal 22 e Régiment d’entonner La Marseillaise et la
foule s’enflamme. Cette situation saugrenue étonne les officiels et
journalistes français. Jean Mauriac n’en croit pas ses oreilles. Il se précipite
sur le premier téléphone. Une fois en communication avec l’AFP, il dicte :
« L’hymne anglais est sifflé. La Marseillaise est reprise en chœur par la
foule 1. » Décidément, ce début de journée à Québec donne de la bonne
copie !
Rendu à terre, Pierre Mignot observe des journalistes verts de jalousie qui
l’ont vu travailler près du Grand Charles. Il comprend sa chance.
« Aujourd’hui, tout cela serait impensable. Lorsque nous sommes montés à
bord du Colbert, nous n’avons même pas été fouillés. Notre équipement
non plus2. »
De Gaulle et Michener marchent côte à côte, suivis de leurs épouses et du
couple Daniel et Reine Johnson. Les soldats de la garde d’honneur sont
parfaitement alignés. On donne les 21 coups de canon protocolaires. Et
Pierre Mignot se fait douloureusement rappeler qu’il n’est pas un spécialiste
du son : « J’ai braqué mon micro vers un des canons. L’aiguille de
l’enregistreur est allée taper au fond ; le son a explosé dans mes écouteurs.
J’ai tout de suite remis l’appareil sur automatique et visé un peu partout.
L’enregistrement sonore de ce passage ne devait pas être très bon »,
raconte-t-il en riant.
Alors que de Gaulle passe en revue la garde d’honneur, la fanfare joue La Prière en famille (que d’autres appellent Quand notre Laurentie). Huit
avions de chasse CF-101 Voodoo, rattachés au 425 e escadron de Bagotville,
traversent le ciel en deux formations de quatre appareils. C’est le moment
des discours. À côté du lutrin, six chaises sont disposées pour le président,
le gouverneur général, le premier ministre du Québec et leurs épouses. En
retrait sur leur gauche, les dignitaires s’assoient. Plusieurs en profitent pour
mettre leurs lunettes fumées. Le soleil est ardent.
Au lutrin qui arbore une feuille d’érable à l’avant et le logo d’Expo 67 sur
les côtés, Roland Michener souhaite au président français la bienvenue au
nom de « l’ensemble du Canada ». Il s’adresse à de Gaulle en français,
affirmant qu’en dépit de sa joie et de son honneur d’être présent, il aurait
souhaité que son prédécesseur, Georges Vanier, y fût. Belle attention de
Michener, qui sait que de Gaulle et Vanier étaient amis de longue date.
Au beau milieu du discours de Michener, un hélicoptère survole le quai
de l’anse au Foulon. Il fait un bruit épouvantable qu’on entend aisément à la
radio de Radio-Canada. Michener se tait, le temps que les choses se
calment. À qui l’hélicoptère ? Il y a eu plusieurs interprétations : police,
médias québécois, Paris Match… Certains y ont vu une conspiration dirigée
par le gouvernement du Québec pour gâcher le discours du gouverneur
général. Hypothèse farfelue lorsqu’on sait que le lendemain, le long du
chemin du Roy, d’aussi bruyants hélicoptères survoleront les lieux où de
Gaulle s’arrêtera pour faire des discours.
En fait, l’aéronef transporte Jean-Claude Labrecque, convaincu que des
plans aériens donneront une valeur ajoutée à son documentaire. « Nous
volions très bas et j’ai aperçu Michener parlant au micro. Il était très fâché !
rigole le cinéaste. À cette époque, c’étaient des hélicoptères français. Ils
travaillaient pour Hydro-Québec. Les moteurs étaient ouverts à l’air et
bruyants comme ceux d’un camion. Je savais que le Colbert avait accosté,
mais je ne savais pas où les dignitaires se trouvaient. J’ai cru qu’ils étaient
rendus à l’hôtel de ville. » Lorsque l’aéronef repart faire le plein à
L’Ancienne-Lorette, trois voitures de police le prennent en chasse, raconte
Labrecque. L’intervention de Jacques Laurion, qui signale que cet
hélicoptère est rattaché au bureau du premier ministre, permet à Labrecque
de ne pas être embêté. En fait, c’est le gouvernement fédéral, responsable
du trafic aérien au pays, qui se retrouve dans l’eau chaude. L’affaire aura des répercussions durant des semaines.
