Poésie
VI ................................................................................................
Se détache
Et roule comme un paradis sans tête
V
Loin des femmes de course et des femmes de trait Après les arènes de plomb fondu comme la patrie et les bals
noirs
Le geste autochtone
Cette partie sera la dernière et déjà les yeux de toutes les
bêtes déménagent à la cloche de bois Des miels abondants sertissent les clochers Sous l’art passent de grands inquisiteurs dont le sourire est
une poignée de feuilles sèches
Et les grands écarts du soleil interrompent les trains jetés de
la mer à la terre à la façon de ces aréopages antiques On a bien raison de couvrir de paille les musiques des
oiseaux afin qu’elles ne se brisent pas en route Seul un ventilateur persan détaché de l’arbre tourbillonnera
par-dessus les saisons du goût
Voici que la rosace des ventres s’incline derrière l’horizon
nous entrons dans l’araignée abstraite au corps de mu-
queuse transparente
VI
Pour l’estime des mondes les plus féminisés Dans l’aisselle des astres
Là où le dogue des cieux garde les corps au bois dormant L’après-midi comme un seul homme entre dans les cases ou
parachutes
Les sonneries mentent à qui mieux mieux Au doigt les villes et les pluies enchantées
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