Méli-mélo de romances
Chapitre 3
Des mois, des années passaient et Maël était toujours sur son perron. Depuis que Julie l’avait délaissé pour le regard d’un autre, il lisait. Il lisait des romans d’amour, des romans qui faisaient vibrer son cœur.
Un jour, alors que le soleil illuminait sa vieille cour, la clochette du vieux portail retentit. Devant ses yeux ébahit, Julie. Sa Julie.
Toujours aussi belle, toujours rayonnante, mais Julie avait un œil coloré des couleurs de l’arc-en-ciel.
Elle ne parlait pas, lui n’en avait pas le courage. Elle s’était assise à ses côtés, lui n’avait pas bougé. Elle avait mis sa tête sur son épaule, lui ne respirait plus. Elle avait redressé la tête et avait poser un baiser sur sa joue en lui glissant à l’oreille, « c’est toi que j’aurais dû épouser » et elle était partis.
Jamais, il ne la reverrait. Jamais.
Quelques jours plus tard, une enveloppe qui sentait le parfum de Julie fut déposée dans la boite aux lettres. Des mots d’excuse, des mots de peur, des mots de maux et des mots d’amour. Julie avait rejoint les anges et elle lui avouait qu’elle l’avait toujours aimé, mais par sa différence, elle n’avait jamais osé lui avouer.
Maël déposait une rose rouge sur le bois, qui désormais la recouvrait. Dorénavant, il savait. Il savait que l’amour l’attendrait tout là-haut.
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(Texte co-écrit avec Lucie L’air)
Fanny
Samedi 16 février
Je me regarde dans le miroir et je grimace. Je n’arrive pas à sourire. Je suis heureuse et triste à la fois. Tout est allé si vite, mais j’ai pu me délecter intensément de chaque instant avec lui. Nous sommes déjà samedi... Ce soir sera notre dernière soirée. Par conséquent notre dernière nuit. Je sens ma gorge se nouer. Il m’avait promis que je ne pleurerais pas pendant ces sept jours. C’était sans compter la douleur de devoir le quitter. Le pauvre... il ne pouvait s’en douter. Sincèrement, moi non plus. Pourtant, ça ne fait qu’une semaine et durant cette courte période, il a réussi à briser les barrières que j’avais mis tant d’années à bâtir.
Sept jours, durant lesquels j’ai vécu et ressenti plus de choses qu’en ces cinq dernières années.
Il a été merveilleux. Tendre, attentionné. Il m’a choyée et traitée comme si j’étais ce qu’il y avait de plus important en ce monde. Tout naturellement j’en ai fait de même. Il m’a redonné espoir, confiance en moi et en la gent masculine. Il m’a ouvert les portes de la sensualité. Je me suis totalement abandonnée à lui. Mon corps lui a appartenu durant cette semaine. Mon corps et sûrement une partie de mon âme. J’ai découvert des plaisirs jusqu’alors inconnus, voire redoutés. Il m’a désirée si fort qu’entre ses bras et dans ses draps, j’ai repris vie. J’ai appris à aimer donner du plaisir. J’ai appris à m’aimer, à m’accepter.
J’aimerais qu’il me dise de rester. Mais je sais que ce n’est pas aussi simple. J’espère en silence, retenant mes larmes. Nous avions convenu de sept jours. Cette nuit sera la dernière. Il faut qu’elle soit extraordinairement inoubliable. Je veux le remercier pour ces instants et ne pas la gâcher par mes lamentations.
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