Moon Spell (French Edition)
Chapitre 40
D avid arracha ma culotte d’un mouvement sec, et je gloussai pour toute réponse.
— Une objection ? demanda-t-il avec un sourire carnassier avant de me renverser sur son lit.
— Aucune, soufflai-je contre ses lèvres. Je trouve ça très excitant, même si je n’aurai bientôt plus aucun sous-vêtement en état d’être porté.
— Ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. Tu portes toujours beaucoup trop de tissu à mon goût.
Il fit glisser sa main le long de mon flanc et l’arrêta sur un de mes seins pour en titiller la pointe. Un frisson de plaisir courut aussitôt jusqu’entre mes cuisses. Il lui donna un coup de langue, puis le suçota une seconde avant de le libérer.
— Le froid, l’hiver, la pudeur…, répliquai-je en ébouriffant ses cheveux.
— Reste dans ma tanière, objecta-t-il. Tu pourras te promener nue en permanence.
David aspira le lobe de mon oreille. Je ne pus retenir un gémissement. Il descendit ensuite le long de ma jugulaire, et je soupirai de plaisir.
— Je gagnerai ainsi de précieuses secondes chaque fois que j’ai envie de toi, ajouta-t-il contre ma gorge. Et tu sais que j’ai toujours envie.
— Obsédé.
— Tu es bien placée pour parler, dit-il en attrapant mes fesses à pleines mains pour me positionner à califourchon sur lui.
Il était vrai que ma libido n’avait rien à envier à celle du loup qui partageait ma vie. Je souris de bonheur. Nous étions ensemble depuis trois mois, maintenant, et j’étais plus heureuse que je ne l’avais jamais été. Les meurtres avaient pris fin avec la capture de Dwight, qui croupissait dans le sous-sol du coven dans une cellule spécialement aménagée pour lui. Je lui rendais visite, parfois, n’ayant pas encore tiré un trait sur l’homme que j’avais aimé toutes ces années. Le nouveau shérif était un surnat que nous connaissions, un loup de la meute de David, Virginia était repartie, j’avais récupéré mon poste. Même Sharon se faisait à David. Tout allait au mieux dans le meilleur des mondes. En parlant d’aller bien…
Je descendis de David et m’agenouillai face à lui, entre ses cuisses. Je glissai les mains dans son pantalon et sortis son érection fièrement dressée. Le fait qu’elle pointait ma bouche ne devait pas être une coïncidence, et je m’empressai de l’avaler tout entière.
— Sarah, lâcha David dans un râle. Tu vas me rendre fou.
Je ne répondis pas, occupée à prodiguer des coups de langue à mon loup, qui frissonnait de désir. Je commençai des mouvements plus rapides, la faisant coulisser dans ma bouche de plus en plus vite, et je sentis son plaisir perler sur le bout de son gland. Je m’en délectai avec une fièvre impossible à refréner. J’adorais être aux commandes, pomper David jusqu’à lui faire perdre la tête, décider du moment où je le laisserai éjaculer dans ma bouche, sur mes seins ou mes fesses. Je léchai et aspirai avec extase, me régalant de ses gémissements.
Je pris son membre à deux mains et le masturbai sans cesser de le sucer avec dévotion. Ce mot était parfait : David était mon Dieu désormais, et je comptais bien l’honorer chaque seconde de ma vie.
— À mon tour, gronda David en m’attrapant par les épaules pour me relever d’un coup sec et me jeter sur le lit.
Je gloussai à nouveau, prête à jouir de sa langue experte. J’écartai aussitôt les cuisses sans le quitter des yeux. Il s’approcha lentement, retirant sa chemise dans le mouvement, et s’abaissa entre mes jambes. Il souffla sur mon bouton, m’arrachant un frisson, puis donna un premier coup de langue. Ma tête partit en arrière de plaisir. C’était si bon. On n’arrêtait pas de baiser comme des lapins, ou plutôt comme des loups, mais je ne m’en lasserais jamais. Pas plus que de nos joutes verbales constantes. Je me sentais parfaitement bien pour la première fois de ma vie.
David continuait à fouiller mon intimité de sa langue, m’envoyant des décharges divines dans tout le corps. Il inséra un doigt dans ma fente, puis un second, et il commença à me baiser ainsi sans cesser de me lécher. J’atteignis l’orgasme en un temps record. Mais David ne comptait pas en rester là. Il me retourna sans ménagement sur le matelas, puis se releva pour ôter son jean.
