White Trash (Litt Generale) (French Edition)

John King · Chapitre 27 sur 28

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White Trash (Litt Generale) (French Edition)

Quand tout est fini...

Quand tout est fini… quand M. Jeffreys meurt… je dépose sa tête sur le canapé… je regarde l’expression sur son visage… j’y vois la peur… la panique… la terreur gravée sur son visage… et les yeux… le regard fixe… vide… vivant, il était si arrogant… mais quand son heure a sonné, il n’avait rien dans le ventre… un faible… il y a des gens qui ont l’air fier dans la mort… je l’ai vu bien souvent… ils ont une dignité intérieure, on sait qu’ils ont fait de leur mieux et qu’ils ont profité de leur vie autant qu’ils pouvaient… ils meurent exactement comme ils ont vécu… ils acceptent que leur heure a sonné… il y en a qui croient en Dieu… ou sont tout simplement fatigués… et ils s’en vont tout doucement… meurent apaisés… une expérience spirituelle… et on en apprend beaucoup sur les différentes croyances… la façon dont la mort est envisagée… respectée… un moment spécial… il y en a d’autres qui sont accablés sous le poids de la tristesse… drogués pour supporter la douleur… une paix intérieure chimique… leur heure a sonné tôt… et ce n’est pas juste… parce que voilà, ils l’aiment la vie… ils ont envie d’aller de l’avant… et il y a ceux qui sont terrorisés… et Jeffreys en fait partie… peut-être qu’il y a un enfer qui attend les mauvaises personnes… et s’il y en a un, il y est maintenant… je ne sais pas… comment on pourrait savoir ?… mais je sais que sa mort a été difficile… et il a manqué de dignité… dans la mort… dans la vie… il m’a eue… je suppose que je ne cerne pas aussi bien les gens que je pensais… mais il a eu tout le monde… Dawn et Sally et les autres… on dira que c’est son accent qui a dupé les gens… son éducation… ses fringues de luxe… mais c’était pas ça… c’était quelque chose de plus simple… sa politesse… il était humble et poli et il cachait son arrogance… et je me baisse et je lui ferme les paupières… j’ajuste ses joues pour qu’il n’ait pas l’air effrayé… j’essaie de lui donner un semblant de dignité… et il est tellement pâle… le sang qu’il a perdu absorbé par le canapé… et je regarde la pièce autour de moi… avec la lumière qui pénètre de l’extérieur je me rends compte à quel point c’est grand… le cirage sur le plancher me fait penser à des pins… Danny Wax Cap et ses magic mushrooms… et c’est un mausolée… décoré comme un salon d’exposition mais ça reste un mausolée… et je me lève… je tire Jeffreys du canapé par les jambes… sa tête cogne contre le sol et j’ai mal pour lui… je me dis qu’il est mort et qu’il ne sent rien du tout… je le traîne sur le grand tapis avec plein de motifs… il a dû payer ça une fortune… je vois bien qu’il vaut de l’argent… quel dommage de gâcher quelque chose d’aussi beau… mais il faut que je recouvre son corps… une longue traînée de sang sur le sol… perdue dans une forêt obscure… je le retourne pour le mettre sur le dos et j’ajuste ses bras… je lui joins les mains… puis je l’enroule dans la couverture… c’est pas facile… j’ai mal partout… quand c’est fini je m’approche des vitrines… je vois un de ces machins avec lesquels on pince les cordes d’une guitare… « Sun Studios » écrit sur du plastique jaune… je ne saurai jamais à qui ça a appartenu… je pense à Charlie et j’aimerais bien qu’il soit là… le truc bizarre c’est que je me sens calme… je devrais crier comme une malade, me vider les poumons, mais non… sous le choc… ça doit être ça… ça ralentit mon rythme de pensée… et je ne veux raconter à personne ce qui est arrivé… pas pour l’instant… il faut que je me remette les idées en place d’abord… que je réfléchisse à tout ça… que j’attende que tous ces mots se dissipent… que je m’éloigne un peu… et pas une seule