Le 18 septembre 1967, au cours d’une réunion du cabinet Pearson, le
ministre des Transports, John Whitney Pickersgill, dévoile les grandes
lignes d’un rapport dans lequel on dit que ce survol constituait une violation
des règles aériennes spéciales émises à l’occasion de la visite. Un avis du
ministère de la Justice recommande que des recours légaux soient lancés
contre le propriétaire de l’hélicoptère, mais l’idée est abandonnée ; il y a eu
trop de brouhaha politique au cours des deux derniers mois, inutile d’en
rajouter.
Parmi nous
En réalité, le bruit des pales de l’hélicoptère de Labrecque constitue le
moment le plus marquant du discours de Roland Michener, qui est reçu
avec une indifférence polie.
Vient le tour du premier ministre Daniel Johnson. Lorsque ce dernier
remercie Charles de Gaulle de sa présence « parmi nous », la foule
l’acclame. Même réaction enthousiaste lorsque Johnson lance : « Soyez le
bienvenu en Nouvelle-France ! »
Enfin, l’invité d’honneur se lève, dépose son képi à deux étoiles sur sa
chaise et s’avance au micro pour la première allocution de son voyage. Elle
est de courte durée. De Gaulle multiplie les remerciements et rappelle qu’il
en est à sa quatrième visite au Canada en vingt-trois ans. Pour le pays hôte,
de Gaulle a de bons mots : « Entre le Canada, dans son ensemble, et la
France, il n’y a, il n’y a eu et il n’y aura jamais qu’estime et amitié. » Mais
lorsqu’il ajoute : « Je me félicite d’aller à Ottawa saluer le gouvernement
canadien », tout le monde décode que ce saut à Ottawa est bien secondaire
dans son esprit.
À Daniel Johnson et aux Québécois, de Gaulle lance :
Monsieur le premier ministre, c’est avec une immense joie que je suis chez vous au Québec, au
milieu du Canada français. Pour toutes sortes de raisons qui s’appellent le passé que nous
n’oublierons jamais, le présent où le Québec a pris un grand essor, et l’avenir, parce que nous
faisons une même œuvre humaine. Cela, tous autant que nous sommes qui pensons et parlons
français, nous le sentons jusqu’au fond de nous-mêmes. Aujourd’hui, au milieu de la grande
évolution qui entraîne ce pays, de la part de la France je n’ai rien d’autre à dire qu’affection,
souvenirs et espérance.
Une fois la cérémonie d’accueil expédiée arrive enfin le moment du
départ pour Québec dans la fameuse Lincoln Continental retenue par Jean
O’Keefe. Premier arrêt : la Citadelle. Personne n’est surpris que de Gaulle
ne s’attarde pas chez le gouverneur général. « La cérémonie s’est déroulée
rapidement, froidement et dans une atmosphère de rigidité militaire3 »,
constate La Presse dans son édition du lendemain. De Gaulle s’entretient
une trentaine de minutes avec Roland Michener. Une photo les montre sur
les hauteurs de la forteresse, le Château Frontenac en arrière-plan. De
Gaulle dépose une gerbe de fleurs sur la tombe de son ami Georges Vanier.
Fier fédéraliste, le général Jean-Victor Allard, chef des Forces armées
canadiennes, peste contre l’atmosphère lourde du moment. Pour lui, de
Gaulle a agi « comme un automate » à la Citadelle et a déposé sa gerbe de
fleurs « de la façon la plus froide4 ».
Le cortège se dirige ensuite vers l’hôtel de ville dans le Vieux-Québec.
