La Traversée du Colbert

André Duchesne · Chapitre 22 sur 41

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La Traversée du Colbert

Chapitre 22 - Un jour, un jour…

T R O I S I È M E PA RT I E

 

Gérer la crise

C H A P I T R E 2 2

 

Un jour, un jour…

 

T ôt le matin du mardi 25 juillet, Xavier de la Chevalerie téléphone à la réception du Reine Elizabeth, où il loge avec une partie de la délégation française. Il demande à être mis en communication avec Paris.

« Bonjour monsieur. Vive le Québec libre1 ! » lui lance la téléphoniste.

Le ton est donné. Le chef de cabinet du président mesure tout à coup

l’effet qu’a eu la déclaration faite la veille par son patron. Au même

moment chez Robert Bordaz, rue Redpath-Crescent, Charles de Gaulle

exprime pour une rare fois un peu d’appréhension.

« Le programme de la journée tient-il toujours2 ? » demande-t-il à

François Flohic.

L’aide de camp répond par l’affirmative. Ce programme est, à nouveau,

fort chargé. Le président doit d’abord rencontrer quelques centaines de

membres de l’imposante communauté française établie à Montréal. Par la

suite, il doit se rendre au site de l’Exposition universelle, où il passera

plusieurs heures. C’est d’ailleurs la journée nationale de la France (chaque

pays participant à Expo 67 a ainsi sa journée) et il en est bien sûr l’invité

d’honneur. Enfin, en soirée, de Gaulle sera de nouveau dans l’île Notre-

Dame pour présider, au pavillon de la France, un dîner protocolaire en

l’honneur du premier ministre Daniel Johnson. Ce dîner doit permettre au

président de rendre la politesse au gouvernement québécois pour la soirée

tenue en son honneur le 23 juillet au Château Frontenac.

De Gaulle n’est pas dupe. Il sait très bien que ce n’est pas sa visite des

pavillons à l’exposition qui retiendra l’attention des médias, mais bien les

secousses secondaires de son coup d’éclat de la veille. Son entourage n’a

qu’à regarder les journaux du matin pour s’en convaincre. Aux

innombrables textes de nouvelles s’ajoutent les premiers éditoriaux, qui

oscillent entre appui poli, tentative d’explication et condamnation lapidaire.

Le Soleil de Québec est de cette dernière catégorie : « Ce qu’on craignait

sans trop le manifester ouvertement, parce qu’on espérait que rien de tel ne

se produise, est malheureusement arrivé. La visite du général de Gaulle, au

lieu de rapprocher davantage nos deux pays, les aura éloignés l’un de

l’autre, parce que le président de la France aura tenu des propos déplacés

sur les problèmes de politique intérieure canadienne, en particulier sur les

relations entre le Québec et le Canada 3. »

À la une du Devoir, Claude Ryan demande en titre : « Qu’a voulu dire le

général ? » Il trouve que le président a employé des « formules ambiguës »

qui, si elles sont prises au pied de la lettre, « l’engagent de plain-pied dans

les débats de politique intérieure les plus délicats ». Ryan suggère une

interprétation plus large : « De Gaulle a sans doute voulu parler

d’affranchissement et de libération pour le Québec au sens le plus général,

le plus élevé qu’on puisse donner à ces expressions. Il n’a probablement pas

voulu cautionner de quelque manière que ce soit des courants d’opinion

particuliers auxquels certaines formules qu’il a employées l’associaient

pourtant assez directement. » Il n’empêche que le président doit « clarifier

sa pensée4 », ajoute-t-il. Sinon, il risque de compromettre les bénéfices que

les Canadiens français espéraient tirer de sa visite.

« De Gaulle a été plébiscité », titre l’éditorialiste de La Presse, Guy

Cormier. « La vie et la liberté étant les deux plus grands biens de ce monde,

on pourrait se demander où exactement réside le scandale dans une

exclamation comme “Vive le Québec libre !” », même si « dans certains

milieux » l’exclamation, associée à une forme d’ingérence dans les affaires

intérieures du Canada, sera accueillie avec nervosité. De Gaulle souhaite

simplement que le Québec « développe au maximum sa personnalité

propre », sans pour autant se cloisonner du reste de l’Amérique. « Tous

ceux qui, depuis quelques années, à Ottawa comme ailleurs, nous ont

encouragés à rester différents des autres pourraient difficilement se chagriner quand une voix prestigieuse invite le Québec à se donner les

moyens d’une personnalité distincte 5 », conclut Cormier.

