Mi-figue mi-raison T1

Fanny D.L · Chapitre 51 sur 65

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Mi-figue mi-raison T1

Chapitre 48

 

— Emilie, j’aimerais organiser un diaporama avec les photos de ce week-end, pouvez-vous vous en charger ?

— Bien sûr Edward, avec plaisir.

Je sors de son bureau avec enthousiasme. J’adore les projets comme

ça, surtout de pouvoir ressortir les photos que j’ai fait ce week-end. Je passe devant le bureau de Samy avant de retourner au mien mais sa porte est fermée. Nous n’avons pas pu rediscuter depuis ce week-end. Nous avons passé la journée du dimanche avec tous les collègues et il nous a tous déposés devant le travail le soir afin de récupérer nos voitures. Je ne sais pas vraiment où on en est et je n’ai pas voulu le lui demander par texto. Est-ce qu’il sera d’accord pour continuer comme on le faisait ? C’est vrai que ce n’est pas la relation dont je rêvais mais je n’ai pas le choix si je veux continuer à le voir.

Arrivée à mon bureau, je lui envoie un message via notre logiciel en

ligne.

« Dis-moi quand je peux passer te voir. »

Je suis surprise d’avoir une réponse instantanée. « Maintenant. »

J’éteins mon ordinateur et le rejoins dans son bureau. — Salut…

— Bonjour Emi.

Il me dévisage comme s’il attendait une explication sur ma présence. — J’aimerais qu’on discute.

— Ce n’est ni le moment ni l’endroit.

— Ok alors on se voit ce soir.

Je me pince la lèvre.

— Mince, je dois aller chez ma mère ce soir, impossible que j’annule, ris-je. — Qu’est ce qui te fait rire ?

— C’est mon anniversaire aujourd’hui…

Je m’attends à ce qu’il me souhaite un joyeux anniversaire mais il n’en fait rien.

— Pas de problème, on se verra après dans ce cas. — Ok, je partirai tôt.

— Non Emi, prends ton temps avec ta mère, j’ai des choses de prévues moi aussi.

— Ok…

Je me retourne pour ouvrir la porte.

— Samy…

Il lève les yeux de son bureau.

— Oui ?

— Dis-moi que ce n’est pas fini. Je veux dire, dis-moi qu’on va continuer à se voir.

Il relève la tête pour la poser contre le dossier de son siège et soupire. — Est-ce qu’on a le choix ?

Il me sourit légèrement et mon cœur se resserre. Je lui rends son sourire et sors de son bureau. Il a raison. Nous n’avons pas le choix. On ne peut pas se passer l’un de l’autre et cela me rend heureuse.

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