Poésie

André Breton · Chapitre 43 sur 48

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Poésie

VI ................................................................................................

Se détache

Et roule comme un paradis sans tête

V

Loin des femmes de course et des femmes de trait Après les arènes de plomb fondu comme la patrie et les bals

noirs

Le geste autochtone

Cette partie sera la dernière et déjà les yeux de toutes les

bêtes déménagent à la cloche de bois Des miels abondants sertissent les clochers Sous l’art passent de grands inquisiteurs dont le sourire est

une poignée de feuilles sèches

Et les grands écarts du soleil interrompent les trains jetés de

la mer à la terre à la façon de ces aréopages antiques On a bien raison de couvrir de paille les musiques des

oiseaux afin qu’elles ne se brisent pas en route Seul un ventilateur persan détaché de l’arbre tourbillonnera

par-dessus les saisons du goût

Voici que la rosace des ventres s’incline derrière l’horizon

nous entrons dans l’araignée abstraite au corps de mu-

queuse transparente

VI

Pour l’estime des mondes les plus féminisés Dans l’aisselle des astres

Là où le dogue des cieux garde les corps au bois dormant L’après-midi comme un seul homme entre dans les cases ou

parachutes

Les sonneries mentent à qui mieux mieux Au doigt les villes et les pluies enchantées

 

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