Comme de l'amour dans l'air: La Famille Sullivan, New York, tome 5 (French Edition)
Chapitre Treize
Pendant toute la semaine précédente, les rêves d’Alec avaient été torrides, et Cordelia avait eu le rôle principal. L’embrasser sur le canapé, la faire jouir dans l’avion… Rien de tout cela n’avait réussi à rassasier son désir d’elle. Chaque fois qu’il l’avait goûtée lui avait donné plus envie d’elle.
Et pourtant, il savait qu’il valait mieux ne pas réaliser ces rêves. Quelque part dans le fond de son esprit – un esprit qui fonctionnait à peine à ce moment-là – il comprit qu’il devait empêcher Cordelia de retirer le reste de ses vêtements. Il devait ramasser son t-shirt là où elle l’avait jeté et l’obliger à le remettre.
Mais pour la première fois de sa vie, Alec n’était pas capable de réfléchir correctement. Il ne pouvait pas partir ou se souvenir des raisons pour lesquelles ils ne devraient pas faire cela. Pas quand les mains fortes, mais élégantes, de Cordelia étaient déjà en train de déboutonner son jean. Avant de baisser la braguette. Il ne put que retenir sa respiration tandis qu’elle laissait le jean tomber à ses pieds.
Sa bouche était sèche, sa respiration était plus rapide qu’elle ne l’aurait dû, juste parce qu’il l’observait dans son soutien-gorge et sa culotte. Le coton noir n’était pas provocateur. Elle n’aurait pas dû être sexy.
Toutefois la façon qu’elle avait de le porter rendait chaque centimètre de lui dur. Affamé. Il voulait désespérément la toucher. La goûter.
La posséder.
Elle poussa son jean du pied et il voulut parcourir ses belles courbes, mémoriser chaque centimètre de son corps splendide.
Au lieu de cela, il s’obligea à tourner son regard féroce vers son visage.
— Cordelia.
Sa voix était brute quand il prononça son nom. Rauque.
Elle posa un doigt sur les lèvres d’Alec avant qu’il ne puisse ajouter quoi que ce soit.
— Tu m’as aidée dans l’avion. Tu m’as aidée à apaiser mon stress. Je sais que rien de tout cela n’a été facile pour toi non plus.
Elle passa son pouce sur la lèvre inférieure d’Alec, comme si elle ne pouvait pas résister à l’envie de le toucher. Lui montrant ce qu’il pourrait avoir s’il renonçait à son contrôle de lui.
— Laisse-moi t’aider ce soir.
— Tu n’as pas à faire ça.
Mais bon sang, il avait tellement envie d’elle.
— Tu ne me dois rien.
— Je n’ai pas à le faire, confirma-t-elle. Je veux le faire.
Il était déjà tellement au-delà de la limite de la raison qu’il put à peine prononcer les mots.
— Je vais te faire du mal. Je ne peux pas te faire de mal.
— Tu ne vas pas me faire de mal, Alec.
Elle s’approcha davantage et prit ses mains dans les siennes.
— Je sais ce que ça va signifier. Et je sais ce que ça ne va pas signifier. Tu ne vas pas être mon petit ami. Je ne vais pas être ta petite amie. Nous n’allons pas finir avec une fin heureuse et magique. Ce soir, il s’agira d’une amie qui en aide un autre.
Il sentit la chaleur irradier de la peau de Cordelia.
— Et en réalité, ça m’aidera aussi. Aide-moi à surmonter complètement tout ce qu’il s’est passé ce matin, et aide-moi à me sentir plus forte pour faire face à ce qui m’attend demain.
Il y avait tant de raisons pour lesquelles il ne devrait pas faire cela, mais la dernière raison qu’elle lui avait donnée les écrasa toutes : elle avait besoin de son aide. Et c’était une chose qu’il ne pouvait pas lui refuser.
Peu importe ce qu’il se passait, il ne permettrait pas que les choses tournent mal, il ne leur permettrait pas d’être mal à l’aise à cause de ce qu’ils allaient faire. Heureusement, étant donné qu’ils avaient bien géré son orgasme dans l’avion, leurs antécédents étaient bons.
