La Traversée du Colbert
Chapitre 4 - Québec: préparer un accueil inoubliable
C H A P I T R E 4
Québec : préparer un accueil inoubliable
Q uébec voulait de Gaulle. Il l’a ! Reste maintenant à organiser un accueil et une visite dont le général se souviendra longtemps. Pour y arriver, le gouvernement unioniste de Daniel Johnson mobilise toutes les ressources ministérielles à sa disposition.
Au cabinet du premier ministre, André Patry forme un « comité de réception et d’accueil du gouvernement ». Les membres ont tous ont des assignations particulières :
Jean-Paul Lallier : supervision et organisation du passage de De Gaulle à Trois-Rivières (24 juillet).
Joseph Couture : application des règles et usages protocolaires lors du dîner officiel prévu le soir du 23
juillet [à Québec] et du déjeuner de Trois-Rivières.
Benoît Bélanger : responsabilité de tous les aspects non liturgiques lors du passage du président à la
basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.
Jocelyn Lavoie : transport du général et hébergement des membres de sa suite et de quelques membres
de la suite non officielle.
Maurice Verret : organisation du déjeuner champêtre à la ferme du Petit-Cap1 et du déjeuner à Trois-
Rivières.
Georges Gravel : autorité suprême sur tout le domaine de la sécurité.
Jean O’Keefe : assistant du chef du protocole [André Patry].
James O’Neil : chauffeur officiel du président.
Mario Beaulieu : le chef de cabinet de Daniel Johnson est responsable des manifestations se déroulant
lors des différentes visites de De Gaulle.
On ajoute : « Monsieur Beaulieu sera assisté d’un personnel nombreux dont le choix lui appartient en
toute exclusivité. »
Roger Cyr : responsable de l’information et des rapports avec la presse québécoise, française et
étrangère.
L’organisation entière de la visite relève « en dernière instance » du ministre Marcel Masse, de Mario
Beaulieu et d’André Patry, ajoute ce dernier à la fin du document2.
Marcel Masse, qui sera plus tard ministre dans le gouvernement conservateur de Brian Mulroney à Ottawa, a seulement trente et un ans au printemps de 1967. Élu député de l’Union nationale dans le comté de Montcalm aux élections générales de 1966, il a la confiance de Johnson qui, devenu premier ministre, lui
confie deux charges : ministre d’État à l’Éducation et ministre délégué à l’accueil des chefs d’État pour l’Exposition universelle de Montréal.
Afin de soutenir cette organisation, André Patry fait aussi appel à quelques jeunes gens ayant un grand sens de l’organisation. Parmi eux se trouve Pierre Marc Johnson, vingt et un ans, fils du premier ministre et futur premier ministre lui-même.
« M. Patry estimait que le gouvernement du Québec n’avait pas les moyens de se payer un service du protocole avec cinquante agents expérimentés, se remémore Pierre Marc Johnson en entrevue. Il fait donc le choix d’engager des jeunes qui ont vu un peu neiger, qui ont voyagé et qui vont apprendre vite. »
Outre Johnson fils et Jean O’Keefe, on trouve Jean-François Bertrand, fils du ministre Jean-Jacques Bertrand, et quelques autres. Patry est soucieux de former un groupe non partisan et va donc dénicher de jeunes candidats de choix jusque dans les rangs des libéraux. Son unique but est de trouver des gens dégourdis.
La SSJB entre en scène
Cet extraordinaire déploiement d’effectifs au sein de l’appareil gouvernemental est-il suffisant ? Non. Les ressources sont encore trop limitées. Le gouvernement fait appel à de l’aide externe. Il accorde ainsi un contrat de 24 244,08 dollars à la firme Intermedia de Paul Gros d’Aillon, un proche du premier ministre Johnson,
pour la préparation de la visite3.
Et maintenant ? Est-ce suffisant ? Pas encore ! Pourquoi ? Parce que tous ces experts, issus tant du domaine public que d’agences privées, sont voués aux tâches officielles, au cérémonial, à la sécurité, au bien-être des invités, etc. Encore faut-il qu’il y ait du monde ! Il faut attirer le peuple partout où de Gaulle va passer. Pour cela, le gouvernement Johnson fait appel à un allié de taille : la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste (SSJB).
Organisme créé à Montréal dans les années 1830 et voué, depuis l’échec des rébellions de 1837-1838, à la défense de la langue et de l’identité des Canadiens français, la Société Saint-Jean-Baptiste a multiplié au fil des ans les sections locales et les antennes régionales au Québec et dans plusieurs autres provinces. En 1967, sous l’égide de sa fédération, qui prendra le nom de Mouvement national des Québécois (MNQ) en 1972, elle possède un réseau tentaculaire. Voilà l’instrument parfait pour rejoindre et mobiliser les gens.
