Vegane pour lait nul

Boris TZAPRENKO · Chapitre 72 sur 147

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Vegane pour lait nul

Le cri de la carotte

Une femme a tué son compagnon. Oh, ce n’est pas si grave, la mante religieuse le dévore bien après l’accouplement !

Et pour ce qui est de prendre exemple sur la nature, j’aimerais savoir quel animal nous a inspirés pour continuer à consommer du lait à l’âge adulte, qui plus est le lait d’autres espèces. Le lion adulte tète-t-il les femelles girafes, zèbres ou hyènes ?

 

Le cri de la carotte

Encore un grand classique ! Celui-ci se veut drôle. Il est tellement répandu qu’il est difficile à éviter ! Je l’ai encore entendu, il n’y a pas très longtemps, sur un plateau de télévision.

Par « Le cri de la carotte », certains veulent dire que les plantes ressentent peut-être elles aussi de la douleur et qu’il est donc ridicule de s’occuper de la souffrance animale quand on mange des végétaux.

« Le cri de la carotte » veut dire : s’il faut tenir compte d’autres souffrances que celles des humains (et celles des quelques animaux que notre culture a choisi de choyer), alors ! Hein ! Quelle idée farfelue ! On ne s’en sortira plus !

1) En fait, les végétaux ne souffrent évidemment pas ! Ils ne peuvent

pas souffrir, parce qu’ils sont dépourvus de système nerveux. Ce qui est parfaitement logique puisqu’ils ne disposent pas non plus de moyens de se déplacer pour s’éloigner d’une source de douleur. Alarmé par des capteurs, des cellules réceptrices appelées nociceptives, le système nerveux envoie un signal, nommé douleur, au cerveau pour annoncer qu’il y a un danger quelque part, une source de chaleur par exemple. Cela permet à une créature, qui en a les moyens, de s’éloigner de ce danger, d’avoir un comportement d’évitement. Les végétaux n’ont aucun moyen de fuir ; à quoi leur servirait-il dès lors de ressentir la douleur ?

2) Même si les végétaux ressentaient la douleur, il serait alors

toujours recommandé de ne pas manger de la chair puisque, nous l’avons vu, il faut 10 protéines végétales pour produire 1 protéine animale. En consommant directement des végétaux, nous en détruisons donc 10 fois moins.