Alec la souleva dans ses bras, plus heureux que jamais de pouvoir toucher quelqu’un. De pouvoir être avec quelqu’un.
— J’arrêterai quand tu le voudras.
Si elle avait juste besoin d’un autre orgasme, c’était ce qu’il lui donnerait. Peu importe à quel point il allait désirer aller plus loin.
— Arrêter, c’est la dernière chose dont j’ai besoin, ce soir. Ce que nous avons fait dans l’avion était bon. Tellement bon. Mais ce n’était pas suffisant.
Puis, elle emmêla ses doigts dans les cheveux d’Alec et attira sa bouche vers la sienne pour lui donner un baiser si torride qu’il dut arrêter d’avancer vers la chambre. Car il ne pouvait rien faire d’autre que la dévorer. Ses lèvres. Ses pommettes. Ses paupières quand elle les ferma. Puis, il retourna à sa bouche somptueuse.
En grognant, il écarta sa bouche de celle de Cordelia et marcha tant bien que mal vers ce qu’il espérait être sa chambre. Il n’avait jamais été maladroit, il n’avait jamais perdu le contrôle. Mais avec Cordelia, rien n’avait jamais été normal. Tout comme il n’aurait jamais pu prédire son existence, il n’aurait jamais pu prédire la réaction qu’elle provoquerait chez lui. Elle ne faisait pas seulement vaciller son contrôle de lui, elle le rompait entièrement. Un sourire de sa part le faisait sourire en retour.
Un baiser d’elle lui donnait envie de la posséder, corps et âme.
Sa chambre n’était pas assez grande et son lit non plus. Il était à peine assez spacieux pour deux personnes, son matelas était couvert d’un drap au motif à fleurs qui semblaient si réelles qu’il avait presque peur de les écraser quand il l’allongea dessus. Son cadre de lit était ancien. C’était un lit à baldaquin qui étourdit immédiatement son cerveau et son corps quand il imagina utiliser ces colonnes pour l’attacher avec des liens suffisamment serrés pour qu’il puisse la tourmenter avec ses doigts, sa langue et l’amener au bord de la jouissance encore et encore sans laisser le plaisir la submerger avant que sa voix ne soit rauque tant elle le suppliait. Mais la dernière chose qu’il voulait, c’était l’effrayer avec la force de son désir, avec la puissance qui animait déjà son envie d’elle.
Elle agrippa le t-shirt d’Alec et elle le passa par-dessus sa tête avant de triturer la braguette de son jean ; il voulait être peau contre peau autant qu’elle. Mais d’abord, il avait besoin de la voir nue. Il devait voir chaque centimètre d’elle, il devait pouvoir la toucher sans la moindre limite pour l’en empêcher.
Il posa ses mains sur les siennes pour les immobiliser sur sa braguette, où il palpitait sous sa paume.
— Toi d’abord.
Le regard de Cordelia passa de leurs mains au visage d’Alec.
— Enlève.
Il en avait l’eau à la bouche.
— Tout.
Elle sourit, suffisamment pour faire de l’ombre au soleil, mais il y avait une trace de gêne aussi. Une incertitude qu’il ne pouvait pas ignorer.
— Dis-moi, ajouta-t-il. Entre amis.
Elle se mordit la lèvre, l’air soudain timide.
— J’ai été avec d’autres hommes, alors je ne suis pas vierge ni rien. Mais je ne suis pas…
Il posa sa main sous son menton pour qu’elle ne détourne pas le regard.
— Tu n’es pas quoi ?
— Une reine de beauté.
Elle leva les yeux au ciel.
— Comme si tu ne le savais pas encore.
— Tu es belle. Tellement belle, Cordelia.
— Et tu es gentil. Mais je suis sûre que tu as l’habitude d’être avec des femmes raffinées et impeccables.
Sa peau rougit.
— Partout.
Il rit presque quand il comprit ce qui la préoccupait : elle craignait d’être trop naturelle pour lui.
