Vegane pour lait nul
Étude du Worldwatch Institute
du fumier, ainsi que le transport, la réfrigération et le
conditionnement des produits animaux après l’abattage.81
Étude du Worldwatch Institute
Selon le Worldwatch Institute, l’élevage serait responsable de 51 % des émissions de gaz à effet de serre. Cette étude américaine montre que les chiffres de la FAO sont sous-évalués, car ils ne tiennent pas compte de certaines émissions dues à l’élevage, notamment le
méthane, l’usage des terres et la respiration des animaux. 82
Étude du GIEC
GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).
Dans son 5e rapport, le GIEC (IPCC 2014, chapitre 11) préconise une importante réduction de la consommation de chair. Selon son étude, le résultat de cette mesure serait au moins aussi bénéfique que
de diviser par deux l’ensemble du trafic routier mondial83 .
Gaspillage et pollution de l’eau
Besoins en eau pour la production des aliments :
En France, il faut environ 8 250 L d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’un omnivore, 3 600 L pour produire celle d’un végétalien. Pour produire 1 000 kilocalories d’aliments d’origine animale, environ 5 000 L d’eau sont nécessaires, d’origine végétale 1 000 L suffisent.
Pollution des eaux :
L’élevage, pisciculture comprise, est la plus grande cause de pollution de l’eau : déchets animaux, antibiotiques, anabolisants, hormones, engrais et pesticides utilisés dans les cultures fourragères, sédiments de ces cultures érodées… La tannerie des cuirs et fourrures rejette à elle seule quantité de produits toxiques : détartrants, reverdissants, graissants, dégraissants, colorants, solvants, sulfate de chrome, arsenic utilisé pour l’épilage, hydroxyde de sodium, fongicides, bactéricides, insecticides… (liste non exhaustive). Le lessivage des immenses quantités de déjections animales des élevages intensifs chargés de nitrates et d’agents pathogènes souille les réserves d’eau potable des nappes aquifères.