Vegane pour lait nul
Zoos
Comme si l’urbanisation, la pollution et la déforestation ne menaçaient pas déjà suffisamment les espèces sauvages, leur trafic ajoute une énorme pression sur elles. Le pire à ce sujet est que plus une espèce subit de dommages de ces multiples agressions, plus elle se raréfie et, par voie de conséquence, plus elle est demandée, puisque tout ce qui est rare est cher ; c’est ainsi que ce cercle vicieux les précipite de plus en plus vite vers l’extinction.
D’après la CITES53 , la demande française de NAC (nouveaux animaux de compagnie), tels que serpents, lézards, caméléons, geckos et autres reptiles, a augmenté de 250 % entre 2004 et 2009. Elle ne cesse de croître, mais de combien a-t-elle augmenté depuis ? Toujours est-il que c’est une terrible hécatombe pour les espèces concernées.
N’oublions pas qu’un très grand nombre de non-humains sont tués lors des captures et que d’autres succombent durant le transport ou dans les premiers jours derrière les barreaux. Ainsi, pour chaque beau perroquet ou amusant petit singe, par exemple, plusieurs de leurs congénères, souvent des membres de leur famille, ont trouvé la mort dans des circonstances dramatiques. Les éléphants sont tués pour l’ivoire, les rhinocéros pour leurs cornes, les fauves et les ours pour leur fourrure, les reptiles pour leur peau, les requins pour leur aileron, les girafes pour… va savoir ?… Aucune espèce ne réchappe au massacre. Les animaux sauvages sont traqués abattus ou capturés sur toute la planète, sans trêve et sans répit par notre espèce qui, disposant de moyens toujours plus grands pour nuire, devient de plus en plus nuisible.
Zoos
Capture et acclimatation
Aujourd’hui, on capture moins d’animaux qu’avant pour alimenter les zoos, car la reproduction en détention est de mieux en mieux maîtrisée. On en capture pourtant encore, et le nombre de meurtres est énorme. Entre la capture proprement dite, le transport et les premières semaines de captivité, un faible pourcentage de non-humains survit. Et il faut aussi compter les nombreuses victimes collatérales avant la capture. Par exemple, comme il est en effet plus facile d’attraper et de transporter des non-humains de très jeune âge, des enfants en fait, on abat les parents. Pour capturer les ouistitis et d’autres singes encore, les braconniers tirent dans les arbres sur les mères portant un bébé dans leurs bras. La chute est fatale à un fort pourcentage d’enfants après que la mère soit tuée. Ceux qui survivent aux brutalités de leur capture devront encore supporter le transport puis résister à leur incarcération et au stress d’avoir été brutalement séparés de leur mère et de leurs proches pour côtoyer des êtres inconnus. Qui d’entre nous peut imaginer une pareille succession d’épreuves ? Qui d’entre nous y survivrait ? Qui d’entre nous resterait sain d’esprit ?