Dans Le Nouvelliste de Trois-Rivières, Sylvio St-Amant croit aussi qu’il

« serait peut-être exagéré » de voir dans ces propos un « encouragement au

séparatisme ». De Gaulle, croit-il, a voulu encourager les Canadiens

français « à prendre conscience de leur valeur, à devenir maîtres d’eux-

mêmes pour organiser en conjonction avec les autres Canadiens les moyens

de sauvegarder leur substance et leur indépendance 6 ».

Certaines stations de radio ont aussi leur éditorial, comme à CKVL, où le

journaliste Michel Roy met en garde contre une polarisation des opinions :

 

Comment les Canadiens français ne seraient-ils pas sensibles à ces propos du général de

Gaulle ? Celui-ci a résumé tous nos problèmes en quelques formules et il a dit, en somme, que

le Québec avait raison d’aspirer à la maîtrise complète de son destin. Il n’a pas dit qu’il fallait

se séparer ni couper le Canada en deux. […] Et il faut dès maintenant se méfier des

interprétations tendancieuses que nos compatriotes anglophones tenteront de donner aux

paroles du général de Gaulle. Encourager le Québec à occuper toute sa place en Amérique ne

signifie pas qu’on veuille affaiblir le Canada. Au contraire, celui-ci, enrichi de sa réalité

française, n’en sera que plus fort, plus riche 7.

 

Dans les journaux anglais du pays, le rejet est total. Aux éditoriaux outrés

s’ajoutent les caricatures mordantes dépeignant de Gaulle cloué au pilori.

En marge de ce concert de frustrations, la journaliste Pat Pearce du

Montreal Star dénonce toutefois les réseaux de télévision anglais qui n’ont

même pas eu l’obligeance de couvrir en direct la visite du président

français, notamment son arrivée la veille à Montréal. Sous le titre « English

Networks Missed the Boat », la chroniqueuse s’offusque de la décision de

CTV et de CBC d’avoir diffusé des émissions de variétés – un épisode de la

série Lucy dans le premier cas, l’émission musicale Singalong Jubilee dans

le second – alors même que de Gaulle enflammait la métropole. « C’est

absurde, juge-t-elle. La CBC envoie du personnel et de l’équipement à

Winnipeg pour couvrir les Jeux panaméricains, un événement divertissant.

Mais il semble qu’elle ne puisse se départir du précieux temps consacré à

l’émission Singalong Jubilee pour partager avec le reste du pays quelque

chose d’important qui s’y passe8. »

Aux États-Unis, où les émeutes raciales de Detroit font les manchettes de

tous les quotidiens, la nouvelle est néanmoins rapportée et commentée sur un ton tout aussi cinglant qu’au Canada anglais. Ainsi, le New York Times

rapporte que le président français a lancé son cri devant une foule

« dominée par des extrémistes canadiens-français ». Un éditorial cinglant

qualifie de Gaulle de « fauteur de troubles au Canada ». « Le général est

trop intelligent pour ne pas réaliser qu’il intervient directement dans les

affaires intérieures du Canada. » Ses politiques d’obstruction persistantes,

au Canada comme en Europe et au Moyen-Orient, pourraient bien se

retourner contre la France, ajoute le texte, qui assimile le gaullisme à une

forme d’isolationnisme 9.

Après avoir fait un rapide tour d’horizon des médias, l’ambassadeur de

France à Washington, Charles Lucet, envoie un câble au Quai d’Orsay. Il

n’est pas encourageant ! « Que le président l’ait [le slogan] délibérément

repris à son compte, comme on le croit à Washington, est jugé tout à la fois

comme un acte désobligeant à l’égard des autorités fédérales canadiennes et

de la Grande-Bretagne et comme une ingérence surprenante dans les

affaires d’un pays tiers, par surcroît allié à la France », analyse-t-il. Il

mentionne l’éditorial du New York Times, qui est « particulièrement

acide 10 ».

