Poésie
Le Volubilis et Je Sais L’hypoténuse ......................... 67
Sans bruit sur les tapis de tapioca
Les marchés se ternissent poulies
De caresses pour les vieux vents
LE VOLUBILIS
ET JE SAIS L’HYPOTÉNUSE
À Simone.
I
L’oreille en face du silence Comme une pierre de lune et de maraude J’espère passer le blé
Dans un pont tout près s’en va la jarretière qui sent le musc
des tracés
Une lisse montée à la corde et le baiser naissant plaque les
on qui reviennent
Sur l’ami un doigt
Pendant que s’apaisent les cils et les s’ils D’après l’homme
Passez bontés humaines parcs de montres et de roses Souvent dans les noirs intérêts et les usages Puisque le sommeil est une flamme parfumée et descend des
cuillers de cervelle
Avec cette muraille de sureau qui chante les heures Les formes que nous tirons du puits
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II
Sans une claire courageuse et pauvre étoile au nom
miraculeux
Le bois qui tremble s’entrouvre sur le ciel peint à l’intérieur
des forêts de santé
Par cette oraison de bluet caractéristique et ces yeux à
biseaux
Qui domptent les vagues travers zigzaguant par le monde Ô les charmantes passes les beaux masques d’innocence et
de fureur
J’ai pris l’enfer par la manche de ses multiples soleils
détournés des enfants par les plumes Je me suis sauvé
Tant que les métiers morts demandaient sur ma route Où va ce manœuvre bleu
Mais sur les mers on ne s’élance pas si tard Demain caresse mon pas de son sable éclatant Et les carnassiers frivoles s’exaltent Voilez les montagnes de ce crêpe jaune étrange que vous
avez si bien su découper suivant le patron des graminées
des cimes
Je suis le perruquier des serrures sous-marines le souffle des
amantes
III
Lorsque la bouteille est là ouverte à ses chants de coqs Le ciel pelure d’oignon
Les charmes menteurs de la servante à la voix de salade
blanche
Te rappellent la boule d’agate é lastique de cette nuit
ancienne
Elle reposait sur une feuille de laurier
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Toi la tête dans cette cage où tes baisers du matin sont des
oiseaux qui se baignent
Tu avais pris cette boule pour un des petits compas
mystérieux qui prennent à la nuit tombante des mesures
sur les étangs
Dans le magasin de tailleur de ton père Et les journaux de ce pays étranglé Te font éprouver dans les testicules une douleur bien connue Qui remonte aux jours d’avant ton enfance Tandis que la foule se disperse
Et que de petits chocs musicaux se produisent sans
interruption dans le papier
Au bord du comptoir il y a de la mousse orangée qui arrive Dans une survie ondoyante tu reconnaîtras les moqueurs
IV
Je ne crois pas que le progrès s’opère dans la direction du
sens
La confiance manque
Mais la mémoire influe un peu sur le beau temps Page de brume au béret de cendre blanche illuminé de tous
les sons du tambour d’été J’ai comme un pressentiment de l’aile Des fuites sans mon éclat personnel Qui est un peu déchiqueté
L’averse boule de neige des jardins nordiques Puis la poésie aux phares rouges sur une mer toute brune Quand le Texas des piverts monte à l’échelle minuscule Adorée Adorée
On offre à tout venant des calmants des voitures Cependant que des douze branches de l’étoile équatoriale L’une
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