Pourquoi trop penser rend manipulable
Tout dépend de l’âge mental
Vous avez lu ou entendu diverses appellations du phénomène : manipulateur, manipulateur destructeur, pervers narcissique, sociopathe, psychopathe. Comment faire la différence entre les uns et les autres ? Fidèle à ma théorie de l’immaturité, je dirais que tout dépend simplement de l’âge mental de votre manipulateur. À quel âge a-t-il bloqué sa croissance psychologique ? S’il est assez « vieux », il sera relativement vivable, s’il est très jeune, il sera très dangereux. Pour moi, les manipulateurs les plus âgés ont 12 ans d’âge mental. Il me semble qu’au-delà de 12 ans, l’enfant a passé le cap critique et finit de grandir. Les manipulateurs de 12 ans sont les moins pénibles, parce qu’ils ont un début de conscience et de responsabilisation et que l’on peut encore les raisonner un petit peu. Leurs victimes les prennent souvent pour des ados attardés. Pourtant, ils n’en ont même pas l’âge ! Mais un gamin mal cadré qui revendique de ne faire que ce qu’il veut peut facilement passer pour un ado en crise. Dans ma pratique, en général, j’ai plutôt affaire à des victimes aux prises avec un morveux (ou une peste) de 7-8 ans. Les manipulateurs de cet âge-là sont déjà des gens très difficiles à vivre. Vous pouvez en croire le témoignage de leurs victimes, que ce soit en famille ou en entreprise. Que penser d’une chef comptable qui vous pique vos lunettes pendant que vous êtes aux toilettes ? Ou d’un mari qui enduit la semelle du fer à repasser d’encre rouge ? Ces représailles signent leur âge mental ! Les parents manipulateurs sont jaloux de leurs propres enfants et se placent en compétition avec eux. Ils ne supportent pas d’être dépassés par leurs enfants. On ne double pas ! C’est moi devant ! Quand l’un des enfants (en général l’aîné ou le petit dernier) atteint l’âge mental de son parent manipulateur, cela le rend infernal. Un déluge de hurlements, de coups et de vexations s’abat sur l’enfant. À ce moment-là, et à cause de cela, le conjoint victime enclenche le divorce. C’est d’ailleurs un des moyens que j’utilise pour cerner l’âge mental d’un manipulateur. Par exemple, si votre aîné a 8 ans au moment du divorce, il est probable que votre conjoint n’en ait que 7.
Les cas les plus graves sont ceux où les manipulateurs ont été bloqués très tôt dans leur croissance mentale (4-5 ans). Ils sont à l’âge du « caca-prout ». Quand la libido s’organise autour de la zone érogène anale, on parle de stade « anal-sadique ». C’est le point d’ancrage du sadomasochisme. Les blagues scatologiques les font s’étouffer de rire. Ils ont un vif intérêt pour l’anus et ses fonctions. L’hygiène et la propreté ne sont pas acquises. Ils sont sales et salissent par plaisir. Avec beaucoup de gêne, certaines victimes m’ont raconté que leur manipulateur adorait mettre du caca partout : sur la lunette des WC, sur les draps du lit, sur les serviettes de toilette, qu’il ne se lavait pas, ne se brossait jamais les dents… Ce n’est pas un monopole masculin : des hommes victimes m’ont raconté que leur compagne manipulatrice n’appréciait que la sodomie, ou qu’en période de règles elle mettait du sang partout dans la maison. C’est aussi l’âge où les enfants adorent faire bouffer des crottes de lapin à leur petit frère (cf. La Gloire de mon père, de Marcel Pagnol). C’est donc l’âge où ils risquent aussi d’être des empoisonneurs. J’ai parfois dû inciter mes clients à surveiller leur verre et leur assiette en présence de leur manipulateur. Lorsqu’ils sont restés bloqués à cet âge-là, leur cruauté est du sadisme pur et se combine au niveau d’inconscience et d’irresponsabilité d’un enfant de 4 ans. C’est ce qui les rend extrêmement dangereux. Quand je détecte un manipulateur aussi jeune, je me fais beaucoup de souci pour sa victime, car je sais qu’elle est réellement en danger de mort.
Alors, psychopathes ou pas ? Quel que soit leur âge mental, les manipulateurs ont en commun les caractéristiques attribuées ordinairement aux psychopathes :
– l’indifférence froide,
– l’irresponsabilité,
– la difficulté de maintenir une relation avec autrui,
– l’intolérance à la frustration,
– l’absence de culpabilité,
– la tendance à blâmer autrui,
– et une forte irritabilité accompagnée de passages à l’acte fréquents
(actions violentes et impulsives).