Méli-mélo de romances

Anaïs Mony · Chapitre 11 sur 34

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Méli-mélo de romances

Camille

 

Merde ! Je crois qu’elle m’a pris en flagrant délit de matage !

Faut dire que ce soutien-gorge rouge a attiré mon regard et ce qu’il y avait dedans aussi. Je m’évertue à oublier tout ça en m’occupant des deux petits. Son fils est tout bonnement adorable. Quelques minutes après que sa mère soit partie, le petit s’est endormi. À côté, Lyly me semble une pile électrique, elle ne s’arrête jamais de gigoter et dort peu. Laël a trois mois de moins que ma fille et pourtant il est de la même taille et plus rondouillet. Je me demande quelle tête a son père, mais selon les dires de la maman, je ne risque pas de rencontrer ce Joe qui a fui son rôle de paternel. Je ne sais pas ce qui les a poussés à se séparer, mais à sa place, j’aurai tout fait pour garder ma femme. Je m’en rends compte aujourd’hui qu’elle n’est plus dans mes bras. Mais la présence de Maya l’estompe et me rend plus vivant, me redonne l’espoir que je puisse aimer une femme de nouveau.

Parfois, j’espère qu’elle passera le pas de la porte et que je me réveillerai de cet affreux cauchemar. Je rêve qu’elle fasse la connaissance de notre fille et qu’elle la tienne dans ses bras. Malheureusement, la réalité est beaucoup plus brutale. Ma chimère se noie sous la vague d’émotions qui me submerge en pensant à elle. La seule raison qui fait que je vive encore, c’est ma Lyly. Lorsque dans ses yeux bleus, je croise mon reflet, je me raisonne et me dit que cette petite blondinette est également mon ange gardien, car elle m’a permis de rester fort et en vie.

Laël remue et me sort de mes pensées tortueuses. À l’odeur, je décèle tout de suite l’origine du problème.

Face à moi, posés dans leur transat, je leur conte une histoire quand la sonnette retentit, nous faisant sursauter tous les trois. Se mettant à pleurer, je positionne un bébé dans chaque bras et vais ouvrir.

Maya est déjà de retour et je suis surpris par sa tenue de sport. Son débardeur et son legging moulants faisant ressortir de sublimes courbes est un appel à la damnation. Son visage est dégagé par sa queue de cheval et je la découvre autrement.

— Je suis désolée, je n’ai pas vu l’heure, dit-elle essoufflée.

— Pas de problème, je leur lisais une histoire.

Un coup d’œil vers l’horloge m’indique que le fameux retard n’est que de trois minutes alors je ris légèrement. Devant ma réaction, Maya se ferme. Pour me rattraper, je la rassure :

— Trois minutes ce n’est rien, ne vous en faites pas.

— Super, vous êtes génial !

À son tour, elle rit devant son engouement spontanément. Comme si elle voulait fuir, elle ramasse précipitamment ses affaires, me demande si tout a été et me lance un « à demain ! ».

Ses réactions me donnent matière à réflexion. Décidément, cette femme est difficile à cerner.

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