Fondation
Chapitre IX
Onum Barr était un vieil homme, trop vieux pour avoir peur. Depuis les derniers troubles, il s’était retiré seul tout au bout des terres avec les quelques livres qu’il avait pu sauver du désastre. Il ne redoutait aucune perte, et, certes pas celle de ce qui lui restait de vie, aussi fut-ce sans appréhension aucune qu’il fit face à l’intrus.
« Votre porte était ouverte », expliqua l’étranger.
Barr remarqua l’étrange fusil à reflets bleuâtres que l’autre portait à la ceinture. Dans la semi-obscurité de la petite pièce, il vit aussi la lueur de l’écran radioactif qui le protégeait comme un bouclier.
« Je n’ai aucune raison de la fermer, dit-il d’un ton las. Que désirez-vous de moi ? »
L’étranger demeura debout au milieu de la pièce. Il était à la fois très grand et très large. « Votre maison est la seule dans ces parages.
— L’endroit est assez désert, reconnut Barr, mais il y a une ville vers l’est. Je peux vous montrer le chemin.
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— Dans un moment. Puis-je m’asseoir ?
— Si les chaises vous supportent », dit le vieil homme gravement. Les chaises étaient vieilles aussi, reliques d’une jeunesse meilleure.
L’étranger dit : « Je m’appelle Hober Mallow. Je viens d’une province éloignée. »
Barr acquiesça en souriant : « Votre accent vous avait déjà trahi. Moi, je suis Onum Barr, de Siwenna... et jadis patricien de l’Empire.
— Je suis donc bien sur Siwenna. Je n’avais que de vieilles cartes pour me guider. »
Barr resta silencieux tandis que son visiteur paraissait plongé dans ses pensées. Il remarqua que l’écran radioactif s’était éteint et se dit, non sans mélancolie, que sa personne ne semblait plus redoutable aux étrangers... ni même d’ailleurs à ses ennemis.
Il dit : « Ma maison est pauvre et j’ai peu de ressources. Vous pouvez partager mon repas si votre estomac supporte le pain noir et les céréales séchées. »
Mallow secoua la tête. « Merci, j’ai mangé et je ne peux pas rester. Tout ce que je veux, c’est connaître le chemin de la capitale.
— C’est facile et, aussi pauvre que je sois, cela ne me privera de rien. Parlez-vous de la capitale de la planète, ou de celle du Secteur impérial ? »
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L’homme parut surpris. « N’est-ce pas la même chose ? Ne suis-je pas sur Siwenna ? »
Le vieux patricien acquiesça lentement. « Si. Mais Siwenna n’est plus la capitale du Secteur normanique. Votre vieille carte vous a quand même mal guidé. Les étoiles ne changent guère à travers les siècles, mais il n’en va pas de même pour les frontières politiques.
— C’est ennuyeux. Très ennuyeux même. Est-ce que la nouvelle capitale est loin ?
— Elle est sur Orsha II. A vingt parsecs d’ici. De quand date votre carte ?
— Elle a cent cinquante ans.
— Tant que cela ? » Le vieil homme soupira. « Il s’est passé beaucoup de choses depuis. Etes-vous au courant ? »
Mallow secoua la tête en signe de négation.
« Tant mieux pour vous, dit Barr. Cela a été une époque maudite pour les provinces, sauf pendant le règne de Stannel VI, mais il est mort il y a cinquante ans. Depuis lors, ce ne sont que révoltes et destructions, destructions et révoltes. » Tout en parlant, Barr se demandait si la vie solitaire qu’il menait ne le poussait pas à radoter un peu devant l’étranger.
« Des ruines ? dit Mallow vivement. Selon vous, la province aurait été appauvrie ?
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— Pas entièrement. Il faut du temps pour épuiser les ressources naturelles de vingt-cinq planètes de première classe. Nous avons pourtant beaucoup décliné depuis le siècle dernier, et rien, pour l’instant, ne permet de dire que nous remonterons la pente. Mais pourquoi vous intéressez-vous à ces choses, jeune homme ? Vous voilà tout excité et vos yeux brillent ! »
Le Marchand fut sur le point de rougir sous ce regard scrutateur.
« Ecoutez, dit-il. Je suis Marchand, je viens des confins de la Galaxie. J’ai trouvé de vieilles cartes et je cherche à créer de nouveaux marchés. Vous comprenez que vos histoires de ruine m’inquiètent. On ne peut pas tirer de l’argent d’un pays qui n’en a pas. Quelle est la situation sur Siwenna, par exemple ? »
Le vieil homme se pencha en avant. « Je ne puis vous le dire. Peut-être pas si catastrophique, même aujourd’hui. Mais vous, un Marchand ? Vous m’avez plutôt l’air d’un soldat. Vous gardez votre main près de votre fusil, et vous avez une balafre sur la mâchoire.
