Poésie

André Breton · Chapitre 7 sur 48

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Poésie

Décembre .............................................................................. 19

DÉCEMBRE

 

 

Au 25 est l’auberge et son bouchon de gui. J’esquive la frayée injuste, ô blanche terre. Coucou – l’Europe à feu de l’an prochain languit. La chanson des fenouils – et te voilà !

Nous taire

Enfants des contes si le beau missel en fleurs À minuit de ton gré s’ouvre au feuillet de cloches Pâles qui sont des jacinthes…

Qu’en persifleurs

Les gamins argentent leur paire de galoches ! Elle chante un préau, sans arbre, éperdument. Tes yeux prêchent l’amour impatient des Mages Où compliqué t’aima je sais trop quel amant.

Du mensonge qu’un thème ébouriffe en plumages (Des perdrix de l’aurore à ces faisans dorés) Je te loue attendrie autant, plus que naguère.

Ne jalousais-tu pas de vieux hennins cendrés ?

Ce soir, j’envie aux preux des Bouvines la guerre Indulgente à raison de pape.

Fantassin

Là-bas, conscrit du sol et de la hampe, y être ! – Et mes bras, leur liane chaude qui t’a ceint ? – J’aurai mordu la vie à tes seins d’ange piètre.

 

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