Poésie
L’eau Douce… ...................................................................... 42
Pourtant c’est bien tout le poème :
Aube éphémère de reflets.
L’EAU DOUCE…
L’eau douce effleurait ta main, fée !
À poindre aux soupirs de ma lèvre
En hâte pensais-je étouffée
Qu’elle interrompît ce jeu mièvre
Sur l’étang qu’abdiquent ses moires
(Un jaloux émoi, qu’on en rie !)
À consulter sur les grimoires
Enluminés de l’eau fleurie.
Ne feins le doute qu’une rame
Épousant les brumes, ta yole
À défier l’onde qui trame
Un complot de joncs s’étiole :
Un coucher de lime vacille.
À la faveur de notre absence
Un moissonneur ailé faucille
Autour du canot de plaisance
Afin qu’aux arômes de sève
Humiliante qui s’égoutte
– Les joncs coupés meurent – ton rêve
Ainsi qu’aux transparences goûte.
Octobre 1914.
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