— La loi est assez souple là d’où je viens, dit Mallow. Se battre et se faire taillader font partie de la vie d’un Marchand. Mais je ne me bats que quand il y a de l’argent en perspective, et, si je peux m’en abstenir, j’aime autant cela. Trouverai-je assez d’argent
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ici pour que cela vaille la peine que je me batte ? Car je suppose que je trouverai facilement des adversaires ?
— Assez facilement, reconnut Barr. Vous pourriez vous joindre aux débris des troupes de Wiscard dans les Etoiles Rouges ; je ne sais pas si vous appelleriez ça se battre ou faire les pirates. Vous pourriez aussi offrir vos services à notre gracieux vice-roi, gracieux par droit de meurtre, pillage, rapine et la parole d’un petit empereur, assassiné depuis lors. » Une rougeur monta aux pommettes du vieil homme. Il ferma les yeux, puis les rouvrit.
« Vous ne paraissez pas beaucoup aimer le vice-roi, seigneur Barr, dit Mallow. Et si j’étais l’un de ses espions ?
— Et alors ? demanda Barr amèrement. Que pourriez-vous me prendre ? » Il embrassa d’un geste large la pièce délabrée et nue.
« Votre vie.
— Elle ne cherche qu’à me quitter. Elle est déjà restée cinq ans de trop avec moi. Mais vous n’êtes pas un homme du vice-roi. Si c’était le cas, peut-être mon instinct de conservation serait-il quand même encore assez fort pour que je me taise.
— Qu’en savez-vous ? »
Le vieil homme rit. « Vous me paraissez bien soupçonneux. Je parie que vous croyez que je cherche à vous faire dire du mal sur le
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gouvernement. Non, non. La politique ne me préoccupe plus.
— Y a-t-il jamais un moment où la politique cesse de préoccuper ? Quand vous avez parlé du vice-roi, quels mots avez-vous employés ? Meurtre, pillage, etc. Ce n’est pas ce qu’on appelle se montrer objectif. »
Le vieil homme haussa les épaules. « Les souvenirs vous aiguillonnent quelquefois, quand ils surgissent brusquement. Ecoutez ! Jugez vous-même ! Quand Siwenna était la capitale de la province, j’étais patricien et membre du sénat provincial. Ma famille était ancienne et respectée. L’un de mes grands-pères avait été... mais peu importe. La gloire passée ne nourrit guère.
— Je suppose, dit Mallow, qu’il y a eu une guerre civile ou une révolution. »
Barr s’assombrit. « Les guerres civiles sont chroniques en ces temps dégénérés, mais Siwenna avait réussi à y échapper. Sous Stannel VI, elle avait presque retrouvé sa prospérité passée. Mais, après cela, sont venus des empereurs faibles, et qui dit empereur faible dit vice-roi fort. Le dernier de ces vices-rois – ce même Wiscard qui continue à piller les Etoiles Rouges – a brigué la pourpre impériale. Il n’était pas le premier. Et il n’aurait pas été le premier à réussir non plus, s’il avait réussi.
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« Mais il a échoué. Car lorsque l’amiral de l’empereur approcha de la province à la tête d’une flotte, Siwenna se révolta contre le vice-roi révolté. » Il s’arrêta, tristement.
Mallow, s’apercevant qu’il était assis, tout crispé, sur le bord de son siège, se força à se détendre. « Continuez, je vous en prie.
— Merci, dit Barr d’un ton las. C’est aimable à vous de vous plier aux caprices d’un vieillard. Ils se révoltèrent donc. Je devrais plutôt dire : nous nous révoltâmes, puisque j’étais parmi les chefs. Wiscard quitta Siwenna précipitamment ; et toute la planète et avec elle la province capitulèrent devant l’amiral, en même temps que l’on prodiguait toutes les assurances possibles de loyauté envers l’empereur. Pourquoi nous avons fait cela, je ne le sais trop. Peut-être nous sentions-nous des obligations envers le symbole, sinon la personne de l’empereur, un enfant cruel et mal élevé. Peut-être redoutions-nous les horreurs d’un siège.
— Et alors ? le pressa Mallow doucement.
— Et alors, répondit l’autre d’un ton amer, l’amiral ne fut pas satisfait. Il voulait la gloire d’avoir maté une province révoltée, et ses hommes voulaient le butin que leurs pillages leur auraient rapporté ; tandis que les gens se réunissaient sur les places des villes pour applaudir l’empereur, l’amiral occupa toutes
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les bases militaires et fit massacrer la population.