L’engagement de cette organisation dans les activités d’accueil du président de Gaulle sera inversement proportionnel à sa participation aux fêtes de la Confédération, qui peut être qualifiée de… nulle. À la mi-janvier 1967, le conseil
général de l’organisme avait en effet annoncé par communiqué de presse son refus de souligner les fêtes du centenaire de la Confédération canadienne. La raison ? La Constitution « n’a pas encore été modifiée à la satisfaction de la
nation canadienne-française4 ». La Fédération des SSJB réaffirme ainsi une position défendue depuis 1962. Le communiqué précise :
La Confédération canadienne n’a pas été modifiée et ne permet pas de réaliser l’égalité des droits entre
Canadiens français et Canadiens anglais ; elle permet que subsiste, dans 9 des 10 provinces du Canada,
la situation d’injustice scolaire, linguistique et culturelle qui prive nos compatriotes francophones de
leurs droits fondamentaux. Même au Québec, les aspirations légitimes des citoyens de langue française
sont assujetties à la domination politique du pouvoir central contrôlé par la majorité anglophone
puisque la reconnaissance du principe des deux nations égales au Canada est encore refusée5.
L’organisme va jusqu’à s’offusquer que les plaques d’immatriculation à l’arrière des véhicules québécois portent l’inscription « CONFÉDÉRATION » (on lisait « EXPO67 » à l’avant).
C’est sur le chemin du Roy que la Fédération des SSJB est appelée à jouer un rôle primordial. L’organisme est informé de ce que le cortège de Gaulle-Johnson va traverser vingt-quatre villes et villages et s’arrêter à six reprises, soit à Donnacona, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Trois-Rivières, Louiseville, Berthierville et Repentigny, avant le dernier droit jusqu’à Montréal. La Fédération doit non seulement mobiliser les gens mais aussi veiller à ce qu’on pavoise maisons, églises, commerces, poteaux de téléphone, granges, clôtures, bref tout ce qui est immobile en bordure de la route.
Ses dirigeants prennent leur mandat au sérieux, à tel point qu’ils se font
imprimer des chemises en carton spécialement pour l’occasion ! Sur le devant, on reconnaît à droite le logo de la SSJB, et à gauche l’inscription : « La Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec – Visite au Québec de Son Excellence le Président de la République française le général Charles de Gaulle ».
Le président de la Fédération s’appelle Georges-É. Malenfant. Mais c’est bien davantage le directeur général de l’organisme, Léo Gagné, qui orchestre les préparatifs. Gagné écrit aux dirigeants de toutes les sections locales et régionales affiliées à la Fédération et à d’autres personnes d’influence afin de les inviter à être des plus actifs. Il a du poids au sein de l’organisme. Exemple d’une de ses demandes : Gagné sollicite le concours des… curés des paroisses se trouvant sur le parcours du cortège. Comme quoi, en 1967, dans un Québec vétilleux sur la laïcisation, le pouvoir d’attraction du clergé peut toujours être utile !
Le 14 juillet, la SSJB envoie donc une lettre adressée à « Messieurs les curés des paroisses situées entre Québec et Montréal, sur la route no. 2 ». Gagné y encourage les ecclésiastiques à profiter de la messe pour inciter leurs ouailles à se
faire très visibles au passage du président français. Il leur dit carrément quoi faire et leur propose même un mode d’emploi ! « Nous avons recours à votre bonne collaboration, Monsieur le Curé, pour annoncer cet événement extraordinaire au prône du dimanche 16 juillet 1967, à toutes les messes, propose la lettre. Nous incluons à la présente un texte, à titre de suggestion, pour inviter vos paroissiens à pavoiser leurs demeures et leurs places d’affaires et les inciter à venir saluer le
général de Gaulle à son passage6. » Un passage du texte « suggéré » se lit comme suit : « Je voudrais dès maintenant vous inviter, chers paroissiens, à décorer vos demeures de drapeaux du Québec (le drapeau à fleurs de lys) et de drapeaux français pour souligner le passage du chef de la France dans notre paroisse et notre village. Mon invitation s’adresse surtout à ceux qui ont des propriétés le long de la Route 2 que suivra le cortège du président. »
Une « proclamation du maire », truffée de détails semblables à la missive
destinée aux curés, est aussi envoyée aux dirigeants des villes et villages. Il s’agit d’une formule toute faite où il n’y a que quelques passages à remplir pour l’adapter à chaque lieu.
Parallèlement à ce travail de mobilisation, la Fédération planche sur un projet grandiose : faire allumer de grands feux de joie en dix endroits sur les berges que le Colbert doit longer en remontant le Saint-Laurent. Peu lui importe que ces berges soient éloignées, l’organisme y voit une autre façon de saluer le passage de l’homme du 18 juin. Ces feux de joie doivent être allumés aux îles de la Madeleine, à Sept-Îles, Pointe-au-Père, Baie-Sainte-Catherine, Trois-Pistoles, Rimouski, La Malbaie, Saint-Jean-Port-Joli, à l’île aux Coudres et à Rivière-du-Loup.