— Tu es à moi, Sarah. Tu es ma louve.
Je gémis d’anticipation.
— Agis au lieu de parler, lui ordonnai-je.
Il rit contre mon épaule, son souffle chaud sur ma peau brûlante de désir.
— Tu ne perds rien pour attendre, vilaine fille, dit-il en me donnant une claque sur les fesses.
Il m’embrassa la nuque, puis descendit le long de mon corps en déposant des baisers dans son sillage. Il s’arrêta sur mes fesses, auxquelles il donna une autre bonne tape avant de les cajoler et de me redresser pour me mettre sur les genoux. Je cambrai aussitôt le dos pour tendre les fesses devant son visage et mieux profiter des sensations à venir. Il recommença à m’embrasser, à me caresser, à me lécher, puis il les écarta sans autre forme de procès. Sa langue s’enfonça alors dans les plis de mon intimité. J’étais à nouveau au bord de l’extase.
— C’est si bon, David. Continue.
Il me fessa pour toute réponse, et je gémis.
— Encore…
Il recommença, tout en continuant à titiller mon petit trou avec délectation.
— Tu aimes vraiment donner des ordres, me glissa-t-il. N’oublie pas qui commande, femme.
Je ris, ce qui me valut une nouvelle claque sur les fesses. J’allais répliquer, mais David me pénétra d’un doigt et je perdis le fil de mes pensées. Il me tortura un long moment ainsi, se régalant de mes cris de plaisir. Puis il se positionna derrière moi et enfonça son membre dur dans ma chatte. Il me baisait lentement en levrette tout en continuant à faire des va-et-vient rapides de son doigt dans mon autre trou.
— Qui commande, Sarah ? À qui obéis-tu ?
Il me pilonnait du doigt sans pitié tout en me baisant tendrement de sa queue. Je perdais déjà pied. J’allais encore jouir d’une seconde à l’autre.
— Sarah, grogna-t-il avant d’enfoncer un second doigt.
— Toi, fis-je à bout de souffle. Je suis à toi, toute à toi.
Il retira son membre d’un coup. Je hurlai de frustration, mais il releva mes fesses pour lécher mon clitoris sans cesser de me doigter l’anus, et mon cri se perdit dans des gémissements d’extase. J’étais aux portes du septième ciel. David me rendait folle, il était si beau, si viril, si… mâle.
— Dis-le encore, Sarah.
Il retira ses doigts, me poussa pour m’allonger sur le matelas, et se redressa au-dessus de moi, ses bras de part et d’autre de ma tête. Il attrapa alors mes cheveux d’une poigne implacable et me donna une nouvelle fessée.
— Je suis à toi, David. Fais-moi tout ce que tu veux, implorai-je. J’ai besoin de te sentir en moi, maintenant.
— Encore en train de donner des ordres…, me gronda-t-il. Je vais te bâillonner, si tu continues…
Pour joindre le geste à la parole, il saisit ma gorge par-derrière et m’enfonça deux doigts dans la bouche. Je m’appliquai aussitôt à les sucer aussi bien que je le pouvais vu la position. Cette réaction lui plut de toute évidence. Je pouvais sentir son imposante érection reposer entre mes fesses, et je commençai à me tortiller pour la rediriger là où je la voulais.
— Sarah, souffla-t-il à mon oreille.
Puis il releva le bassin, prit appui à côté de ma tête et attrapa son membre pour le mener droit vers ma petite entrée. Je lâchai un râle de plaisir lorsque son gland passa le premier palier, et je m’habituai à sa présence agréable.
Comme David prenait son temps, sa queue progressant en moi avec une lenteur insoutenable, je hissai à mon tour le bassin pour aller à sa rencontre. Il s’enfonça un peu plus, mais toujours trop timidement. J’avais besoin de le sentir, de me sentir pleine de lui. Il donna une première poussée, plus loin, et je crus défaillir. Il se retira aussitôt et recommença l’opération. Et encore, avançant à chaque fois plus, mais pas assez vite à mon goût. C’était insupportable. J’allais exploser. S’il continuait à jouer comme ça avec mes nerfs, j’allais avoir un nouvel orgasme avant même qu’il me pilonne.