— Sous quel prétexte ?
— Sous le prétexte qu’ils s’étaient révoltés contre le vice-roi, l’oint de l’empereur... Et, au bout d’un mois de massacres et de mises à sac, l’amiral devint le nouveau vice-roi. J’avais six fils... Cinq sont morts... de façons diverses. J’avais une fille. J’espère qu’elle est finalement morte. Moi, je m’en suis tiré parce que j’étais vieux. Trop vieux pour causer du souci, même à notre vice-roi. » Il pencha sa tête grise. « Ils ne m’ont rien laissé parce que j’ai aidé à chasser un gouverneur rebelle et privé un amiral de sa gloire. »
Au bout d’un long silence, Mallow demanda : « Qu’est-il advenu de votre sixième fils ?
— Lui ? » Barr eut un sourire acide. « Il ne risque rien, il s’est engagé sous un faux nom dans les troupes de l’amiral. Il est canonnier dans la flotte personnelle du vice-roi. Oh ! non, ne me regardez pas ainsi, ce n’est pas un fils dénaturé. Il vient me voir chaque fois qu’il le peut et me donne ce qu’il peut. C’est lui qui me permet de survivre. Et un jour, notre grand et glorieux vice-roi sera traîné au poteau d’exécution, et mon fils sera le bourreau.
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— Et vous confiez cela à un étranger. Vous mettez en danger la vie de votre fils.
— Non. Je l’aide en introduisant un nouvel ennemi. Et si j’étais aussi ami du vice-roi que je suis son ennemi, je lui dirais de garnir l’espace d’astronefs, jusqu’aux confins de la Galaxie.
— N’est-ce pas ce qu’il a fait ?
— En avez-vous trouvé ? Vous a-t-on interrogé lorsque vous êtes arrivé ? Avec le peu d’astronefs dont ils disposent, et le nombre de petites intrigues et d’ébauches de révolutions qui se fomentent dans les provinces, ils ne peuvent se permettre de placer des bâtiments pour garder les soleils barbares de l’extérieur. Aucun danger ne nous a jamais menacés de la Périphérie... jusqu’au moment où vous êtes venu.
— Moi ? Je ne représente pas un danger.
— Vous n’êtes que l’avant-garde. »
Mallow secoua lentement la tête. « Je crois que je ne vous suis pas bien.
— Ecoutez. » Le vieillard s’anima soudain. « Je l’ai su dès que vous êtes entré. Vous aviez un écran radioactif pour vous protéger, je l’ai vu. »
Il y eut un silence, puis Mallow dit : « Oui, c’est vrai.
— Bon. C’était une erreur, mais vous ne pouviez vous en douter. Je sais certaines
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choses. Ce n’est plus de mode aujourd’hui d’être érudit... les événements vont très vite ; et qui ne peut pas lutter, le fusil atomique à la main, est balayé par le courant, comme je l’ai été. Mais j’ai beaucoup étudié, et je sais que, dans toute l’histoire de l’atome, il n’a jamais été inventé d’écran individuel portatif. Nous en possédons d’immenses, qui peuvent protéger une ville, ou même un astronef, mais pas un individu.
— Ah ? Et qu’en déduisez-vous ?
— Des histoires ont circulé dans l’espace. Elles sont déformées de parsec en parsec... mais, lorsque j’étais jeune, un petit astronef est arrivé avec des hommes étranges à bord, qui ne connaissaient pas nos coutumes et ne pouvaient dire d’où ils venaient. Ils parlèrent de magiciens qui habiteraient aux confins de la Galaxie, des magiciens qui luisaient dans l’obscurité, qui volaient à travers les airs et que les armes n’atteignaient pas.
« Nous en avons tous ri à l’époque, et je n’y ai plus pensé jusqu’à aujourd’hui. Mais vous luisez dans l’obscurité et je crois que, même si j’avais une arme, je ne pourrais vous faire aucun mal. Dites-moi, est-ce que vous savez voler aussi aisément que vous vous asseyez sur cette chaise ? »
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Mallow répondit avec beaucoup de calme : « Je ne sais rien faire de ce que vous dites. »
Barr sourit. « Parfait. Il n’est pas dans mes habitudes de faire subir un interrogatoire à mes hôtes. Mais s’il existe des magiciens, si vous êtes l’un d’eux, il pourrait un jour y en avoir toute une invasion. Peut-être serait-ce une bonne chose. Peut-être avons-nous besoin de sang nouveau. » Il parut un moment se parler tout bas à lui-même, puis reprit : « Mais il y a l’envers de la médaille. Notre nouveau vice-roi fait des rêves aussi, tout comme Wiscard.