personne dans ces vitrines n’a de nom… j’éteins les spots et je laisse toutes ces victimes inconnues en paix… je retourne chercher les objets qui comptent… pour moi… je m’assieds sur une chaise… avec la bague… le pendentif… le dé… la montre… je les regarde un par un… je prends mon temps… je passe du plastique… à l’argent… au bois… à l’or… et je fais abstraction de la pièce et de son atmosphère froide et minimaliste… je quitte la pièce… je me concentre… j’invoque les morts en faisant tourner entre mes doigts le fil qui est passé autour d’une bague en plastique… un objet qu’on trouve dans un Christmas cracker… le pétard qui part… une blague et une couronne en papier… un moment en famille… une bague qu’on trouve aussi dans un tout-à-une-livre… dans un bazar de rue… entre les pinces et les bloc-notes… je pince le nœud entre mon pouce et mon majeur… fort… je serre si fort que ça fait mal… Steve Rollins a attaché cette bague autour de son poignet et ne l’a jamais enlevée… la transpiration et l’eau du bain a transformé le fil en pierre… comme un poisson préhistorique qui finit fossile dans une vitrine de musée… comme s’il n’avait jamais été vivant… et il y a un nouveau nœud qui ne tient pas bien… il ne devrait pas y être… ça doit être que Jeffreys a refermé le bracelet en faisant un nœud après l’avoir coupé du bras de Steve… après avoir injecté son produit à Steve… sa potion magique… dans le service de pédiatrie on appelle l’antiseptique de la crème magique… la médecine devient potion… un monde de contes de fées… pour apaiser la peur d’un enfant face à quelque chose qu’il ne comprend pas… on fait tous ça… et je pense à la façon dont Jeffreys a assassiné Steve et lui a rempli la tête de poison… s’est moqué d’un homme qui était en train de mourir… chuchotant comme un type qui passe des coups de fils obscènes… Jeffreys est un vieux pervers… j’ai jamais parlé à Steve… je l’ai juste vu en salle mais j’en avais entendu parler par Dawn… elle est pote avec sa femme… Carole… et j’ai vu sa fille aussi… j’ai bien vu qu’il était fier d’elle… et je suppose que ce que je voyais là c’était une version plus jeune de mon père… un homme bien… tatoué… un bosseur qui aimait bien boire une pinte avec les amis et passer la soirée à regarder la télé avec sa femme et sa fille… quelqu’un qui aimait sa fille plus que tout au monde… et il me portait sur ses épaules quand j’étais petite… me lisait des histoires… jouait à des jeux… tout ça, quoi… et Steve, son tort c’est son crâne rasé et son drapeau tatoué sur le bras… pour un connard comme Jeffreys ça suffit… il a pris Steve pour un nazi qui voulait tuer des enfants… poignarder des hommes et des femmes dans la rue… mais il captait rien Jeffreys… il nous les brise avec son intellect supérieur et après il répète tout ce que disent les médias comme un perroquet… ce que racontent des gens qui captent que dalle parce qu’ils ne vivent pas le truc… qui sont pareils que lui… qui colportent des stéréotypes à deux balles… et il a porté leurs préjugés à la conclusion évidente… c’est leur tueur à gages… il travaille pour les journaux et les politiques et la télévision… un assassin qui réalise leurs fantasmes… qui déguise le meurtre et le sadisme en service public… il est méthodique et calculateur… pervers… pour Steve je suppose que c’était de la jalousie… Jeffreys est né avec une cuillère en argent dans la bouche mais aucune force… Steve l’aurait mis K.