Comme de l'amour dans l'air: La Famille Sullivan, New York, tome 5 (French Edition)
Chapitre Dix-Neuf
Cordelia savait qu’il attendrait sa réponse, qu’il ne lui prendrait rien avant d’être absolument certain qu’elle veuille le lui donner. Tout comme elle savait qu’il avait toujours été honnête avec elle, même à ce moment-là, quand le désir les déchirait.
Ce soir. C’était pour cela qu’il la voulait. Pas le lendemain. Pas la semaine suivante. Certainement pas l’année suivante.
Refaire l’amour ne signifierait rien au-delà de cette nuit-là. Elle ne pouvait pas nier qu’une partie d’elle souffrait plus que jamais face à la certitude qu’il ne serait jamais son Prince Charmant et que la possibilité qu’ils se présentent à l’autel un jour pour se regarder dans les yeux en prononçant leurs vœux d’être ensemble pour toujours était nulle.
D’autres femmes auraient peut-être essayé de le changer, or Cordelia ne ferait jamais une chose pareille. Car l’homme qui se trouvait debout devant elle à ce moment-là, l’homme qui venait de lui dire une vérité qu’elle avait désespérément eu envie d’entendre – qu’il avait envie d’elle – et une autre qu’elle n’avait pas voulu entendre – que ce n’était que pour un soir – était l’homme dont elle était tombée amoureuse. D’abord en tant qu’ami. Puis, il était devenu tellement plus.
Ce soir était tout ce qu’il lui promettait. En le sachant, elle pouvait partir ou elle pouvait saisir cette nuit-là à deux mains. Se délecter de cette nuit de tout son être. Et elle pouvait être heureuse en sachant qu’elle trouvait un tel bonheur avec un ami. Un ami qui était plus important pour elle que n’importe quel autre.
— J’en ai envie aussi, dit-elle doucement. Ce soir. Toi.
— Dis-moi que tu en es sûre.
Mais les mains d’Alec étaient déjà dans les cheveux de Cordelia, son corps était déjà collé au sien.
— Dis-moi que tu comprends.
— Je suis sûre.
Elle murmura les mots contre ses lèvres.
— Et je comprends. Juste ce soir. Sans promesses de quelque chose de plus.
— Je ne te mérite pas, dit-il.
Puis, il écrasa sa bouche sur celle de Cordelia avant qu’elle ne puisse lui répondre le contraire.
Alec méritait tellement plus que ce qu’il était disposé à prendre. Ou à demander. Mais elle lui donnerait tout quand même. Chaque morceau de son cœur, parce qu’elle voulait le lui donner. Elle avait besoin de le lui donner.
— Laisse-moi t’aimer, Alec.
Elle posa ses mains sur son torse nu, suivant le chemin tracé par ses doigts avec ses lèvres.
— Laisse-moi te permettre de te sentir bien, comme tu m’as fait me sentir bien.
Les mains d’Alec se resserrèrent sur ses cheveux, les muscles de sa poitrine tressaillirent sous ses mains et sa bouche. Il la laissa le toucher, se délecter de lui, le taquiner, le tenter. Elle tomba à genoux, posa ses mains sur le bouton de son jean, le défit et commença à baisser sa braguette. Pendant tout ce temps, elle sentit son regard intense sur elle. Elle se lécha les lèvres, retint sa respiration avec une impatience fantastique, puis elle fit enfin tomber son jean par terre.
Elle avait deviné qu’il était nu sous le jean délavé. Elle avait su qu’il serait formidable. Pourtant elle n’avait pas réalisé à quel point elle avait eu envie d’embrasser sa peau nue, de passer ses lèvres et sa langue sur son sexe dur. Jusqu’à ce que ça ne soit plus suffisant. Elle dut le prendre dans sa bouche, un beau centimètre dur à la fois.
Les lèvres d’Alec prononcèrent son nom dans un grognement de plaisir tandis qu’elle le prenait profondément, vrombissant de joie en sentant son goût délicieux. Il était tellement chaud, puissant et vivant. Elle n’avait jamais rien autant désiré que le fait de le faire jouir. De le sentir perdre le contrôle avec elle, en elle.
Mais avant qu’elle ne puisse réaliser ce fantasme, il s’écarta de sa bouche et la prit dans ses bras.
— Tu es une déesse, lui annonça-t-il en sortant à grands pas du salon pour monter les escaliers tout en la portant. Mais il m’en faut plus ce soir, Cordelia. J’ai besoin de te sentir jouir sous moi, j’ai besoin de t’entendre crier mon nom, j’ai besoin de savoir que je suis le seul homme qui peut te donner autant de plaisir.
— C’est le cas.
Elle n’avait jamais appris à être faussement pudique et elle ne se serait pas donné la peine de jouer à ce jeu avec Alec même si cela avait été le cas.
— C’est toi.