La Fédération compte aussi recevoir la visite à sa façon. Elle organise un grand déjeuner le 24 juillet à Trois-Rivières en l’honneur des journalistes étrangers accompagnant de Gaulle. Pour l’organisme, ce repas constitue le moment idéal
pour se faire connaître. « Le mouvement des SSJB a l’occasion unique dans son histoire de recevoir à déjeuner environ cent journalistes européens qui parlent tous et comprennent le français, ainsi que cinquante journalistes canadiens », écrit Léo Gagné dans une lettre du 11 juillet transmise à tous les présidents et directeurs des sections diocésaines et régionales de la Fédération. « On profitera de cette réception pour leur expliquer le rôle de notre Société nationale dans le contexte québécois de 1967, leur fournir des informations sur les effectifs du
mouvement et les régions qu’il dessert7. »
Toutes ces initiatives ont cependant un coût ! En conséquence, Léo Gagné demande aux filiales de verser à la Fédération une contribution volontaire de 100
dollars chacune. « La publicité qui entourera l’événement contribuera, par ailleurs, à propager le nom des SSJB dans le Québec même aussi bien qu’à associer son action à la visite du président français », argue-t-il. La majorité des responsables locaux répondent favorablement aux demandes de la Fédération. Plusieurs lettres conservées dans le fonds du MNQ en font foi. Mais l’organisme essuie aussi quelques refus, comme celui de la SSJB de l’Ouest québécois, où le budget pour ce genre d’événement est « à sec ».
Comme à la SSJB, les députés du parti ministériel sont mis à contribution dans ce travail de mobilisation des foules. Du moins si l’on se fie à une lettre que le
Dr Robert Lussier, député unioniste de L’Assomption et maire de Repentigny,
envoie le 12 juillet aux autres maires du comté. Le Dr Lussier ne fait pas dans la nuance :
Toute la population du comté doit se retrouver en bordure de la rue Notre-Dame de Repentigny, entre
les rues du Quai et Notre-Dame-des-Champs, dès 5 h 30 [17 h 30] lundi le 24 juillet. Des corps de
majorettes et de clairons défileront en attendant le cortège d’honneur qui accompagne le général de
Gaulle depuis Québec jusqu’à Montréal. […] Je compte sur vous afin que cet accueil reste à jamais
gravé dans les souvenirs de ce grand homme qui n’a lui-même rien épargné pour recevoir dignement le
chef de l’État du Québec, il y a quelques semaines8.
M. Lussier fait bien sûr référence à la visite de Daniel Johnson à Paris en mai 1967.
Pendant ce temps, au RIN…
Le travail de mobilisation de la Fédération des SSJB ne trouve pas d’écho au sein
du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), jeune parti politique que dirige Pierre Bourgault depuis 1964. Le RIN adopte une ligne de conduite plutôt vague, un peu molle, à l’occasion d’une réunion de son conseil central tenue à Montréal le 8 juillet. Le procès-verbal de cette rencontre comporte un point « Visite du général de Gaulle » : « Il est proposé par Guy Pouliot appuyé par Pierre Renaud que l’on profite du passage du général de Gaulle pour manifester la présence du RIN au sein de la population québécoise au moyen de pancartes “RIN” seulement et que le sens de l’accueil soit transmis à la presse par
communiqué 9. » La motion est adoptée sans débat.
Rétrospectivement, Pierre Bourgault confirmera que le RIN n’avait pas grand désir de se mobiliser durant la visite. Dans le documentaire Le Chemin du Roy, il affirme que les rinistes étaient quelques dizaines à chaque étape, sans autre mandat que de se faire voir. « Ce n’était pas un mot d’ordre que nous avions donné, dit-il. C’était naturel chez les militants de faire ce genre de choses assez
spontanément10. » Pierre-Louis Mallen soutient sensiblement la même chose : « Le RIN était un mouvement très ardent, qui a joué un rôle de semeur d’idées, mais ce n’était pas un mouvement de masse. Le RIN était parfaitement incapable
de garnir 270 kilomètres », dit-il dans le même film11. On trouve aussi une trace d’organisation du côté des Jeunesses rinistes dans le procès-verbal d’une rencontre tenue le 21 juillet, où il est question d’une « opération de Gaulle ». Peu détaillée, la résolution évoque une répartition de tâches : pancartes, téléphones, transport.
Or, qu’est-ce que l’histoire a retenu des manifestations entourant la visite du président français ? Qu’est-ce qui frappe l’imaginaire ? Le travail de rassemblement populaire de la Fédération des SSJB avec sa chaîne de lettres ou les pancartes très visibles du RIN ? Poser la question, c’est y répondre. Une image, dit-on, vaut mille mots. Et ce sera exactement le cas ici.
