La Aduana de Mar

Jean d’Ormesson · Capítulo 63 de 64

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La Aduana de Mar

Notas sobre las fuentes de esta obra

 

El curioso lector podrá consultar en esta sección las versiones originales de diversos poemas y versos que O cita para beneficio de A. Las traducciones al español son de Christian Duverger, salvo donde se indica. También se indican datos sobre las fuentes de ciertos pasajes.

 

Zum Sehen geboren,

Zum Schauen bestellt,

Der Turme geschworen,

Gefallt mir die Welt.

W (1) OLFGANG G OETHE, Segundo Fausto , 1832.

Nous sommes dans l’inconcevable,

mais avec des repères éblouissants.

R (2) ENE C HAR , Recherche de la base et du sommet , 1955.

Comme un guetteur mélancolique

J’observe la nuit et la mort

GUILLAUME APOLLINAIRE, Le Guetteur mélancolique, 1952

(obra póstuma (3)).

Le sage est celui qui s’étonne de tout.

A (4) NDRE G IDE, Les Nourritures terrestres , 1897.

Espèce de morte,

De quels corridors

Ouvres-tu la porte

Lorsque tu t’endors?

J (5) EAN C OCTEAU , Plain-Chant , 1923.

Soleil, soleil!… Faute éclatante!

Toi qui masques la mort, soleil,

Sous l’azur et l’or d’une tente

Où les fleurs tiennent leur conseil;

Par d’impénétrables délices,

Toi, le plus fier de mes complices,

Et de mes pièges le plus haut,

Tu gardes les cœurs de connaître

Que l’univers n’est qu’un défaut

Dans la pureté du non-être!

Soleil, qui suscites l’éveil

A l’être, et de feux l’accompagnes,

Toi qui l’enfermes d’un sommeil

Trompeusement peint de campagnes,

Fauteur des fantômes joyeux

Qui rendent sujette des yeux

La présence obscure de l’âme,

Toujours le mensonge m’a plu

Que tu répands sur l’absolu,

O roi des ombres fait de flamme!

P (6) AUL V ALERY, «Ébauche d’un serpent», Charmes , 1922.

Honneur des hommes, saint Langage,

Discours prophétique et paré,

Belles chaînes en qui s’engage

Le dieu dans la chair égaré.

Illumination, largesse,

Voici parler une Sagesse

Et sonner une auguste Voix

Qui se connaît quand elle sonne

N’être plus la voix de personne

Tant que des ondes et des bois.

P (7) AUL V ALERY, «La Pythie», Charmes , 1922.

Je te donne ces vers afin que, si mon nom

Aborde heureusement aux époques lointaines

Et fait rêver un soir les cervelles humaines,

Vaisseau favorisé par un grand aquilon,

Ta mémoire, pareille aux fables incertaines,

Fatigue le lecteur ainsi qu’un tympanon

Et par un fraternel et mystique chaînon

Reste comme pendue à mes rimes hautaines…

C (8) HARLES B AUDELAIRE , Les Fleurs du mal , XXXIX, 1861.

Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose, En sa belle jeunesse, en sa première fleur,

Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,

Quand l’aube de ses pleurs au point du jour l’arrose;

La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,

Embaumant les jardins et les arbres d’odeur,

Mais, battue ou de pluie ou d’excessive ardeur, Languissante, elle meurt, feuille à feuille déclose.

Ainsi, en ta première et jeune nouveauté

Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,

La Parque t’a tuée et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs, Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs, Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.

PIERRE DE RONSARD, «Sur la mort de Marie», Les Amours,

1578(9).

Ils ont ce grand dégoût mystérieux de l’âme

Pour notre chair coupable et pour notre destin; Ils ont, êtres rêveurs qu’un autre azur réclame, Je ne sais quelle soif de mourir le matin…

Quand nous en irons-nous où vous êtes, colombes! Où sont les enfants morts et les printemps enfuis, Et tous les chers amours dont nous sommes les tombes Et toutes les clartés dont nous sommes les nuits?

Vers ce grand ciel clément où sont tous les dictames,

Les aimés, les absents, les êtres purs et doux,

Les baisers des esprits et les regards des âmes, Quand nous en irons-nous? Quand nous en irons-nous?

