Les Climats
Vous me l’avez transmis, ce désir des conquêtes, Cet enfantin bonheur dans les matins d’été, Ce besoin de mourir et de ressusciter Pour le mal que nous fait l’espoir et sa tempête; Vous me l’avez transmis, ô mon brûlant prophète, Ce céleste appétit des nobles voluptés!
O mon cher compagnon, dès mes jeunes années J’ai posé dans vos mains mes doigts puissants et doux; Bien des yeux m’ont déçue et m’ont abandonnée, Mais toujours vos regards s’enroulent à mon cou, Sur le chemin du rêve où je marche avec vous...
[Illustration]
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