Vegane pour lait nul

Boris TZAPRENKO · Chapitre 112 sur 147

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Vegane pour lait nul

Louise Michel (1830)

Pourquoi les bêtes sont-elles toutes de ma famille, comme les

hommes, autant que les hommes ?

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Alors, est-ce qu’on ne pourrait pas, de nation à nation,

commencer par tomber d’accord sur l’amour qu’on doit aux

bêtes ? De cet amour universel des bêtes, par-dessus les

frontières, peut-être en arriverait-on à l’universel amour des

hommes. […] Et cela, simplement, au nom de la souffrance,

pour tuer la souffrance, l’abominable souffrance dont vit la

nature et que l’humanité devrait s’efforcer de réduire le plus

possible, d’une lutte continue, la seule lutte à laquelle il serait

sage de s’entêter.

 

Louise Michel (1830)

Née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte,

morte le 9 janvier 1905 à Marseille.

Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin

qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes.

J’aurais voulu que l’animal se vengeât, que le chien mordît

celui qui l’assommait de coups, que le cheval saignant sous le

fouet renversât son bourreau ; mais toujours la bête muette

subit son sort avec la résignation des races domptées. Quelle

pitié que la bête !

Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant

se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement

sortis, les bras tremblants, cherchant à s’enfouir sous la terre,

jusqu’à l’oie dont on cloue les pattes, jusqu’au cheval qu’on

fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des

taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par

l’homme.