— La place du silicone est dans l’adhésif de construction, pas dans la poitrine d’une femme.
Il plaça ses mains sur ses seins, adorant la manière dont sa respiration accéléra quand il la toucha, même à travers du coton.
— Et si tu me poses la question, reprit-il en glissant une main sur son ventre, puis sous l’élastique de sa culotte, les femmes ne devraient pas vouloir ressembler à des poupées sans poils non plus.
Il trouva ses douces boucles humides ; son sexe était excité.
— Tu es parfaite, Cordelia. Comme tu as été créée.
Il ne put s’empêcher de glisser un doigt en elle.
— Exactement comme tu es.
Elle se cambra contre sa main et d’après le pouls qui palpitait dans sa gorge, la rougeur de sa peau et la rapidité de sa respiration, il sut qu’il pouvait la faire jouir juste comme ça. Mais la prochaine fois qu’elle jouirait pour lui, il voulait qu’elle soit nue.
— Déshabille-toi pour moi, l’incita-t-il tandis qu’il s’obligeait à écarter ses mains d’elle. Finis ce que tu as commencé dans la cuisine.
Elle tremblait légèrement, mais d’après la manière dont ses lèvres s’étirèrent quelque peu, il sut qu’elle tremblait d’excitation et non plus par nervosité. Elle passa un bras derrière elle pour dégrafer son soutien-gorge et il retint sa respiration. L’autre nuit, sur son canapé, il ne s’était pas permis d’apprécier Cordelia à sa juste valeur, car il avait su qu’il ne valait mieux ne pas la toucher ainsi alors qu’elle était en deuil et ivre.
Ce soir-là, il allait prendre son temps et apprécier chaque centimètre d’elle.
Son soutien-gorge tomba et il fut sur le point de bondir sur elle comme un animal sauvage, presque insensible à tout sauf à l’envie instinctive de la capturer et de la posséder.
— Tu es splendide, Cordelia.
Elle était allongée sur le lit à présent, ses doigts glissés de chaque côté de sa culotte. S’immobilisant à ses mots, elle sourit, un rayon de soleil pur, et répliqua :
— Merci.
N’importe quelle autre femme aurait eu une réaction vaniteuse en réponse à son compliment, prenant la pose pour souligner ses meilleurs atouts, puis cherchant à en obtenir davantage. Pourtant Cordelia se contenta de prendre ses mots au pied de la lettre, ce qui était une caractéristique rare d’après son expérience des relations amoureuses.
Non pas qu’il y ait une relation amoureuse entre eux. Il ne s’agissait que de sexe entre deux amis. Une manière de se défouler d’une manière mutuellement agréable et de se calmer après une semaine sacrément difficile. Sa pensée suivante, quelle qu’elle soit, lui sortit de la tête tandis qu’elle commençait à retirer le dernier morceau de coton de ses hanches et le long de ses cuisses.
Il était debout au bout du lit et un moment plus tard, il était avec elle dessus. Il entendit la respiration de Cordelia sortir de sa poitrine lorsqu’il s’allongea, faisant attention à ne pas l’écraser, mais ayant besoin de la toucher.
Tout entière.
Il écrasa sa bouche sur la sienne tandis qu’il emmêlait ses mains dans les cheveux de Cordelia et qu’il l’embrassait comme si sa vie en dépendait. Et ce soir-là, il eut l’impression que c’était vraiment le cas. Il avait l’impression qu’il ne pouvait pas aller de l’avant sans Cordelia, sans ses bras qui le serraient contre elle, sans ses jambes enroulées autour de sa taille.
Depuis le moment où il l’avait rencontrée, elle ne s’était jamais retenue. Elle lui avait toujours dit exactement ce qu’elle pensait, elle lui avait toujours dit ce qu’elle considérait comme juste. Et elle était tout aussi honnête au lit, avec ses baisers passionnés, la manière sans complexe dont elle cambrait les hanches contre les siennes, les sons merveilleusement joyeux qu’elle émit quand il retira ses mains de ses cheveux pour les poser sur ses seins.
