Poésie
[Comme une Châsse D’or…] ............................................ 33
Leur destin veille, obscur comme un astre ignoré… Pleurons… Par les sentiers d’ombre triste, si l’Une Allait en la nuit verte à jamais s’égarer !
31 juillet 1913.
[COMME UNE CHÂSSE D’OR…]
Comme une châsse d’or où de saintes reliques Rêvent un sommeil bleu que le luxe fané D’un décor d’autrefois ne saurait profaner, Dans un long crépuscule, au fond des basiliques ;
Mon cœur, souvent bercé d’intérieures musiques, Sur de chers souvenirs voudrait se refermer… Douceur ! Voir ce désir vierge encore d’Aimer S’éteindre en la pénombre où le veillent, mystiques,
Trois cierges dont le soir isole la blancheur : Un regret, qu’engourdit la subite fraîcheur De l’autre hiver, grelotte au bord de l’âme vide ;
Un bel espoir s’exalte en rapides éclairs Mais, calme en sa ferveur, la prière limpide Implore longuement l’aurore des jours clairs.
Août 1913.
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