-O. en un coup… Jeffreys c’était une chiffe molle et Steve c’était un homme… mieux que ça, il était heureux… il avait tout ce dont il avait besoin… alors que Jeffreys était insatisfait… il avait soif d’un pouvoir qui ne s’achète pas… Steve était facile à vivre… il vivait sa vie sans faire de mal à personne… en tenant sa bague bien fort je sens qu’elle est tellement fragile… si fragile que je sais que c’est sa petite fille qui lui a donnée… un cadeau innocent… sa valeur n’était pas monétaire… la bague était trop petite pour les doigts de Steve alors il l’a attachée à son poignet… il a fait un nœud aussi serré que possible avec le fil pour jamais la perdre… et je me demande comment elle gère, Carole… j’imagine sa fille qui pense à son papa tous les jours et attend qu’il rentre… et cette bague était précieuse et maintenant elle vaut plus rien… je vois la tête de Steve sur l’oreiller… sur un lit d’hôpital… il se relève dans son lit, hisse son grand corps rongé par le cancer et sourit… un vrai sourire… il fond quand sa fille lui fait un câlin… et il se redresse dans son lit… Carole l’embrasse et fait de son mieux pour rester forte… il va bientôt rentrer… le pire est passé… mais quelle inquiétude… heureusement que le cancer s’est pas propagé… il est faible mais il va reprendre des forces… Carole va prier dans la chapelle depuis un moment maintenant… elle raconte à Dawn que Steve a fait ça des années plus tôt… qu’elle fait comme lui… qu’il va guérir… tout va redevenir comme avant… une vidéo à regarder à la télé… à manger… à boire… de la chaleur… c’est tout ce qu’ils veulent… tant que tout le monde a sa santé… mais elle y croit pas trop… pas vraiment… Carole donne une canette à Steve… ça sort du distributeur… l’aluminium glacé lui brûle la bouche mais le contact du Coca sur sa langue le fait se sentir vivant… une boisson qui ne contient rien de bon pour la santé… que du goût et des sensations… et je ferme mes yeux et je rejoue son histoire… une version de Steve Rollins qui est autant mon papa… je remets les choses à leur place… et je tremble en pensant à ce que je ressentirais si papa avait été assassiné quand j’étais petite… ça aurait pu arriver si Jeffreys avait été dans le coin… au moins j’ai eu quelques années… chaque jour compte… des souvenirs que je vais garder pour toujours… et papa aurait pu se faire tuer parce qu’il avait un tatouage et du bide… parce qu’il était heureux… qu’il aimait manger… parce qu’il était gros au lieu d’être maigre… parce qu’il avait les cheveux coupés ras… ou il aurait pu commettre les crimes que Danny a commis… les cheveux de Wax Cap étaient trop longs et son corps trop maigre et il buvait pas et faisait attention à ce qu’il mangeait… Steve et Danny ils avaient perdu d’avance… quoiqu’ils fassent… Steve avait du caractère… un gars du quartier qui aimait les plaisirs simples… et je suppose qu’en assassinant Steve, Jeffreys a tué une vie de famille… il a détruit les vies de beaucoup d’autres gens aussi… le reste de sa famille… ses amis… un sillon de misère qui traverse le temps… et Jeffreys c’est le genre de type qui vous bassine sur les valeurs traditionnelles mais qui se comporte tout à fait différemment… normalement on peut se payer la tête de ces gens-là… tout de suite les grands mots mais ils agissent pas… mais pas moyen de rire de Jeffreys… après avoir tué un père de famille il s’en est pris à Pearl… son grand péché à elle c’était de ne pas avoir de famille… et c’est pour ça qu’il lui a collé l’étiquette de vieille fille lesbienne tordue et mal baisée… amère et vicieuse… mais sur elle non plus il n’a jamais rien compris… et moi Pearl je l’ai bien connue… je me suis occupée d’elle… je lui ai parlé… et c’était une femme bien… pleine d’amour… et si Charlie n’était pas mort elle aurait eu des mômes… plein de mômes… mais Charlie c’était l’amour de sa vie… personne n’a jamais pu prendre sa place… elle était romantique comme Steve… pas de la même génération… pas du même sexe… mais elle en a eu des enfants… des centaines au fil des les années… et même si elle pouvait pas leur donner de câlins et les tenir contre elle comme une mère elle leur donnait quand même… c’est juste qu’elle