La Traversée du Colbert

André Duchesne · Chapitre 17 sur 41

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La Traversée du Colbert

Chapitre 17 - Un seigneur sur le chemin du Roy

C H A P I T R E 1 5

 

Québec

 

À la radio, Gérald Lachance annonce que le gouverneur général, Roland Michener, et sa femme, Norah, ont pris place sur l’esplanade durant le premier salut royal. Lachance décrit toute la scène dans ses moindres détails. Bien alignée sur le quai, la fanfare joue les

premières notes du God Save the Queen. Et soudain…

« Bouh ! Bouh ! »

La foule hurle son mécontentement. Lachance ne relève pas le chahut ; il

raconte plutôt platement que quelque 2 000 personnes se trouvent massées

près des barrières. Plusieurs autres sont installées au pied et au sommet de

la falaise qui domine le quai.

À 9 heures précises, Charles de Gaulle, vêtu de son uniforme de général

de brigade, émerge de la cabine du Colbert et apparaît sur le gaillard

d’arrière. Il est suivi de son aide de camp, François Flohic, tout de blanc

vêtu. À quelques mètres en retrait, Bernard Gosselin et Pierre Mignot

captent les images du général faisant le salut réglementaire et serrant des

mains. Partout sur les ponts du Colbert, les marins en uniforme blanc sont

au garde-à-vous pendant qu’une fanfare joue La Marseillaise. Solennel, de

Gaulle descend lentement la passerelle de coupée, sa main droite tenant la

rampe. Il pose pied à terre, relève la tête et, conformément aux souhaits

d’Ottawa, tend la main au gouverneur général Roland Michener. À cette

première poignée de main succéderont celles à Daniel Johnson ainsi qu’aux

épouses du premier ministre et du gouverneur général.

Parmi la foule, dans la section réservée aux dignitaires, on reconnaît le

secrétaire d’État aux Affaires extérieures, Paul Martin, les ministres

provinciaux Jean-Jacques Bertrand et Marcel Masse, l’ambassadeur

canadien à Paris, Jules Léger, le chef de l’opposition à Québec, Jean

Lesage, le maire de Québec, Gilles Lamontagne, et plusieurs autres. On

attendait aussi le ministre fédéral de la Main-d’œuvre et de l’Immigration,

Jean Marchand, mais ce dernier brille par son absence. À Sept-Îles, où il se

trouve, son avion est cloué au sol par un épais brouillard. Certains médias

avaient avancé que Pierre Elliott Trudeau, ministre fédéral de la Justice,

serait lui aussi présent. Ce n’est pas exact. L’agenda quotidien de

M. Trudeau, consulté aux Archives nationales du Canada, n’indique aucune

activité publique pour ce dimanche 23 juillet.

Des cris de joie remplacent les huées d’il y a quelques minutes. C’est au

tour de la garde du Royal 22 e Régiment d’entonner La Marseillaise et la

foule s’enflamme. Cette situation saugrenue étonne les officiels et

journalistes français. Jean Mauriac n’en croit pas ses oreilles. Il se précipite

sur le premier téléphone. Une fois en communication avec l’AFP, il dicte :

« L’hymne anglais est sifflé. La Marseillaise est reprise en chœur par la

foule 1. » Décidément, ce début de journée à Québec donne de la bonne

copie !

Rendu à terre, Pierre Mignot observe des journalistes verts de jalousie qui

l’ont vu travailler près du Grand Charles. Il comprend sa chance.

« Aujourd’hui, tout cela serait impensable. Lorsque nous sommes montés à

bord du Colbert, nous n’avons même pas été fouillés. Notre équipement

non plus2. »

De Gaulle et Michener marchent côte à côte, suivis de leurs épouses et du

couple Daniel et Reine Johnson. Les soldats de la garde d’honneur sont

parfaitement alignés. On donne les 21 coups de canon protocolaires. Et

Pierre Mignot se fait douloureusement rappeler qu’il n’est pas un spécialiste

du son : « J’ai braqué mon micro vers un des canons. L’aiguille de

l’enregistreur est allée taper au fond ; le son a explosé dans mes écouteurs.

