Le règne du silence

Georges Rodenbach · Chapitre 93 sur 105

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Le règne du silence

Chapitre XIV

Chagrin d’être un sans gloire qui chemine Dans le grand parc d’octobre délabré.

Chagrin encor de s’être remembré

Le printemps vert que le vent dissémine, Le vent qui pleure, au loin, comme un tambour Battant l’appel des anciennes années…

Et l’on se sent, dans l’exil du faubourg, Les yeux aussi pleins de choses fanées.

 

Et, bien qu’en la jeunesse encore—on croit Que son printemps a presque un air d’automne, Avec l’ennui d’un jet d’eau monotone Dont la chanson, comme un amour, décroît.

 

Et, triste à voir le vent froid qui balance Des fils de la Vierge fins et frileux, On s’imagine en ce parc de silence

Que ces fils blancs entrent dans les cheveux.