Poésie

André Breton · Chapitre 8 sur 48

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Poésie

André Derain ....................................................................... 20

ANDRÉ DERAIN

 

 

chante – pinsons – dressoir et pots crus en poète. Il s’entend de patine à velouter ; le soir

une fleur des genêts sa corne vous lutine Allons !

tant qu’un neigeux Olympe déjeunait en voulut-il

à son éclat ? – Pommiers. –

Songeuse

mystique aux mains

ces langes bleus comme un glaçon, l’humain frémisse,

et toi : le premier-né c’est l’ange !

– À vol d’oiseau. – Que mousse entre vos feuilles, toits exquis,

la rose blanche et qui fond, de fumée !

Où, selon que mes doigts

débouchent à l’odeur – Mai ! – ce tube ou d’almée

un pantalon chiffonnent,

m’épandre aussi verdeur à travers ? Qu’un semblant de cornette bouffonne (et ta coiffe empesée)

appelle : tout tremblant

le ramage turquin, ma sœur, des noms en zée.

 

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