attendait rien en retour… Pearl, amère ? même pas en rêve… je pose la bague et je ramasse le pendentif de Pearl… je passe mes doigts sur l’argent… je sens sa texture… le pendentif est plus vieux et a été choisi par une jeune femme en deuil… qui n’arrive pas à croire ce qui s’est passé… elle sait pas comment continuer… et pourtant elle veut continuer… et il y a des petits motifs autour du pendentif… des rainures… comme des fleurs… et je l’ouvre et je regarde le visage à l’intérieur… je vois Charlie qui rit… heureux… peut-être qu’il dit quelque chose en regardant l’objectif… et le reste de son corps a été coupé pour que son visage rentre… il était peut-être sur sa moto quand la photo a été prise… je penche la tête en arrière et je sens le tissu contre ma tête… Jeffreys avait tellement d’argent… tellement de luxe… pourquoi il pouvait pas juste être heureux et nous laisser tranquilles… et je me rejoue l’histoire de Pearl… je recolle les morceaux… Jeffreys a assassiné Pearl parce que c’était une femme forte… qui avait pris sa propre vie en main et rendait vraiment quelque chose à la société… elle avait une force qui lui déplaisait… il était jaloux de son indépendance… mais surtout, ce qu’il tuait en tuant Pearl c’était l’amour… l’amour intime mais aussi l’amour qu’elle donnait en étant maîtresse… une envie d’aider les autres… elle était honnête et croyait au système… c’était quelqu’un qui donnait alors que la religion de Jeffreys c’était de prendre… il pouvait déguiser ça comme il voulait… les gens comme lui prennent tout ce qu’ils peuvent… ils prêchent toutes sortes de principes élevés mais eux-mêmes n’ont pas de principes… et Pearl a eu plein de visites à l’hôpital… j’ai jamais vu autant de cartes… les enfants de sa classe et aussi ceux qui ont grandi… en plus de ses amis… et les autres profs… et je pense à Jeffreys qui entre dans sa maison comme ça et je le déteste… je le déteste vraiment… j’essaie d’imaginer la terreur qu’elle a dû ressentir… tourmentée jusque ses dernières minutes… et comme toutes ses victimes j’espère que Jeffreys se trompait à propos de l’effet de ce qu’il disait… entendre ces saletés alors qu’ils étaient en train de mourir… mourir devant un pédo… le genre d’homme qui devrait être enfermé avec les pédophiles… qu’est-ce qu’elle a pensé quand il l’a portée dans les escalier ?… et puis l’a balancée… je ne veux pas y penser… je me mets à pleurer… j’essaie de retenir mes larmes… je referme le pendentif et je ramasse le dé… je pense à Danny maintenant… sa vie… sa situation… si Danny a été tué c’est pour son apparence, sa façon d’occuper ses journées, mais aussi parce qu’il avait le VIH… et Jeffreys pensait qu’il était gay alors que c’était une sale seringue… et ce qui est drôle… si on peut dire qu’il y a quelque chose de drôle là-dedans… c’est qu’il s’est tellement gouré sur Danny qu’il lui a créé le genre de vie qu’il aurait aimé… il l’a renvoyé au Green Man avec Bubba et les autres… à jouer au billard… il lui a donné un boulot et la certitude qu’il ne développerait jamais le virus du SIDA… il ne mourrait jamais… et malgré tout, je me marre… c’est dommage que Jeffreys n’ait pas su que Danny a attrapé le VIH en prenant de l’héroïne… qu’il cherchait des réponses à des questions spirituelles… ça lui en aurait bouché un coin… il aurait pété un câble… et j’ai beaucoup parlé à Danny quand il était à l’hôpital… c’est pas de l’hôpital que je le connaissais… il habitait à côté de chez moi… on se retrouvait parfois dans les mêmes pubs… il m’avait parlé de sa vision de la vie… ce qu’il disait sur les champis… c’était un personnage compliqué qui vivait sa vie à sa façon… il se croyait pas mieux que les autres… il s’était calmé mais c’était quand même la tempête dans son crâne… un truc qu’il essayait de contrôler… pour moi les