Poésie
Hymne .................................................................................... 16
Que déjà ton souhait de plumes, n’oscillant Pour se moquer de grèbe en paradis, s’élance – Ah ! quel ami c’est l’an suave ! – au toquet blanc ?
HYMNE
Hymne, à peine d’une eau mourante sur le sable. Ô pins, vous imitez l’azur indispensable Et le couchant prélude à vos cimes rougies Un bras faible se noue en des mythologies Scabreuses dont la flûte émeut l’enchanteresse Au torse vain du faune avide. La caresse Initiale flue avec de l’ombre.
Alcée?
Alcée en pleurs dédaigne une rose glacée Où, depuis qu’en certaine émeraude un délire Suscita les clartés mystérieuses, lire… À la faveur des chants de lyre, aube de soie Changeante, une île d’or apparaît.
Qui se noie
– Des plus folles ! – sous les rochers d’aventurine À Leucade ? (Frivole alliance marine On s’en doute, mais l’art de se feindre ingénue L’absout.)
« Tu vois qu’un cerne aimable diminue
Aux paupières. La peur que fraîchissent les touffes Désertes, l’une ou l’autre, en vain, si tu l’étouffes, Promit ta chevelure aux fleurs d’écaille, bleue…
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