Le règne du silence

Georges Rodenbach · Chapitre 105 sur 105

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Le règne du silence

Épilogue

C’est l’automne, la pluie et la mort de l’année!

La mort de la jeunesse et du seul noble effort Auquel nous songerons à l’heure de la mort: L’effort de se survivre en l’Œuvre terminée.

 

Mais c’est la fin de cet espoir, du grand espoir, Et c’est la fin d’un rêve aussi vain que les autres: Le nom du dieu s’efface aux lèvres des apôtres Et le plus vigilant trahit avant le soir.

 

Guirlandes de la gloire, ah! vaines, toujours vaines!

Mais c’est triste pourtant quand on avait rêvé De ne pas trop périr et d’être un peu sauvé Et de laisser de soi dans les barques humaines.

 

Las! le rose de moi je le sens défleurir, Je le sens qui se fane et je sens qu’on le cueille!

Mon sang ne coule pas; on dirait qu’il s’effeuille…

Et puisque la nuit vient,—j’ai sommeil de mourir!

TABLE

La Vie des Chambres 1

Le Cœur de l’Eau 39

Paysages de Ville 73

Cloches du Dimanche 109

Au Fil de l’Ame 147

Du Silence 181

Épilogue 233

 

SCEAUX.—IMP. CHARAIRE ET FILS.

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