J’ai tout de suite remis l’appareil sur automatique et visé un peu partout.

L’enregistrement sonore de ce passage ne devait pas être très bon »,

raconte-t-il en riant.

Alors que de Gaulle passe en revue la garde d’honneur, la fanfare joue La Prière en famille (que d’autres appellent Quand notre Laurentie). Huit

avions de chasse CF-101 Voodoo, rattachés au 425 e escadron de Bagotville,

traversent le ciel en deux formations de quatre appareils. C’est le moment

des discours. À côté du lutrin, six chaises sont disposées pour le président,

le gouverneur général, le premier ministre du Québec et leurs épouses. En

retrait sur leur gauche, les dignitaires s’assoient. Plusieurs en profitent pour

mettre leurs lunettes fumées. Le soleil est ardent.

Au lutrin qui arbore une feuille d’érable à l’avant et le logo d’Expo 67 sur

les côtés, Roland Michener souhaite au président français la bienvenue au

nom de « l’ensemble du Canada ». Il s’adresse à de Gaulle en français,

affirmant qu’en dépit de sa joie et de son honneur d’être présent, il aurait

souhaité que son prédécesseur, Georges Vanier, y fût. Belle attention de

Michener, qui sait que de Gaulle et Vanier étaient amis de longue date.

Au beau milieu du discours de Michener, un hélicoptère survole le quai

de l’anse au Foulon. Il fait un bruit épouvantable qu’on entend aisément à la

radio de Radio-Canada. Michener se tait, le temps que les choses se

calment. À qui l’hélicoptère ? Il y a eu plusieurs interprétations : police,

médias québécois, Paris Match… Certains y ont vu une conspiration dirigée

par le gouvernement du Québec pour gâcher le discours du gouverneur

général. Hypothèse farfelue lorsqu’on sait que le lendemain, le long du

chemin du Roy, d’aussi bruyants hélicoptères survoleront les lieux où de

Gaulle s’arrêtera pour faire des discours.

En fait, l’aéronef transporte Jean-Claude Labrecque, convaincu que des

plans aériens donneront une valeur ajoutée à son documentaire. « Nous

volions très bas et j’ai aperçu Michener parlant au micro. Il était très fâché !

rigole le cinéaste. À cette époque, c’étaient des hélicoptères français. Ils

travaillaient pour Hydro-Québec. Les moteurs étaient ouverts à l’air et

bruyants comme ceux d’un camion. Je savais que le Colbert avait accosté,

mais je ne savais pas où les dignitaires se trouvaient. J’ai cru qu’ils étaient

rendus à l’hôtel de ville. » Lorsque l’aéronef repart faire le plein à

L’Ancienne-Lorette, trois voitures de police le prennent en chasse, raconte

Labrecque. L’intervention de Jacques Laurion, qui signale que cet

hélicoptère est rattaché au bureau du premier ministre, permet à Labrecque

de ne pas être embêté. En fait, c’est le gouvernement fédéral, responsable

du trafic aérien au pays, qui se retrouve dans l’eau chaude. L’affaire aura des répercussions durant des semaines.

Le 18 septembre 1967, au cours d’une réunion du cabinet Pearson, le

ministre des Transports, John Whitney Pickersgill, dévoile les grandes

lignes d’un rapport dans lequel on dit que ce survol constituait une violation

des règles aériennes spéciales émises à l’occasion de la visite. Un avis du

ministère de la Justice recommande que des recours légaux soient lancés

contre le propriétaire de l’hélicoptère, mais l’idée est abandonnée ; il y a eu

trop de brouhaha politique au cours des deux derniers mois, inutile d’en

rajouter.

 

Parmi nous

 

En réalité, le bruit des pales de l’hélicoptère de Labrecque constitue le

moment le plus marquant du discours de Roland Michener, qui est reçu

avec une indifférence polie.