 

Décalage médiatique

 

Comme il était près de deux heures du matin en France lorsque de Gaulle a

lancé son VLQL, les éditions du matin de la presse parisienne ne relaient

pas la nouvelle. Elles en sont encore à rapporter ce qui s’est déroulé le soir

du 23 à Québec ou, dans le meilleur des cas, l’après-midi du 24 sur le

chemin du Roy. Ce décalage médiatique atteint des proportions inusitées

dans le quotidien Le Monde, qui propose à ses lecteurs trois pages d’articles

de fond visiblement rédigés à l’avance et glorifiant les relations entre la

France et le Canada. Le moment choisi pour publier ces textes n’est pas des

plus heureux. Il suffit d’en relire quelques passages pour s’en convaincre.

Un des textes est signé Maurice Couve de Murville. Le chef de la

diplomatie française dit évidemment souhaiter une accentuation des

échanges (culturels, sociaux, économiques) entre la France et le Canada. La

conclusion se situe toutefois en porte-à-faux par rapport aux événements

des dernières heures :

Sur un plan plus général, et compte tenu des relations particulières qu’elle a nouées avec le

Québec pour des raisons qui sont évidentes, la France est heureuse de constater l’excellence

des rapports qui existent entre elle et le Canada. Tout invite les deux pays à coopérer dans le

domaine politique. Non seulement rien ne les oppose, mais encore ils sont unis par beaucoup

de conceptions et d’idéaux semblables, et d’abord par leur souci du respect de l’indépendance

de chacun, par leur désir de paix et par une attitude semblable quant à leurs devoirs vis-à-vis de

la communauté internationale 11.

 

À côté du texte de Couve de Murville paraît une lettre de Lester B.

Pearson. « Formé de deux souches, une francophone et l’autre anglophone,

le Canada cherche à créer dans la diversité une nouvelle unité », affirme le

premier ministre canadien. Il dit souhaiter que les deux nations mères, la

France et la Grande-Bretagne, l’appuient dans cet idéal.

En marge de la partie rédactionnelle, ces pages comportent des publicités

au but bien précis : attirer des Français au Canada. Ainsi, un encadré du

ministère canadien de la Main-d’œuvre et de l’Immigration lance un appel

aux travailleurs spécialisés français à venir s’établir au Canada, dont la

population « demeure insuffisante pour garantir la poursuite de l’expansion

sensationnelle de ce pays ». Le Québec n’est pas en reste avec cet encadré

publicitaire loufoque du ministère de l’Industrie et du Commerce : « Le

saviez-vous ? Au Québec, on peut s’aventurer hors des grandes villes sans

mousquet ou arbalète. Ni les loups ni les Indiens ne vous dévoreront12. »

 

Vive le Canada !

 

Laissant tomber la vareuse, de Gaulle a revêtu ses habits civils pour

entreprendre cette journée du 25 juillet. Il prend d’abord la direction de

l’hôtel Ritz-Carlton pour la rencontre avec les expatriés. Organisée par le

consulat de France à Montréal, la rencontre rassemble les représentants de

dix-sept organisations, rapporte La Presse canadienne : Union nationale

française, anciens combattants, enseignants, Amicale France-Canada, etc.

Dans l’entourage immédiat de De Gaulle, cet événement protocolaire,

comme la visite à Expo 67, est toutefois relégué au second plan. Car on fait

de la gestion de crise et du damage control. Certains membres de la garde

rapprochée du président abordent les journalistes québécois pour tenter de

les convaincre que leur patron n’a pas voulu encourager la sécession du

Québec. Le journaliste Jean Tainturier le rapporte dans Le Devoir. Citant

des sources anonymes dans l’entourage présidentiel, il écrit que « Québec libre » ne signifierait pas libéré mais affranchi, dans le sens de « disposant

de lui-même et prenant en mains ses destinées 13 ». Jean Mauriac, un

inconditionnel de De Gaulle en dépit de son poste de journaliste, fulmine.

Ces vaines tentatives pour éteindre les feux lui donnent de l’urticaire. Il y

voit l’ombre du Quai d’Orsay, toujours empressé de s’aligner avec la presse

française – laquelle, effectivement, lapidera le président – et avec les

Anglo-Saxons14.