— Il rêve de la couronne impériale, lui aussi ? » Barr acquiesça. « Mon fils a surpris des conversations. C’est inévitable, puisqu’il se trouve dans l’entourage immédiat du vice-roi. Il me les a rapportées. Notre nouveau vice-roi ne refuserait pas la couronne si on la lui donnait, mais il se réserve une position de repli. Il paraîtrait qu’à défaut de l’empire existant, il n’hésiterait pas à s’en créer un dans l’arrière-pays barbare. Il aurait même, mais je ne puis le certifier, marié une de ses filles à un roitelet, quelque part dans la Périphérie.
— S’il fallait écouter tous les racontars...
— Je sais. Et il y en a des tas. Je suis vieux et je radote. Mais vous, quel est votre
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avis ? » Le regard des yeux pâlis par l’âge était perçant, scrutateur.
Le Marchand réfléchit. « Je ne peux rien vous dire. Mais j’aimerais vous poser une question. Est-ce que Siwenna possède l’énergie atomique ? Attendez, je sais qu’elle n’ignore pas l’existence de cette énergie. Mais est-ce qu’il y a des générateurs intacts, ou est-ce qu’ils ont été détruits pendant la révolte ?
— Détruits ? Oh ! non ! Ils anéantiraient la moitié de la planète plutôt que de toucher aux générateurs. Ils sont irremplaçables et ce sont eux qui fournissent son énergie à la flotte. » Il ajouta presque fièrement : « Nous avons la plus grande et la plus perfectionnée des centrales de ce côté-ci de Trantor.
— Et comment devrais-je m’y prendre pour voir ces générateurs ?
— Rien à faire ! dit Barr sans hésiter. Si vous approchez d’un centre militaire, vous serez fusillé sur place. Vous ou n’importe qui. Siwenna est toujours privée de ses droits civiques.
— Vous voulez dire que toutes les centrales sont sous le contrôle des militaires ?
— Non. Il y a de petites centrales urbaines, celles qui fournissent le chauffage et l’éclairage, l’énergie nécessaire aux transports, etc. Mais celles-là sont sous le
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contrôle des technistes, ce qui ne vaut guère mieux.
— Qu’est-ce que les technistes ?
— C’est un groupe de spécialistes qui surveillent le fonctionnement des centrales. Il s’agit de charges héréditaires, les fils apprenant le métier de leur père. Nul autre qu’un techniste ne peut pénétrer dans une centrale.
— Ah...
— Je ne dis pas, ajouta Barr, qu’on n’a jamais vu de techniste se laisser corrompre. A une époque où neuf empereurs se succèdent en cinquante ans, parmi lesquels sept sont assassinés, où le dernier des commandants d’astronef aspire à devenir vice-roi, et tout vice-roi à devenir empereur, il serait étonnant que les technistes fussent inévitablement insensibles à l’argent. Mais il en faudrait beaucoup. Moi, je n’en ai pas, et vous ?
— De l’argent ? Non. Mais est-ce le seul moyen de corrompre ?
— Quel autre moyen y aurait-il quand l’argent achète tout le reste ?
— Il y a encore des tas de choses que l’argent n’achète pas. Quand vous m’aurez dit où se trouve la plus proche ville possédant une centrale et comment y parvenir, il ne me restera plus qu’à vous remercier.
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— Attendez ! » Barr étendit ses mains maigres. « Pourquoi cette hâte ? Moi, je ne vous pose pas de questions. Mais, en ville, où tous les habitants continuent à être considérés comme rebelles, vous seriez appréhendé par le premier garde qui entendrait votre accent et verrait votre costume. »
Il se leva et, du tiroir d’une vieille commode, alla tirer un petit fascicule. « C’est mon passeport... il est faux. C’est lui qui m’a servi pour m’échapper. »
Il le plaça dans la main de Mallow et replia les doigts de celui-ci dessus. « Le signalement ne correspond pas, mais, si vous vous y prenez bien, personne n’y regardera de trop près.
— Mais vous ? Vous restez sans papiers. »
L’autre haussa les épaules. « Et alors ? Autre précaution que vous devez prendre : votre langage ! Votre accent est barbare, vous employez des expressions bizarres et des tas d’anachronismes. Moins vous parlerez, moins vous attirerez l’attention sur vous. Maintenant, je vais vous indiquer le chemin de la ville. »
Cinq minutes plus tard, Mallow était parti.
Il revint encore une fois, juste pour un instant, dans la maison du vieux patricien avant de la quitter complètement. Lorsque, tôt le lendemain matin, Onum Barr sortit dans son jardin, il trouva une caisse au milieu de
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