Vient le tour du premier ministre Daniel Johnson. Lorsque ce dernier

remercie Charles de Gaulle de sa présence « parmi nous », la foule

l’acclame. Même réaction enthousiaste lorsque Johnson lance : « Soyez le

bienvenu en Nouvelle-France ! »

Enfin, l’invité d’honneur se lève, dépose son képi à deux étoiles sur sa

chaise et s’avance au micro pour la première allocution de son voyage. Elle

est de courte durée. De Gaulle multiplie les remerciements et rappelle qu’il

en est à sa quatrième visite au Canada en vingt-trois ans. Pour le pays hôte,

de Gaulle a de bons mots : « Entre le Canada, dans son ensemble, et la

France, il n’y a, il n’y a eu et il n’y aura jamais qu’estime et amitié. » Mais

lorsqu’il ajoute : « Je me félicite d’aller à Ottawa saluer le gouvernement

canadien », tout le monde décode que ce saut à Ottawa est bien secondaire

dans son esprit.

À Daniel Johnson et aux Québécois, de Gaulle lance :

 

Monsieur le premier ministre, c’est avec une immense joie que je suis chez vous au Québec, au

milieu du Canada français. Pour toutes sortes de raisons qui s’appellent le passé que nous

n’oublierons jamais, le présent où le Québec a pris un grand essor, et l’avenir, parce que nous

faisons une même œuvre humaine. Cela, tous autant que nous sommes qui pensons et parlons

français, nous le sentons jusqu’au fond de nous-mêmes. Aujourd’hui, au milieu de la grande

évolution qui entraîne ce pays, de la part de la France je n’ai rien d’autre à dire qu’affection,

souvenirs et espérance.

Une fois la cérémonie d’accueil expédiée arrive enfin le moment du

départ pour Québec dans la fameuse Lincoln Continental retenue par Jean

O’Keefe. Premier arrêt : la Citadelle. Personne n’est surpris que de Gaulle

ne s’attarde pas chez le gouverneur général. « La cérémonie s’est déroulée

rapidement, froidement et dans une atmosphère de rigidité militaire3 »,

constate La Presse dans son édition du lendemain. De Gaulle s’entretient

une trentaine de minutes avec Roland Michener. Une photo les montre sur

les hauteurs de la forteresse, le Château Frontenac en arrière-plan. De

Gaulle dépose une gerbe de fleurs sur la tombe de son ami Georges Vanier.

Fier fédéraliste, le général Jean-Victor Allard, chef des Forces armées

canadiennes, peste contre l’atmosphère lourde du moment. Pour lui, de

Gaulle a agi « comme un automate » à la Citadelle et a déposé sa gerbe de

fleurs « de la façon la plus froide4 ».

Le cortège se dirige ensuite vers l’hôtel de ville dans le Vieux-Québec.

Ce sera la première grande rencontre entre Charles de Gaulle et le peuple

québécois. Une foule, que plusieurs journalistes évaluent à

quelque 5 000 personnes, se presse aux abords de l’édifice. Les gens sont

heureux, enthousiastes. Plusieurs brandissent des écriteaux et des

banderoles avec des slogans nationalistes comme « France libre / Québec

libre ». La chaleur est accablante et le public se sert des petits drapeaux

qu’on a distribués comme d’éventails, remarque Janine Paquet sur les ondes

de Radio-Canada. De gros nuages lourds de pluie s’accumulent dans le ciel

de la capitale. Correspondant du Journal du dimanche, supplément

dominical de France-Soir, le journaliste Maurice Delarue cite un citoyen :

« “Je remercie la Providence de m’avoir donné de vivre des heures

pareilles”, m’a dit avec son accent rugueux un vieux Québécois en parlant

de la visite du général de Gaulle. Une telle bienvenue, il n’est pas près de

revoir ça 5. »

Avec cette cohue, Gilles Lamontagne peine à se rendre jusqu’à l’entrée de

l’hôtel de ville. Sur les photos publiées dans les journaux, on voit le maire

se faire bousculer alors qu’il se fraye difficilement un chemin pour aller

accueillir son hôte. Heureusement, il y parvient et se trouve au pied du

grand escalier lorsque la voiture du président français s’y arrête. Dans sa

biographie de Lamontagne, Frédéric Lemieux écrit que le maire, sachant de

Gaulle très myope et craignant de le voir trébucher (rappelons-nous le quasi-incident de Brest !), décide de lui prendre le bras.