— J’ai envie d’y croire.
Ils étaient dans sa chambre à présent et il la posa par terre.
— J’ai besoin d’y croire.
— Touche-moi, proposa-t-elle. Embrasse-moi, le supplia-t-elle. Aime-moi, insista-t-elle. Et tu y croiras.
Elle s’attendait à ce qu’il la jette sur le lit. À ce qu’il lui arrache ses vêtements. À ce qu’il la prenne sauvagement. Au contraire, il posa délicatement ses mains de chaque côté de son visage et il l’embrassa.
Gentiment.
Doucement.
Respectueusement.
Son cœur gonfla dans sa poitrine. Il devint de plus en plus gros, jusqu’à ce qu’elle soit sûre qu’il allait sortir de sa poitrine.
Personne ne l’avait jamais embrassée ainsi. Personne ne l’avait jamais touchée comme si elle était ce qu’il y avait de plus précieux au monde à ses yeux.
Et il était tout aussi précieux pour elle.
Elle voulait être peau contre peau. Elle voulait qu’il n’y ait rien entre eux. Elle s’écarta de sa bouche pour lui dire :
— J’ai commencé à prendre la pilule. La semaine dernière.
Le désir dans les yeux d’Alec monta de quelques crans de plus.
— Je n’ai pas de maladies.
— Bien.
Elle ne put s’empêcher de sourire. Et elle ne put retenir le désir qui la submergea, plus chaud et plus rapide que jamais.
— Je veux te sentir, Alec. Je veux sentir tout de toi.
— Tu le sentiras.
Ses mots contenaient plus qu’une promesse. Ils étaient plus forts qu’un serment.
— Mais d’abord…
Ses doigts étaient doux quand il saisit son haut et qu’il le passa par-dessus sa tête.
— Je vais t’embrasser.
Il posa ses lèvres sur son sternum.
— Partout.
Le mot fut étouffé contre la peau de Cordelia, mais elle l’entendit dans son baiser. Dans la manière dont il passa lentement ses lèvres sur chaque centimètre de peau qu’il venait de dénuder. Ses épaules, ses bras, ses poignets, la courbe de ses seins, puis plus bas, le long de son ventre, avant de la retourner pour qu’il puisse déposer des baisers sur sa nuque, puis son dos et sa taille.
Il ne la retourna pas avant de saisir le fermoir de son jean. Et quand il resta à genoux derrière elle tout en retirant le jean blanc, la sensation de son souffle chaud sur sa peau nue fut absolument érotique. En particulier quand il se pencha un peu plus bas pour embrasser la courbe de sa hanche, juste en dessous de sa culotte.
Elle avait fait quelque chose d’incroyable plus tôt cette semaine-là. Elle était allée dans un magasin en ville où elle n’était jamais allée auparavant, un magasin qui vendait des articles coquins. Au fond de la boutique, elle avait trouvé de la lingerie en soie rose délicate. C’était quelque chose qu’elle n’avait jamais envisagé de porter avant ce moment-là, cependant elle avait voulu se sentir comme ses jolies fleurs aux couleurs vives ce soir-là. Elle avait voulu qu’Alec retire ses vêtements comme il le faisait à présent et qu’il voie qu’elle avait fleuri. Rien que pour lui.
— Regarde-toi.
Il parlait à voix basse. Une voix sensuelle qui caressait sa peau tout comme ses mains et sa bouche.
— Ma belle Cordelia.
Il tint ses hanches dans ses mains en passant sa langue le long de sa jambe, depuis sa cheville jusqu’à la courbe de sa hanche. Elle frissonna de plaisir et il en fit de même avec son autre jambe, sachant qu’elle serait tombée s’il ne l’avait pas maintenue fermement.
Tout en elle le désirait ardemment.
— S’il te plaît, le supplia-t-elle, tout comme il avait dit qu’il le voulait. S’il te plaît, Alec.
Finalement, il se tourna vers elle pour que sa bouche soit au niveau de son sexe. Elle se languissait de lui, elle palpitait, elle brûlait de l’intérieur. Elle avait envie qu’il la touche. Et il le savait. Car – Dieu merci – il posa sa bouche sur elle. Sur la soie. Et elle gémit.
— Dis-moi, dit-il.
— C’est tellement bon.
Ses mots étaient haletants.
— Tu es tellement bon.
— Hmm. Tellement bon.
Le son vibra entre ses cuisses. Puis, il fit glisser la soie sur ses hanches, le long de ses cuisses, jusqu’à ce qu’elle tombe sur le tapis somptueux.
— Voilà.
Il souffla légèrement contre sa peau lisse.
— Je rêve de t’embrasser là, Cordelia.