Après le Ritz-Carlton, de Gaulle prend la route du site d’Expo 67, où il

est attendu à 10 h 15. Dans la voiture qui le conduit à la place des Nations,

sur l’île Sainte-Hélène, il est accompagné de Lionel Chevrier. Selon le

biographe de Chevrier (son fils Bernard), de Gaulle, durant le trajet, n’a

d’intérêt que pour sa déclaration de la veille. Lorsque le commissaire chargé

des visites d’État pour le gouvernement canadien lui dit que ses propos

seraient acceptés dans la perspective où le Québec demeurerait à l’intérieur

de la fédération, le président français aurait répliqué : « Mais, monsieur, il

ne peut en être question 15. » Qu’a voulu dire de Gaulle ? Qu’il ne peut être

question que le Québec reste dans la fédération ou qu’il ne peut être

question qu’il la quitte ? Lionel Chevrier s’est longuement demandé ce qu’il

en était, sans trouver de réponse, ajoute son biographe. Chose certaine, le

commissaire n’est pas très emballé par l’attitude de son digne visiteur.

À l’Expo, la foule est imposante. Le décompte du jour fera état

de 396 664 visiteurs, soit la journée la plus achalandée des dix derniers

jours du mois de juillet. Quelque 7 000 personnes sont massées à la place

des Nations pour assister à la cérémonie d’accueil en l’honneur du président

français. Lorsque ce dernier s’apprête à passer en revue la garde d’honneur

du Royal 22e Régiment, un quidam crie « Vive de Gaulle ! » et la foule

réagit en applaudissant. De quoi faire rager Yves Jasmin, directeur des

communications de l’Exposition universelle. « Chaque fois qu’il

s’approchait de l’estrade, la foule applaudissait, manquant ainsi au

protocole16 », note-t-il dans son journal de bord.

Le commissaire de l’événement, Pierre Dupuy, Jean Drapeau et Daniel

Johnson accompagnent de Gaulle sur l’estrade. Paul Martin père brille par

son absence ; il est à Ottawa pour la réunion d’urgence du conseil des

ministres. Dans son mot de bienvenue, Pierre Dupuy insiste sur la réussite

canadienne derrière l’exposition. Puis vient cette transition : « I have no hesitation switching to English since the president and his delegation are

bilingual 17. » De Gaulle écoute sans broncher. Lorsque vient son tour, il

s’en tient à un discours aseptisé et centré sur la chaleur de l’accueil et le

grandiose de l’exposition. « Combien est impressionnante cette imposante

et magnifique réception à l’Exposition universelle canadienne de

Montréal 18 », dit-il en guise d’introduction. Énumérant quelques-uns des

lieux qu’il s’apprête à visiter, il évoque des « pavillons d’un certain nombre

des pays du monde qui, même quand ils se trouvent en apparence plus ou

moins dans des camps séparés, sont tous les amis de la France, et c’est son

honneur à elle de le dire et de l’avoir voulu 19 ». Voilà du de Gaulle pur jus !

S’exprimant depuis une île entre les deux rives du Saint-Laurent, le

président des Français veut faire de la France une puissance qui mène sa

propre barque dans la géopolitique mondiale entre les deux grands blocs

occidental et soviétique. En guise de finale, l’homme du 18 juin lance :

« Vive le Canada et vive le Québec ! »

À peu près au même moment, pas très loin des îles, dans le port de

Montréal, les capitaines ND Brodeur et Keith Lewis se rendent, de très

mauvaise humeur, auprès de leur officier supérieur, le commodore Ian

Morrow. Les commandants du Terra Nova et du Skeena, arrivés la veille

dans le port de Montréal, sont furieux. Pour eux, le VLQL est la goutte

d’eau qui fait déborder le vase. Eux qui, à Québec, avaient ordonné à leur

équipage de ne pas se mêler de politique ne veulent plus donner l’exemple.

« Nous allons refuser toutes les invitations de nos collègues de la marine

française », annoncent-ils en faisant allusion au Colbert et à ses trois

navires d’escorte, eux aussi amarrés à Montréal.

Le commodore Morrow, désespéré, se prend la tête.

« Oh, non ! Pas vous aussi ! »

De Gaulle n’est visiblement pas populaire auprès des marins canadiens.

C’est à ce moment que, sur le pont du Skeena, un visiteur inattendu

s’annonce. C’est le capitaine de vaisseau Delahousse, du Colbert !