« Attention, monsieur le président, il y a plusieurs marches.

— Monsieur le maire, laissez-moi tomber seul6 », réplique l’orgueilleux

président.

De Gaulle et les dignitaires s’engouffrent à l’intérieur de l’hôtel de ville

et se rendent à la salle du conseil municipal. Au passage, le président serre

la main du garçon d’ascenseur. Le geste étonne à ce point que plusieurs

médias rapporteront l’anecdote le lendemain. Le grand invité se voit

remettre les deux tomes de La Ville de Québec sous le régime français de

Pierre-Georges Roy, reliés par l’artiste Jacques Blanchet. Puis, de Gaulle

ressort et s’adresse à la foule.

Dans son allocution, il insiste, comme un peu plus tôt à l’anse au Foulon,

sur les liens passés, présents et futurs entre la France et le Québec. Lancée

spontanément au milieu d’une phrase, son exclamation « Mais on est chez

soi ici, après tout ! » fera date. Il conclut en disant : « J’emporterai de cette

extraordinaire réunion de Québec un souvenir magnifique. Toute la France

en ce moment regarde ici. Elle vous voit, elle vous entend, elle vous aime. »

Présents dans la foule et portant leurs uniformes blancs des grandes

occasions, avec épée à la taille et la poitrine bardée de médailles, les

commandants ND Brodeur et Keith Lewis, des NCSM Terra Nova et

Skeena, sont très mécontents. Ils estiment que de Gaulle n’a fait que

louanger les liens Québec-France, omettant ceux existant entre l’Hexagone

et le Canada. Et ils ne sont pas seuls. De retour à bord de son navire,

Brodeur voit venir à sa rencontre plusieurs officiers et marins contrariés qui

ont écouté le discours à la radio. Le commandant du Terra Nova tente de

calmer le jeu. Il demande aux membres de son équipage de faire abstraction

de leurs opinions politiques et de se concentrer sur leur travail. Dans

l’immédiat, cela consiste à quitter l’anse au Foulon, tôt le lendemain matin,

pour amener leur navire (avec le Skeena) au quai Bickerdike à Montréal.

De Gaulle est attendu à 11 h 30 à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré

pour la célébration de la fameuse messe du pèlerin. Le trajet entre le Vieux-

Québec et Sainte-Anne donne lieu à des scènes ahurissantes que les

journalistes français ne manquent pas de souligner. Car entre la capitale et

le lieu de pèlerinage le plus célèbre du Québec, la route traverse une

banlieue caractérisée par un développement urbanistique complètement anarchique. Et en ce dimanche beau et chaud, les habitants sont à leur aise.

Dans Le Figaro, les envoyés spéciaux Nicolas Châtelain et Denis Perier-

Daville écrivent : « Les “chars” officiels passent ainsi devant une

succession de motels, de piscines. Tous les baigneurs viennent en costume

de bain et tout mouillés applaudir le général7. » Même constat de Maurice

Josco dans France-Soir : « Des milliers de Québécois en tenue légère, et

même en slip et en maillot de bain, s’étaient massés sur les routes pour voir

le cortège filant vers Sainte-Anne-de-Beaupré, à 30 kilomètres de Québec,

le Lisieux canadien où le général entendit la messe 8. »

Châtelain et Perier-Daville comparent plutôt Sainte-Anne à Lourdes. Ils

constatent que d’innombrables « paralytiques et estropiés » se sont

rassemblés pour voir le Grand Charles. Et avec un dédain non dissimulé, les

deux journalistes font dans la critique d’art, disant détester l’architecture

des lieux. « L’église, mi-romane, mi-gothique, est d’une laideur tout à fait

monumentale. L’intérieur est luisant de richesses vernies 9. » Quoi qu’il en

soit, des milliers de personnes attendent les de Gaulle dans la joie. La nef de

la basilique est remplie à craquer. Le président et sa femme sont accueillis

par le cardinal Maurice Roy. Dehors, la traditionnelle volée de cloches se

fait entendre. De Gaulle va communier. Ce geste n’échappe à personne,

notamment à sa garde rapprochée. Car le locataire de l’Élysée n’a pas

l’habitude de recevoir l’eucharistie durant ses voyages. Autre signe de

l’importance qu’il accorde à celui-ci, en terre québécoise.