VICTOR HUGO, «Claire», Les Contemplations, VI, VIII, 1846.

Traducción de B. (10) S. S.

Elle était déchaussée, elle était décoiffée,

Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants; Moi qui passais par là, je crus voir une fée

Et je lui dis: veux-tu t’en venir dans les champs?

Elle me regarda de ce regard suprême

Qui reste à la beauté quand nous en triomphons Et je lui dis: veux-tu, c’est le mois où l’on aime, Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds?

Elle essuya ses pieds à l’herbe de la rive,

Elle me regarda pour la seconde fois

Et la belle folâtre alors devint pensive.

Oh!, comme les oiseaux chantaient au fond des bois!

Comme l’eau caressait doucement le rivage!

Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts, La belle fille heureuse, effarée et sauvage,

Ses cheveux dans les yeux, et riant au travers.

VICTOR HUGO, Les Contemplations, I, XXI, 1830.

Traducción de B. (11) S. S.

Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon,

Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses, Que ton sein m’était doux! Que ton cœur m’était bon! Nous avons dit souvent d’impérissables choses Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon.

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées! Que l’espace est profond! Que le cœur est puissant! En me penchant vers toi, reine des adorées,

Je croyais respirer le parfum de ton sang,

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées!

La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison,

Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles, Et je buvais ton souffle, ô douceur!, ô poison!

Et tes pieds s’endormaient dans mes mains fraternelles. La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison.

CHARLES BAUDELAIRE, «Le Balcon», Les Fleurs du mal,

XXXVI, 1861(12).

J’aimais, Seigneur, j’aimais, je voulais être aimé.

J (13) EAN R ACINE , Berenice , acto V , escena 7, 1670.

J’ai choisi de rester fidèle

Pour rien pour le souci du temps

Pour pouvoir dire elle était belle

La vie au creux de mon amant

A (14) NNE-MARIE K EGELS (1912-1994).

Primer verso del poema:

Incertitude, ô mes délices

Vous et moi nous nous en allons

Comme s’en vont les écrevisses,

A reculons, à reculons.

G (15) UILLAUME A POLLINAIRE , «L’écrevisse», Le Bestiaire , 1911.

Elle avait un cœur d’hirondelle

Sur le canapé du bordel

Je venais m’allonger près d’elle

Dans les hoquets du pianola

Est-ce ainsi que les hommes vivent

Et leurs baisers au loin les suivent

Comme des soleils révolus.

LOUIS ARAGON, «Bierstube Magie allemande», Le Roman

inachevé, 1956.

Traducción de B. (16) S. S.

Ô mon jardin d’eau fraîche et d’ombre

Ma danse d’être mon cœur sombre

Mon ciel des étoiles sans nombre

Ma barque au loin douce à ramer

LOUIS ARAGON, Le Fou d’Elsa, 1963.

Traducción de B. (17) S. S.

Je suis plein du silence assourdissant d’aimer

LOUIS ARAGON, Le Fou d’Elsa, 1963.

Traducción de B. (18) S. S.

Au cloître que Rancé maintenant disparaisse,

Il n’a de prix pour nous que dans ce seul moment Et dans ce seul regard qu’il jette à sa maîtresse, Qui contient toutes les détresses,

Le feu du ciel volé brûle éternellement.

LOUIS ARAGON, «Le regard de Rancé», Cantique à Elsa, 1942.

Traducción de B. (19) S. S.

Y avait dix filles dans un pré,

Toutes les dix à marier.

Y avait Dine, y avait Chine,

Y avait Claudine et Martine,

Ah! Ah! Ah!

Catherinette et Caterina,

Y avait la belle Suzon,

La duchesse de Montbazon,

Y avait Célimène

Et y avait la du Maine…

Le fils du roi vint à passer…

Canción popular francesa, siglo (20) XVII. Verso final del poema:

Il la voit il l’entend ou du moins croit l’entendre Qui se plaint de toujours attendre

Et lui tend ses bras plus beaux que de raison

L’escalier dérobé la porte et c’est l’alcôve

Les rideaux mal tirés par des doigts négligents Il reconnaît ces yeux que souffrir a fait mauves

Cette bouche et ces boucles fauves

Cette tête coupée au bord d’un plat d’argent

LOUIS ARAGON, «Le regard de Rancé», Cantique à Elsa,

1942 (21).