« Sommes-nous encore amis ? » demande-t-il, penaud. Il sait bien que le cri

du général n’a pas reçu un écho favorable chez les militaires canadiens.

Delahousse tend une boîte à Ian Morrow. Elle est remplie de bouteilles de

champagne. « C’est le champagne du général de Gaulle. Il n’a plus besoin

de ça. » Face à ce geste amical et ce signe d’apaisement, ND Brodeur et Keith Lewis se radoucissent : « Finalement, nous allons accepter les

invitations de nos homologues 20. »

Il est vrai qu’à cet instant précis, de Gaulle n’a pas besoin de champagne.

L’ivresse que procure la foule d’Expo 67 lui suffit amplement. Sur les

terrains de l’exposition, des milliers de curieux le suivent d’un endroit à

l’autre. Certains montrent les journaux du jour avec leur manchette

sensationnelle. D’autres agitent une bannière nationaliste. En guise de

réplique, d’autres encore brandissent l’unifolié. Le président et sa

délégation sont précédés d’un cordon de policiers de la GRC en uniforme

rouge. Le Grand Charles s’arrête constamment pour serrer les mains

tendues des deux côtés des allées empruntées.

Tout en prenant des notes sur l’aspect populaire de la visite, les

journalistes retiennent ce « Vive le Canada ! », plus exception que règle,

que de Gaulle a daigné lancer à la fin de son discours à la place des Nations.

On flaire le rattrapage politique. Si c’est le cas, c’est plutôt raté. « Ce “Vive

le Canada”, de Gaulle l’a prononcé comme s’il avait été obligé de le

faire 21 », écrit Jacques Pigeon dans La Presse. Pour les fédéralistes anglo-

canadiens, ce gentil petit clin d’œil est trop peu, trop tard. Ils grondent,

vocifèrent, beuglent, s’égosillent. Impatients, ils ont les yeux rivés sur

Ottawa, dont ils attendent une réaction énergique.

 

1.Xavier de la Chevalerie, « Le voyage du général de Gaulle au Québec en 1967 – Témoignage », p. 12.

2.François Flohic, De Gaulle intime, p. 70. Adaptation de l’auteur.

3.« Vive le Québec libre », Le Soleil, 25 juillet 1967.

4.Claude Ryan, « Qu’a voulu dire le général ? », Le Devoir, 25 juillet 1967.

5.Guy Cormier, « De Gaulle a été plébiscité », La Presse, 25 juillet 1967.

6.Sylvio St-Amant, « Les lendemains d’une visite historique », Le Nouvelliste, 25 juillet 1967.

7.Michel Roy, CKVL, 25 juillet 1967. Texte de l’éditorial trouvé dans le fonds Jean-Lesage, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Québec.

8.Pat Pearce, « English Networks Missed the Boat », The Montreal Star, 25 juillet 1967.

9.« Mischief-Maker in Canada », The New York Times, 25 juillet 1967.

10.Document n o 46, dans Ministère des Affaires étrangères, Documents diplomatiques français. 1967, er t. 2 : 1 juillet-29 décembre.

11.Maurice Couve du Murville, « Des idéaux semblables », Le Monde, 25 juillet 1967.

12.Le Monde, 25 juillet 1967.

13.Jean Tainturier, « Il n’a jamais été question de remettre le moindrement en cause l’unité du Canada », Le Devoir, 26 juillet 1967.

14.Jean Mauriac, Le Général et le Journaliste. Conversations avec Jean-Luc Barré.

15.Bernard Chevrier, Lionel Chevrier. Un homme de combat, p. 177.

16.Yves Jasmin, « Au jour le jour », Expo 67, jour 89 (25 juillet 1967).

17.Émission télévisuelle spéciale sur la visite de Charles de Gaulle à Expo 67, Radio-Canada, 25 juillet 1967.

18.Ibid.

19.Ibid.

20.Entrevue de ND Brodeur avec l’auteur ; et Nigel D. Brodeur, « Vive le Québec libre remembered – Escorting the President of France : General Charles de Gaulle – 1967 ». Adaptation de l’auteur.

21.Jacques Pigeon, « Vive le Canada ! dit de Gaulle à la place des Nations », La Presse, 26 juillet 1967.