Les Climats
Par quelle extravagante et morne pauvreté, Par quel abaissement du courage et du rêve L’esprit conserve-t-il sa chétive clarté Quand tout l’être éperdu dans l’abîme s’achève?
O folles, que vos fronts inclinés soient bénis! Sur l’épuisant parcours de la vie à la tombe Qui va des cris d’espoir au silence infini, Se pourrait-il vraiment qu’on marche sans qu’on tombe?
Se pourrait-il vraiment que le courage humain, Sans se rompre, accueillît l’ouragan des supplices? Douleur, coupe d’amour plus large que les mains, Avoir un faible cœur, et qu’un Dieu le remplisse!