choses sont plus simples… l’alcool et les drogues c’est pour le fun… et je me suis jamais trop posé de questions… j’ai toujours pris la vie comme elle vient… mais Danny était différent… je l’aimais bien… c’était un penseur… quelqu’un de très intense… spirituel… j’ai jamais été comme ça… il avait une sorte de douceur…. il faut s’être endurci pour balayer tous les soucis… se concentrer sur un truc pour aller de l’avant… et moi je me suis blindée, bien plus que lui… je suis capable d’aller de l’avant… comme Pearl… me faire violence pour traverser les moments… je me perds dans le travail… comme elle a fait Pearl… les moments tristes je leur claque la porte au nez… je m’occupe… je me bouge… et Danny il donnait envie de s’occuper de lui… ce regard tourmenté qu’il avait quelquefois quand il essayait de se faire son idée de quelque chose… c’était agréable de parler avec lui… il te disait des trucs que t’avais pas vus toi-même… c’était tout un personnage… comme les autres, d’ailleurs… un mec spirituel… et je me marre encore… en pensant à la façon dont Danny utilisait ce terme… et le dé est rugueux contre ma peau… je le laisse se caler dans le creux de ma paume… le bois est tout granuleux, pas poli… et je le soulève, le tiens devant mes yeux… pendant un quart de seconde je remarque les tableaux sur le mur en face de moi… un labyrinthe de motifs qui ne me montrent rien… et je me demande comment il a sculpté le dé… peut-être qu’il l’a fait en prison… je sais pas… ou alors quelqu’un lui a donné… j’en sais rien en fait… c’est un mystère ce dé… ça pourrait être mille choses… peut-être que c’est son père qui l’a fait pour lui… son grand-père… sinon c’est un reste d’un cours de menuiserie à l’école… en tout cas ça avait une valeur pour Danny… et Danny c’était une proie facile pour Jeffreys… du sang contaminé qui devait être éradiqué… et le dé aurait dû appartenir à Ron en fait… c’était lui le joueur… sa vie en jeu… sa vie enjeu… et les chevaux après ça… et Ron il remettait en question tout ce que Jeffreys représentait… et je ramasse la montre en or offerte par ses collègues… je pense à sa vie… et dans le lot je pense que c’est Ron que je préférais… beaucoup plus âgé mais il avait fait tellement de choses… il a vraiment profité de sa vie et il a jamais laissé tomber… il faisait ce qu’il voulait… c’était facile de lui parler… c’est lui qui menait la conversation… il me racontait des trucs que j’aurais jamais sus si je l’avais pas rencontré… il avait vu et fait tellement de trucs… sa vie était riche… il aurait pu vivre cent ans… c’est pas une façon de mourir pour un homme digne… assassiné par un petit merdeux pleurnichard comme Jeffreys… un moins-que-rien… et je ferme les yeux, longtemps… j’ai tellement de peine pour eux tous… chacun d’entre eux aimait tellement la vie… c’est ce qu’ils avaient en commun… et je pense au sourire satisfait sur le visage de Jeffreys, il se prenait pas pour de la merde… se prenait pour un mec courageux plutôt qu’un dingue… un lâche qui s’en prenait aux gens incapables de se protéger… tous les gens qu’il a tués, c’était une histoire d’innocence et de confiance… dans son monde aucune de ses victimes valait le coût des soins qu’on lui donnait… et il disait que c’était une politique officielle… qu’il travaillait pour le gouvernement… et peut-être qu’il disait la vérité… ça paraît impossible… mais peut-être pas… peut-être pas… y aura tout le temps de penser à ça plus tard… il faut que je bouge… que je sorte d’ici et que je réfléchisse à ce qui s’est passé… et je me lève… je mets la bague… le pendentif… le dé… la montre… dans ma poche… je sens le plastique… l’argent… le bois… l’or… je m’approche de la porte et je l’ouvre… je me retourne une dernière fois… avant de partir.

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