— Vas-y, le suppliai-je. S’il te plaît.
— Vos désirs sont des ordres, madame.
Et, sur ces merveilleuses paroles, il s’enfonça en moi d’un grand coup jusqu’à la garde et se mit à me pénétrer comme un forcené, haletant tant son effort était important. Je sentis le plaisir monter. Mon corps trempé de sueur réagissait avec violence aux sensations qui déferlaient partout en moi. David attrapa l’un de mes seins et en tortura la pointe pendant qu’il me baisait brutalement. Il le lâcha pour empoigner mes cheveux et m’embrasser tout en continuant à me ravager.
— David ! criai-je alors que mon second orgasme arrivait à grands pas.
Le comprenant, il me saisit la gorge à deux mains et serra, s’appuyant sur moi tandis qu’il me pilonnait comme un fou. Le manque d’air couplé à sa queue me fit jouir en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, et je poussai un hurlement étouffé contre le matelas. Mais David n’en avait pas fini. Il redoubla de vigueur et imprima un rythme impossible à ses va-et-vient. Il me pénétrait encore et encore sans pitié, comme s’il avait perdu le contrôle de son corps, comme s’il allait crever s’il n’éjaculait pas bientôt. Le plaisir gronda à nouveau en moi.
Il accéléra encore, sortant et entrant en moi avec de plus en plus de force. Il me saisit la tête d’une main et la plaqua contre le matelas. Je pouvais à peine respirer, mais cela m’était égal. J’aurais pu mourir pendant qu’il me faisait sienne et tout aurait été parfait ainsi. J’avais toute confiance en David, je savais qu’il ne me ferait jamais de mal.
Il ralentit le rythme, si bien que je ressentais chaque millimètre de son membre glisser en moi, et je faillis défaillir. David poussa un long râle et explosa. Je jouis au même moment, et ce fut comme si nos corps fusionnaient dans un déferlement de plaisir partagé. Je ne m’étais jamais sentie si vivante, si comblée, ou autant à ma place.
— Oh, Sarah, murmura David dans mon oreille. Je t’aime.
David se retira et s’allongea à mes côtés. Il s’appuya sur un coude pour mieux me regarder. Il caressa ma joue d’un geste tendre.
— Épouse-moi, dit-il.
Il me fixait comme si j’étais la plus belle chose sur Terre. Un éclat d’inquiétude brillait cependant au fond de ses yeux. Pouvait-il vraiment craindre que je refuse ? Je ris à cette idée.
— Ce n’était pas vraiment la réaction que j’espérais…
Mon rire redoubla, puis je pris sa tête entre mes mains pour y déposer des baisers partout.
— Bien sûr que je veux t’épouser, David. Je t’aime plus que tout. Tu es ma vie, mon oxygène, mon ancre.
Il sourit.
— Tu es la femme de ma vie, Sarah. De celle-ci et de toutes les autres, j’en suis convaincu.
Il m’embrassa avec amour avant de glisser sa langue entre mes lèvres. Je répondis aussitôt à cette douce caresse. Ses mains repartirent immédiatement à l’assaut de mon corps et je me laissai faire avec délice.
J’avais trouvé mon autre, mon tout, l’homme pour lequel mon cœur battait. Nous avions survécu à tellement de choses et, pourtant, il y avait encore une part de mystère entre nous, qui ne disparaîtrait jamais, avec un peu de chance. Nous avions appris à nous faire confiance, à nous aimer malgré les différences. Notre amour transcendait toutes les barrières. J’étais fière de nos accomplissements, de la façon dont nous avions vaincu. Nous avions prouvé que l’amour peut triompher de la peur et des préjugés. Et, en le regardant, je savais que nous avions un avenir, que nous pourrions continuer à nous aider et à nous protéger l’un l’autre. Nous étions différents, mais complémentaires. Et, ensemble, nous étions forts.
J’étais prête à tout affronter, main dans la main, avec David.
Des hurlements de loup au loin accompagnèrent cette pensée tandis que je me laissai aller dans les bras de l’homme que j’aimais.
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À PROPOS DE BLUE
Derrière Blue Blackwell se cachent deux copines qui écrivent de la romance paranormale spicy en riant beaucoup et en buvant un peu.
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