Ce sera la première grande rencontre entre Charles de Gaulle et le peuple
québécois. Une foule, que plusieurs journalistes évaluent à
quelque 5 000 personnes, se presse aux abords de l’édifice. Les gens sont
heureux, enthousiastes. Plusieurs brandissent des écriteaux et des
banderoles avec des slogans nationalistes comme « France libre / Québec
libre ». La chaleur est accablante et le public se sert des petits drapeaux
qu’on a distribués comme d’éventails, remarque Janine Paquet sur les ondes
de Radio-Canada. De gros nuages lourds de pluie s’accumulent dans le ciel
de la capitale. Correspondant du Journal du dimanche, supplément
dominical de France-Soir, le journaliste Maurice Delarue cite un citoyen :
« “Je remercie la Providence de m’avoir donné de vivre des heures
pareilles”, m’a dit avec son accent rugueux un vieux Québécois en parlant
de la visite du général de Gaulle. Une telle bienvenue, il n’est pas près de
revoir ça 5. »
Avec cette cohue, Gilles Lamontagne peine à se rendre jusqu’à l’entrée de
l’hôtel de ville. Sur les photos publiées dans les journaux, on voit le maire
se faire bousculer alors qu’il se fraye difficilement un chemin pour aller
accueillir son hôte. Heureusement, il y parvient et se trouve au pied du
grand escalier lorsque la voiture du président français s’y arrête. Dans sa
biographie de Lamontagne, Frédéric Lemieux écrit que le maire, sachant de
Gaulle très myope et craignant de le voir trébucher (rappelons-nous le quasi-incident de Brest !), décide de lui prendre le bras.
« Attention, monsieur le président, il y a plusieurs marches.
— Monsieur le maire, laissez-moi tomber seul6 », réplique l’orgueilleux
président.
De Gaulle et les dignitaires s’engouffrent à l’intérieur de l’hôtel de ville
et se rendent à la salle du conseil municipal. Au passage, le président serre
la main du garçon d’ascenseur. Le geste étonne à ce point que plusieurs
médias rapporteront l’anecdote le lendemain. Le grand invité se voit
remettre les deux tomes de La Ville de Québec sous le régime français de
Pierre-Georges Roy, reliés par l’artiste Jacques Blanchet. Puis, de Gaulle
ressort et s’adresse à la foule.
Dans son allocution, il insiste, comme un peu plus tôt à l’anse au Foulon,
sur les liens passés, présents et futurs entre la France et le Québec. Lancée
spontanément au milieu d’une phrase, son exclamation « Mais on est chez
soi ici, après tout ! » fera date. Il conclut en disant : « J’emporterai de cette
extraordinaire réunion de Québec un souvenir magnifique. Toute la France
en ce moment regarde ici. Elle vous voit, elle vous entend, elle vous aime. »
Présents dans la foule et portant leurs uniformes blancs des grandes
occasions, avec épée à la taille et la poitrine bardée de médailles, les
commandants ND Brodeur et Keith Lewis, des NCSM Terra Nova et
Skeena, sont très mécontents. Ils estiment que de Gaulle n’a fait que
louanger les liens Québec-France, omettant ceux existant entre l’Hexagone
et le Canada. Et ils ne sont pas seuls. De retour à bord de son navire,
Brodeur voit venir à sa rencontre plusieurs officiers et marins contrariés qui
ont écouté le discours à la radio. Le commandant du Terra Nova tente de
calmer le jeu. Il demande aux membres de son équipage de faire abstraction
de leurs opinions politiques et de se concentrer sur leur travail. Dans
l’immédiat, cela consiste à quitter l’anse au Foulon, tôt le lendemain matin,
pour amener leur navire (avec le Skeena) au quai Bickerdike à Montréal.
De Gaulle est attendu à 11 h 30 à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré
pour la célébration de la fameuse messe du pèlerin. Le trajet entre le Vieux-
Québec et Sainte-Anne donne lieu à des scènes ahurissantes que les
journalistes français ne manquent pas de souligner. Car entre la capitale et
le lieu de pèlerinage le plus célèbre du Québec, la route traverse une
banlieue caractérisée par un développement urbanistique complètement anarchique. Et en ce dimanche beau et chaud, les habitants sont à leur aise.
