Poésie
Rieuse ..................................................................................... 14
RIEUSE
Rieuse et si peut-être imprudemment laurée De jeunesse qu’un faune accouru l’aurait ceinte Une Nymphe au Rocher qui l’âme (Sinon peinte L’ai-je du moins surprise au bleu de quelque orée)
Sur la nacelle d’or d’un rêve aventurée – De qui tiens-tu l’espoir et ta foi dans la vie ? – Des yeux refléterait l’ascension suivie Sous l’azur frais, dans la lumière murmurée…
– Non plutôt de l’éden où son geste convie Mais d’elle extasiée en blancheur dévêtue Que les réalités n’ont encore asservie :
Caresse d’aube, émoi pressenti de statue, Éveil, aveu qu’on n’ose et pudeur si peu feinte, Chaste ingénuité d’une prière tue.
D’OR VERT
D’or vert les raisins mûrs et mes futiles vœux Se gorgent de clarté si douce qu’on s’étonne. Au délice ingénu de ceindre tes cheveux Plus belle, à n’envier que l’azur monotone,
Je t’évoque, inquiet d’un pouvoir de manteau Chimérique de fée à tes pas sur la terre,
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