Les Climats

Anna de Noailles · Chapitre 40 sur 52

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Les Climats

Mais sur tant de langueur divine Quel souffle prompt? Je respire l’odeur saline, Et le goudron!

C’est le parfum qui vient d’Irlande, C’est le vent, c’est L’odeur des Indes, qu’enguirlande L’air écossais!

O toi qui romps, écartes, creuses Le ciel d’airain, Rapide odeur aventureuse Du vent marin.

Va consoler, dans le Musée Au beau renom, La divine frise offensée Du Parthénon!

Va porter l’odeur des jonquilles, Du raisin sec, Aux vierges tenant les faucilles Et le vin grec.