D’abord, ses lèvres touchèrent sa peau nue en y déposant de doux baisers presque chastes. Puis, soudain, il fit tourner sa langue d’une manière si scandaleuse qu’elle vit des étoiles derrière ses paupières. Et quand sa langue s’appuya contre elle, chaude et rapide, avant de s’enfoncer profondément en elle, elle fondit complètement, submergée par une onde choc de plaisir.
Elle n’avait pas encore commencé à se remettre de son orgasme à couper le souffle quand il la souleva à nouveau et qu’il l’allongea sur le lit. Elle portait encore son soutien-gorge, mais il ne semblait pas pressé de le lui retirer. Pas quand il avait l’air de beaucoup s’amuser en faisant passer sa langue là où la soie et la peau se rencontraient.
Après son orgasme explosif, elle aurait dû être rassasiée. Au moins un peu, pour un moment. Néanmoins elle savait déjà que goûter à l’extase avec Alec n’était jamais suffisant. En particulier quand il la taquinait ainsi avec de petits baisers sur sa chair sensible, avec des petits coups de langue et en mordillant sa peau.
Elle l’aurait supplié de nouveau, mais elle ne trouvait plus ses mots. Elle pouvait uniquement se cambrer contre sa bouche et ses mains dans une supplication silencieuse pour qu’il aille plus loin.
Cependant, Alec Sullivan n’était pas le genre d’homme à être facilement dérouté. Quand il couvrit le bout dur de son sein avec sa bouche et qu’elle sentit la soie humide glisser entre la langue d’Alec et sa peau scandaleusement excitée, elle réalisa qu’il avait raison de lui montrer toutes les nuances de plaisir. Toutes les manières différentes de lui en donner.
Et, oh, il la faisait se sentir si bien tandis qu’il passait sa bouche à son autre sein, absolument concentré sur son plaisir. Elle ne pouvait pas rester immobile sur le lit, même avec la cuisse d’Alec entre les siennes, ses mains dans les siennes de chaque côté de sa tête. Elle se trémoussa contre lui, cherchant désespérément à trouver le nouveau pic, sachant qu’il était proche, sachant qu’il serait incroyable.
— Regarde-moi, Cordelia.
Elle ouvrit les yeux à temps pour le voir alors qu’il ouvrait le fermoir de son soutien-gorge. Ses seins furent libérés et il glissa un de ses pouces sur la peau sensible.
— Peu importe ce que je fais, déclara-t-il, peu importe ce que tu ressens, promets-moi que tu ne vas pas détourner le regard.
Sa respiration se bloqua dans sa gorge quand il lui fit cette demande profondément sensuelle.
— Je te le promets.
Les lèvres d’Alec s’étirèrent alors même que ses yeux devenaient sombres.
— Toute la journée, toute la nuit, je fantasme sur toi.
Tandis qu’il parlait, il passa une main sur ses courbes nues. De son sein à sa hanche, il s’arrêta enfin avec ses doigts étalés sur son bassin.
— J’ai envie de te toucher.
Il baissa sa main pour pouvoir presque toucher son sexe.
— De t’embrasser.
Il posa sa bouche sur la sienne pendant un bref moment.
— De te dire à quel point il est bon d’être avec toi. À quel point tu me donnes du plaisir.
— Dis-le-moi maintenant, insista-t-elle.
— C’est tellement bon, Cordelia.
Il fit glisser sa main pour la placer entre ses cuisses.
— Et c’est de mieux en mieux à chaque seconde.
Elle savait ce qui allait se passer, pourtant quand ses doigts s’enfoncèrent en elle, elle eut quand même le souffle coupé. Le plaisir étincela sur chaque centimètre de sa peau, en particulier là où il bougeait en elle. Elle balança les hanches contre lui pour essayer de se rapprocher davantage. Quand elle le fit, non seulement il lui donna ce dont elle avait besoin, mais il lui offrit aussi quelque chose dont elle avait ignoré l’existence avant lui. Une connexion si forte, si profonde, qu’elle la sentait dans son corps, dans son cœur, mais dans son âme aussi.
Elle était sur le point de jouir quand, soudain, il bougea. Il retira la main posée entre ses hanches, prit à nouveau sa main dans la sienne et la pénétra profondément.
Ils se mouvaient ensemble, menant une danse qui était à la fois instinctive et passionnée. Elle ferma presque les yeux face à la joie exquise de leurs ébats amoureux, mais elle lui avait fait une promesse. Et elle ne romprait jamais les promesses qu’elle lui faisait. Pas une promesse faite lors d’une nuit d’amour dont elle se souviendrait toujours. Et elle ne romprait pas non plus sa promesse de le libérer quand la nuit serait terminée.
Il ne dit pas un mot lorsqu’il les emmena au septième ciel jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus retenir la marée de plaisir un moment de plus. Et le regard d’Alec lui indiqua qu’il n’avait jamais ressenti quelque chose d’aussi doux. D’aussi réel. D’aussi parfait.
Et c’était le cas.
Absolument parfait.
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