Les Climats
Mais quand le vent se tait, quand l’étendue est calme, Vous repoussez le verre où luit le vin du Rhin; Le Gange, les cyprès, la paresse des palmes Vous font de longs signaux, secrets et souverains; Et votre œil fend l’azur et les sables marins, Immobile, extatique et vague pèlerin!
Vous riez, et tandis que tinte votre rire, Vos poèmes en pleurs invectivent le sort; Vous chantez, justement, de ne pas pouvoir dire Les sources et le but d’un multiple délire, Rossignol florentin, Grèbe des mers du Nord, Qui mélangez au thym du verger de Tityre Les gais myosotis des matins de Francfort.