L’intuition d’un jeune cinéaste
Jean-Claude Labrecque n’a que vingt-neuf ans en ce mois de juillet 1967, mais il s’apprête à tourner un des films les plus importants de sa carrière. Le jeune cinéaste et directeur photo ne compte alors que quelques années de métier. Mais quelles années ! Il a travaillé sur des films tels À tout prendre de Claude Jutra, Un jeu si simple de Gilles Groulx, La Vie heureuse de Léopold Z de Gilles Carle. Il a tourné, à Rome, les images d’un documentaire sur Michelangelo Antonioni et réalisé son premier documentaire, 60 Cycles.
Lorsqu’il apprend la venue du général de Gaulle au Québec, Labrecque flaire la bonne histoire. « J’avais l’intuition qu’il était pour se passer quelque chose. J’ai beaucoup d’intuition, et lorsque ce genre de chose se passe, il faut que je la
suive12. » Or, son enthousiasme se heurte au scepticisme des producteurs. Son projet est refusé à l’Office national du film (ONF), où l’intérêt pour la visite de De Gaulle se limite à faire des actualités filmées. À l’Office du film du Québec,
on n’a pas non plus de budget pour ce genre de truc. Pour ne rien arranger, les dirigeants de cet organisme ne sont pas en bons termes avec le bureau de Daniel Johnson.
Un soir, quelques semaines avant la visite, Labrecque rencontre Jacques Laurion, un ami et homme d’influence qui travaille à l’Expo. Ce dernier propose à Labrecque de soumettre son idée à Roger Cyr qui, nous l’avons vu un peu plus haut, est responsable de l’information dans l’équipe de choc d’André Patry. Mais Cyr est aussi à la tête de l’Office d’information et de publicité du Québec (OIPQ), qui gère les communications gouvernementales et joue un rôle central dans l’organisation de la visite présidentielle. Rendez-vous est pris à Québec. Dès que
Jean-Claude Labrecque met le pied dans son bureau, Roger Cyr va droit au but. Il fixe le jeune et ambitieux cinéaste dans les yeux et lui dit :
« Écoute, Labrecque, pas d’hémorragie de mots. Ça va coûter combien ?
— Je ne sais pas, bredouille le cinéaste.
— Retourne à Montréal et prépare-moi un devis. Il y a un conseil des ministres
dans trois jours. D’ici là, apporte-moi ton budget13. »
Ce que fait Labrecque. Et, constatant que son idée a capté l’attention de quelqu’un proche des hautes sphères du pouvoir, il voit soudain les choses en grand : « Je suis retourné chez moi et j’ai pensé à tourner mon film en 35 mm au lieu de 16 mm. Ça coûte quatre fois plus cher et c’est moins maniable. » Mais c’est de meilleure qualité. Et tant qu’à faire, Labrecque entend utiliser la couleur.
Quelques jours plus tard, à deux semaines de la visite, le projet est accepté et le cinéaste reçoit un premier versement. Il prépare son film entouré d’une poignée
d’amis dont les noms sont tous associés à l’histoire du cinéma québécois. Labrecque, Michel Brault et Bernard Gosselin sont à la direction photo. Pierre Mignot, Daniel Arzrouni et Guy Dufaux sont les assistants. Bernard Bordeleau est au montage sonore, Pierre Perrault à la narration, Marcel Carrière et Serge Beauchemin au son. Jo Grimaldi est au mixage, Laurence Paré et Jacques Laurion (celui grâce à qui le projet a décollé) sont les directeurs de production.
Si le Québec est en mode « accueil grandiose », l’atmosphère est différente au Canada et en France. Là, il n’est pas question de drapeaux, d’appels aux curés ou de financement de films. Là, on discute de très sérieux enjeux politiques et diplomatiques.
1.À Saint-Joachim, près du cap Tourmente.
2.Archives de la Ville de Trois-Rivières.
3.Assemblée législative du Québec, o Journal des débats, vol. 7, n 65, 20 juin 1968.
4.Fonds Mouvement national des Québécoises et Québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Montréal.
5.Ibid.
6.Ibid. La proposition d’utiliser le « drapeau à fleurs de lys » n’est pas fortuite lorsqu’on sait que la SSJB a participé à la campagne pour l’adoption, le 21 janvier 1948, du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec.
7.Ibid.
8.Archives de la Ville de Repentigny.
9.Fonds Rassemblement pour l’indépendance nationale, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Montréal.
10.Carl Leblanc et Luc Cyr, Le Chemin du Roy.
11.Ibid.
12.Entrevue avec l’auteur.
13.Entrevue avec l’auteur ; et Jean-Claude Labrecque, Souvenirs d’un cinéaste libre, p. 42-43.