Le cortège prend ensuite la direction de la ferme du séminaire de Québec,

au Petit-Cap, pour une réception offerte par l’Université Laval. Parmi la

centaine d’invités, on retrouve M gr gr Roy, M Louis-Albert Vachon, recteur

de l’université, et plusieurs autres religieux en soutane. À nouveau,

Châtelain et Perier-Daville donnent dans le style ampoulé qu’ils

affectionnent : « Déjeuner en plein champ, où le président de la République

est entouré d’une véritable floralie de soutanes passepoilées de vert et de

violet 10. » Plusieurs médias québécois s’attardent aussi au menu du

déjeuner. Selon Le Journal de Montréal, celui-ci se compose de hors-

d’œuvre appelés « bouchées du Saint-Laurent » (saumon fumé de Gaspé,

œufs farcis et olives), de poussins du Québec avec pain de ménage comme

plat de résistance et de crème d’habitant avec sucre du pays en dessert11.

À 16 h 38, de Gaulle remonte à bord du Colbert. Une réception est prévue en fin d’après-midi sur le pont arrière du navire. Dans le souvenir de

certains invités, l’événement fut pour le moins… déstabilisant. « Je ne sais

pourquoi on avait mal calculé la marée, ce qui mit la passerelle quasiment à

la verticale ; plusieurs dames canadiennes, pourvues de hauts talons, se

retrouvèrent par terre au pied du général 12 », raconte Xavier de la

Chevalerie.

Les de Gaulle accueillent chaque invité. Parmi les dignitaires, on

remarque entre autres l’ancien premier ministre canadien Louis St-Laurent.

De Gaulle discute avec le général Jean-Victor Allard qui, encore une fois,

trouvera matière à râler. Pour lui, l’échange se limite à des banalités. Les

dignitaires ne s’attardent pas. Daniel Johnson quitte la réception à 17 h 30.

C’est qu’il est temps pour lui et les membres de son entourage d’aller se

préparer en vue de la grande soirée que le gouvernement du Québec

donnera plus tard au Château Frontenac en l’honneur de ses invités.

Le temps est lourd et humide. Au-dessus de Québec, de gros nuages

s’accumulent.

 

1.Jean Mauriac, Le Général et le Journaliste. Conversations avec Jean-Luc Barré, p. 217.

2.Entrevue avec l’auteur.

3.« Une visite très protocolaire à la Citadelle, territoire fédéral », La Presse, 24 juillet 1967.

4.Jean-Victor Allard, Mémoires du général Jean V. Allard, p. 445-446.

5.Maurice Delarue, « De Gaulle arrive à Québec », Le Journal du dimanche, 23 juillet 1967.

6.Frédéric Lemieux, Gilles Lamontagne. Sur tous les fronts, p. 280-281.

7.Nicolas Châtelain et Denis Perier-Daville, Le Figaro, 24 juillet 1967.

8.Maurice Josco, « De Gaulle à Québec : la foule enthousiaste a rompu les barrages », France-Soir, 25 juillet 1967.

9.Nicolas Châtelain et Denis Perier-Daville, Le Figaro, 24 juillet 1967.

10.Ibid.

11.« Un de Gaulle très détendu mange de la crème d’habitant et du bon sucre du pays », Le Journal de Montréal, 24 juillet 1967.

12.Xavier de la Chevalerie, « Le voyage du général de Gaulle au Québec en 1967 – Témoignage », p. 12.