Car sinueuse et délicate

Comme l’œuvre de ses fuseaux,

Venise est semblable à l’agate

Avec ses veines de canaux

H (22) ENRI DE R EGNIER , «Petite suite vénitienne», 1901.

C’est un cri répété par mille sentinelles,

Un ordre renvoyé par mille porte-voix;

C’est un phare allumé sur mille citadelles,

Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois!

CHARLES BAUDELAIRE, «Les Phares», Les Fleurs du mal, VI,

1861 (23).

Wer immer strebend sich bemüht, den konnen wir erlösen.

W (24) OLFGANG G OETHE , Segundo Fausto , 1832.

Surtout, pas de ragots. Le défunt avait horreur de ça.

V (25) LADIMIR M AYAKOVSKY

L’ amour est un enfant, mon maître.

Il l’est aussi du berger et du roi.

Il est fait comme vous, il pense comme moi,

Mais il est plus hardi peut-être.

FRANÇOIS-JOACHIM DE PIERRE, CARDENAL DE BERNIS, Réflexions

sur les passions (26) , 1741.

Versos finales de:

J’ai hiverné dans mon passé

Revienne le soleil de Pâques

Pour chauffer un cœur plus glacé

Que les quarante de Sébaste

Moins que ma vie martyrisés.

GUILLAUME APOLLINAIRE, «La Chanson du Mal-Aimé»,

Alcools (27) , 1913.

Regardez tous. Voilà l’homme rouge qui passe.

Último verso del drama Marion Delorme, de VICTOR HUGO,

1831 (28).

Nous sommes les petits lapins,

Gens étrangers à l’écriture

Et chaussés des seuls escarpins

Que nous a donnés la nature.

N’ayant pas lu Dostoïevski,

Nous conservons des airs peu rogues

Et certes ce n’est pas nous qui

Nous piquons d’être psychologues.

Nous sommes les petits lapins,

C’est le poil qui forme nos bottes

Et, n’ayant pas de calepins,

Nous ne prenons jamais de notes.

T (29) HEODORE DE B ANVILLE (1823-1891).

El texto es un extracto de la obra teatral Electre, de JEAN

G (30) IRAUDOUX , 1937.

«El pasado es un abolido juguete de inanidad sonora»: Le passé est un aboli bibelot d’inanité sonore.

El texto hace referencia a un poema de Stéphane Mallarmé:

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,

L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore, Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix

Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide: nul ptyx,

Aboli bibelot d’inanité sonore,

(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx Avec ce seul objet dont le Néant s’honore).

S (31) TEPHANE M ALLARME, «Soneto en IX», 1887.

Charlotte, lotte, lotte,

Heisst meine Wäscherin,

Sie bringt mir selbst die Wäsche,

Weil ich ihr Liebster bin.

Und hat sie nichts zu bringen,

So kommt sie ohne was,

Kein Tag geht ohne Lotte,

Auf Lotte ist Verlass.

O (32) TTO J ULIUS B IERBAUM, Irrgarten der Liebe , S. 45, 1901.

Pertenece al poema:

Le jour fatal est proche, et vient comme un voleur. Avant qu’à nos erreurs le ciel nous abandonne, Profitons de l’instant que de grâce il nous donne, Hâtons-nous; le temps fuit, et nous traîne avec soi, Le moment où je parle est déjà loin de moi.

N (33) ICOLAS B OILEAU, Epître III , 1701.

Aquí Ormesson se complace con citar libros poco conocidos. Point de lendemain, fechada en 1777, es obra de Vivant Denon, que fue el encargado del Museo del Louvre; Mon Amie Nane es una novela de Paul-Jean Toulet publicada en 1905; Molinoff, Indre-et-Loire ha sido escrito por el olvidado Maurice Bedel en 1928, y Le Parfum des îles Borromées, por el también olvidado

René Boylesve en 1898(34).