Dans Le Figaro, les envoyés spéciaux Nicolas Châtelain et Denis Perier-
Daville écrivent : « Les “chars” officiels passent ainsi devant une
succession de motels, de piscines. Tous les baigneurs viennent en costume
de bain et tout mouillés applaudir le général7. » Même constat de Maurice
Josco dans France-Soir : « Des milliers de Québécois en tenue légère, et
même en slip et en maillot de bain, s’étaient massés sur les routes pour voir
le cortège filant vers Sainte-Anne-de-Beaupré, à 30 kilomètres de Québec,
le Lisieux canadien où le général entendit la messe 8. »
Châtelain et Perier-Daville comparent plutôt Sainte-Anne à Lourdes. Ils
constatent que d’innombrables « paralytiques et estropiés » se sont
rassemblés pour voir le Grand Charles. Et avec un dédain non dissimulé, les
deux journalistes font dans la critique d’art, disant détester l’architecture
des lieux. « L’église, mi-romane, mi-gothique, est d’une laideur tout à fait
monumentale. L’intérieur est luisant de richesses vernies 9. » Quoi qu’il en
soit, des milliers de personnes attendent les de Gaulle dans la joie. La nef de
la basilique est remplie à craquer. Le président et sa femme sont accueillis
par le cardinal Maurice Roy. Dehors, la traditionnelle volée de cloches se
fait entendre. De Gaulle va communier. Ce geste n’échappe à personne,
notamment à sa garde rapprochée. Car le locataire de l’Élysée n’a pas
l’habitude de recevoir l’eucharistie durant ses voyages. Autre signe de
l’importance qu’il accorde à celui-ci, en terre québécoise.
Le cortège prend ensuite la direction de la ferme du séminaire de Québec,
au Petit-Cap, pour une réception offerte par l’Université Laval. Parmi la
centaine d’invités, on retrouve M gr gr Roy, M Louis-Albert Vachon, recteur
de l’université, et plusieurs autres religieux en soutane. À nouveau,
Châtelain et Perier-Daville donnent dans le style ampoulé qu’ils
affectionnent : « Déjeuner en plein champ, où le président de la République
est entouré d’une véritable floralie de soutanes passepoilées de vert et de
violet 10. » Plusieurs médias québécois s’attardent aussi au menu du
déjeuner. Selon Le Journal de Montréal, celui-ci se compose de hors-
d’œuvre appelés « bouchées du Saint-Laurent » (saumon fumé de Gaspé,
œufs farcis et olives), de poussins du Québec avec pain de ménage comme
plat de résistance et de crème d’habitant avec sucre du pays en dessert11.
À 16 h 38, de Gaulle remonte à bord du Colbert. Une réception est prévue en fin d’après-midi sur le pont arrière du navire. Dans le souvenir de
certains invités, l’événement fut pour le moins… déstabilisant. « Je ne sais
pourquoi on avait mal calculé la marée, ce qui mit la passerelle quasiment à
la verticale ; plusieurs dames canadiennes, pourvues de hauts talons, se
retrouvèrent par terre au pied du général 12 », raconte Xavier de la
Chevalerie.
Les de Gaulle accueillent chaque invité. Parmi les dignitaires, on
remarque entre autres l’ancien premier ministre canadien Louis St-Laurent.
De Gaulle discute avec le général Jean-Victor Allard qui, encore une fois,
trouvera matière à râler. Pour lui, l’échange se limite à des banalités. Les
dignitaires ne s’attardent pas. Daniel Johnson quitte la réception à 17 h 30.
C’est qu’il est temps pour lui et les membres de son entourage d’aller se
préparer en vue de la grande soirée que le gouvernement du Québec
donnera plus tard au Château Frontenac en l’honneur de ses invités.
Le temps est lourd et humide. Au-dessus de Québec, de gros nuages
s’accumulent.
1.Jean Mauriac, Le Général et le Journaliste. Conversations avec Jean-Luc Barré, p. 217.
2.Entrevue avec l’auteur.
3.« Une visite très protocolaire à la Citadelle, territoire fédéral », La Presse, 24 juillet 1967.
4.Jean-Victor Allard, Mémoires du général Jean V. Allard, p. 445-446.
5.Maurice Delarue, « De Gaulle arrive à Québec », Le Journal du dimanche, 23 juillet 1967.
6.Frédéric Lemieux, Gilles Lamontagne. Sur tous les fronts, p. 280-281.
7.Nicolas Châtelain et Denis Perier-Daville, Le Figaro, 24 juillet 1967.
8.Maurice Josco, « De Gaulle à Québec : la foule enthousiaste a rompu les barrages », France-Soir, 25 juillet 1967.
9.Nicolas Châtelain et Denis Perier-Daville, Le Figaro, 24 juillet 1967.
10.Ibid.
11.« Un de Gaulle très détendu mange de la crème d’habitant et du bon sucre du pays », Le Journal de Montréal, 24 juillet 1967.
12.Xavier de la Chevalerie, « Le voyage du général de Gaulle au Québec en 1967 – Témoignage », p. 12.