Poésie
Il N’y A Pas à Sortir de Là ............................................... 73
IL N’Y A PAS À SORTIR DE LÀ
À Paul Éluard.
Liberté couleur d’homme
Quelles bouches voleront en éclats Tuiles
Sous la poussée de cette végétation monstrueuse
Le soleil chien couchant
Abandonne le perron d’un riche hôtel particulier
Lente poitrine bleue où bat le cœur du temps
Une jeune fille nue aux bras d’un danseur beau et cuirassé
comme saint Georges
Mais ceci est beaucoup plus tard
Faibles Atlantes
*
Rivière d’étoiles
Qui entraînes les signes de ponctuation de mon poème et de
ceux de mes amis
Il ne faut pas oublier que cette liberté et toi je vous ai tirées à
la courte paille
Si c’est elle que j’ai conquise Quelle autre que vous arrive en glissant le long d’une corde
de givre
Cet explorateur aux prises avec les fourmis rouges de son
propre sang
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C’est jusqu’à la fin le même mois de l’année Perspective qui permet de juger si l’on a affaire à des âmes
ou non
19.. Un lieutenant d’artillerie s’attend dans une traînée de
poudre
*
Aussi bien le premier venu
Penché sur l’ovale du désir intérieur Dénombre ces buissons d’après le ver luisant Selon que vous étendrez la main pour faire l’arbre ou avant
de faire l’amour
Comme chacun sait
Dans l’autre monde qui n’existera pas Je te vois blanc et élégant
Les cheveux des femmes ont l’odeur de la feuille d’acanthe Ô vitres superposées de la pensée Dans la terre de verre s’agitent les squelettes de verre
*
Tout le monde a entendu parler du Radeau de la Méduse Et peut à la rigueur concevoir un équivalent de ce radeau
dans le ciel
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