Vegane pour lait nul

Boris TZAPRENKO · Chapitre 103 sur 147

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Vegane pour lait nul

Pour la cause animale

Les animaux n’ont pas conscience d’eux-mêmes et ne sont par

conséquent que des moyens en vue d’une fin. Cette fin est

l’homme. Aussi celui-ci n’a-t-il aucun devoir immédiat envers

eux. […] Les devoirs que nous avons envers les animaux n’en

sont que des devoirs indirects envers l’humanité.

Par « devoir indirect » il voulait dire qu’il faut se préoccuper de la vie d’un non-humain s’il peut servir à l’humanité. Comme on s’efforce de conserver un objet utile.

 

Pour la cause animale

Attention ! Ces textes ne veulent pas dire que tous ces auteurs étaient végétaliens, car il n’est pas possible de l’être durablement sans se supplémenter en vitamine B12. Le régime alimentaire végétalien n’a été rendu possible qu’après la découverte de la vitamine B12 et surtout de la maîtrise de sa production, en 1948 (voir dans l’index le chapitre consacré à la vitamine B12). Avant cette date, on ne pouvait donc être au mieux que végétarien.

J’ai trouvé intéressant de trier ces textes sur la date de naissance des auteurs, des plus récents aux plus anciens, à l’inverse de la liste précédente. En voyageant dans le temps, vers le passé, nous verrons ainsi que depuis incroyablement longtemps nombre de grands penseurs se sont préoccupés de notre comportement vis-à-vis des non-humains. Je les admire sans réserve pour la probité de leur cœur et la clairvoyance de leur esprit. Comment avons-nous pu nous rendre coupables de tant de crimes aveugles après tant d’avertissements éclairés ? J’aurais tellement honte de montrer mon époque à Léonard de Vinci ou à Plutarque. De confesser au premier que, 564 ans plus tard, le jour qu’il attendait n’est toujours pas venu. Et d’avouer au second que malgré ses explications, 2 062 ans après lui et 2 596 ans après Pythagore, nous nous demandons toujours pourquoi ce dernier s’abstenait de manger de la chair. Je serais obligé d’apprendre aux deux que nous avons beaucoup évolué, mais autant en science qu’en barbarie.