Poésie
À Vous Seule ........................................................................ 43
À VOUS SEULE
À vous seule qui ne fûtes l’étrange poupée Sœur ai-je dit je pressens que sous vos mains petites En précieux chignon ne fuserait la poupée Tout ce qu’orne l’audace verte des clématites.
Un seau de femme où gèle en bleuissant l’eau pompée Porte à voir au milieu de salons des stalactites Un bout de corne pointe ustensile d’épopée Au front des pauvres moutards de banlieue à otites.
On rapporte la fumée aux losanges de natte Ainsi le rêve du forain mou je l’enviai Que ce fût mordre à belles dents la baie incarnate
Ange vous selon mes paradoxes de janvier Retîntes ce long talus qui bée au vent moqueur Et me pardonnâtes l’équipée à contre-cœur.
COQUITO
Que l’ombrelle dénie une feuille au platane Ou la mante ce nimbe estival aux fonds d’eau Madame pour un frais d’avenue à landaus Que sur un mode sûr avril indolent tanne !
Insu de la contrée en fleurs, jamais si tôt Ne voue à bons raisins l’ivre automne qu’on damne
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