Il écarta sa bouche de la sienne, ayant besoin de voir ses yeux, ayant besoin de savoir qu’elle se sentait aussi bien que lui.
— Je veux te regarder. Je veux voir comment tu réagis quand je te touche.
Il saisit un de ses seins, se délectant de la chair douce, de la peau soyeuse.
— Je veux voir toutes tes belles réactions.
Il fit rouler son téton dur entre son pouce et son majeur et elle haleta. Quand il caressa son autre sein et qu’elle ferma les yeux tandis que le plaisir la submergeait, il dut l’embrasser à nouveau, il dut se rassasier grâce à son goût avant de lever la tête pour la contempler tandis qu’il baissait ses mains encore plus bas.
Les muscles de l’abdomen de Cordelia tressaillirent sous ses doigts tandis qu’il descendait avec une lenteur calculée le long de son corps. Plus il voulait aller vite, plus il s’obligeait à aller lentement. Et quand elle le supplia – « Alec, s’il te plaît, touche-moi » – il sut qu’il faisait ce qu’il fallait.
Dans l’avion, il l’avait fait jouir rapidement en une rapide explosion de chaleur et de flammes. Ce soir-là, il la ferait mijoter aussi longtemps que possible. Il lui ferait remonter doucement la piste, puis il l’emmènerait de plus en plus haut, si haut qu’elle ne voudrait plus jamais redescendre.
— Est-ce que tu sais combien de fois j’ai repensé à ton orgasme ?
Il arrêta sa main entre ses os iliaques, juste en dessous de son nombril.
— Pas aussi souvent que moi.
Elle se trémoussa sous son corps, essayant de toute évidence de mettre la main d’Alec où elle la voulait.
— Fais-moi jouir de nouveau, Alec. Comme la dernière fois.
— Ne t’inquiète pas, je vais te faire jouir de nouveau.
Il lui sourit.
— Mais nous allons faire les choses autrement ce soir.
Il la vit écarquiller les yeux juste avant de retirer sa main de son ventre et de la remplacer par sa bouche. Elle inhala brusquement lorsqu’il déposa un baiser sur sa peau. Elle sentait les fleurs partout. Même là, si près de son entrejambe humide et doux.
Les mains de Cordelia n’arrêtaient pas de bouger, tirant les épaules d’Alec, puis les draps, puis les cheveux d’Alec. Il les saisit et enlaça ses doigts avec les siens.
— On dirait que tu es aussi enthousiaste que moi.
— Oui !
Elle serra ses mains dans les siennes.
— Je suis vraiment, vraiment enthousiaste.
Il rit, embrassa son ventre alors même que le son surprenant sortait de ses propres lèvres. Le sexe n’avait pas toujours été quelque chose de sérieux pour lui, mais il n’avait jamais été ainsi. Facile. Insouciant. Parfait.
— Avec un peu de chance, tu seras encore plus excitée dans quelques minutes.
Il fit suivre ses mots taquins de baisers qui la provoquèrent encore plus tandis qu’il se frayait un chemin entre ses cuisses.
— Je n’ai jamais eu envie de quelqu’un d’autre à ce point, murmura-t-il.
Puis, plus aucun mot n’avait d’importance tandis qu’il la dévorait avec de longs coups de langue humide avant de plonger en elle. Elle poussa un cri et leva les hanches contre sa bouche à un rythme désespéré. Elle enfonça ses ongles dans ses mains tandis que son corps tremblait sous l’effet de l’orgasme. Il ne pouvait pas se rassasier de son goût, de sa réponse débridée, de sa passion sans limites.
— Alec.
Elle n’avait pas besoin d’ajouter quoi que ce soit de cette voix haletante pour qu’il sache qu’elle ne ressentait plus que du plaisir. Et lui aussi.
Peu importe ce qu’il se passerait à la conférence de presse du lendemain. Tout ce qui comptait, c’était qu’il serrait Cordelia dans ses bras ce soir-là et qu’il venait de faire sourire tout son corps, de la tête aux pieds.
OceanofPDF.com