Volupté, volupté, qui fut jadis maîtresse

Du plus bel esprit de la Grèce,

Ne me dédaigne pas, viens-t’en loger chez moi; Tu n’y seras pas sans emploi.

J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique,

La ville et la campagne, enfin tout; il n’est rien Qui ne me soit souverain bien,

Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique

JEAN DE LA FONTAINE, «Eloge de la volupté», Les Amours de

Psyché et de Cupidon (35) , libro II, 1669.

L’olive est au pressoir, la grappe est dans la tonne.

Une rieuse enfant nous verse le muscat.

Un vent frais a cueilli la verveine et la menthe

Pour nous envelopper des charités du sort.

Ami, nous raisonnons de l’humaine tourmente

Comme deux matelots qui reviennent au port.

C (36) HARLES M AURRAS , La Musique intérieure , 1925.

Sand, quand tu l’écrivais, où donc l’avais-tu vue, Cette scène terrible où Noun, à demi nue,

Sur le lit d’Indiana s’enivre avec Raimon?

Qui donc te la dictait, cette scène brûlante

Où l’amour cherche en vain, d’une main palpitante, Le fantôme adoré de son illusion?

As-tu rêvé cela, George, ou t’en souviens-tu?

ALFRED DE MUSSET, Carta a George Sand, 24 de junio de

1833 (37).

Si mon regard se lève au milieu de l’orgie,

Si ma lèvre tremblante et d’écume rougie

Va cherchant un baiser,

Que mes désirs ardents sur les épaules nues

De ces femmes d’amour, pour mes plaisirs venues Ne puissent s’apaiser.

(…)

Dans un baiser d’adieu que nos lèvres s’étreignent, Qu’en un sommeil glacé tous mes désirs s’éteignent, Et que Dieu soit maudit!

ALFRED DE MUSSET, «La chanson de Stenio» en Lélia de George

Sand, 1833 (38).

On est plus près du cœur quand la poitrine est plate

(…)

Ta lampe ne brûla qu’en empruntant ma flamme. Comme le grand convive aux noces de Cana,

Je changeais en vin pur la fadeur de ton âme,

Et ce fut un festin dont plus d’un s’étonna.

Tu n’as jamais été dans tes jours les plus rares Qu’un banal instrument sous mon archet vainqueur Et, comme l’air qui sonne au bois creux des guitares, J’ai fait chanter mon rêve au vide de ton cœur.

L (39) OUIS B OUILHET , Festons et astragales , 1859.

Fais-moi boire au creux de tes mains

Si l’eau n’en dissout point la neige.

TRISTAN L’HERMITE, Le Promenoir des deux amants,

siglo (40) XVIII.

L’âme pleine d’amour et de mélancolie,

Et couché sur des fleurs et sous des orangers,

J’ai montré ma blessure aux deux mers d’Italie Et fait dire ton nom aux échos étrangers.

F (41) RANÇOIS M AYNARD, La Belle vieille , siglo XVII .

Je t’aimais inconstant, qu’aurais-je fait fidèle?

J (42) EAN R ACINE , Andrómaca , acto IV , escena 5, 1667.

Ces jours, si longs pour moi, lui sembleront trop courts.

J (43) EAN R ACINE , Berenice , acto IV , escena 5, 1670.

Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux.

J (44) EAN R ACINE, Fedra , acto IV, escena 6, 1677.

J’arrive tout couvert encore de rosée

Que le vent du matin vient glacer à mon front.

Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée

Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête,

Toute sonore encore de vos derniers baisers.

Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête

Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

P (45) AUL V ERLAINE , «Green», Romances sans paroles , 1874.

La foudre maintenant peut tomber sur ma tête; Jamais ce souvenir ne peut m’être arraché!

Comme le matelot brisé par la tempête,

Je m’y tiens attaché.

Je ne veux rien savoir, ni si les champs fleurissent, Ni ce qu’il adviendra du simulacre humain,

Ni si ces vastes cieux éclaireront demain

Ce qu’ils ensevelissent.

Je me dis seulement: «À cette heure, en ce lieu, Un jour, je fus aimé, j’aimais, elle était belle». J’enfouis ce trésor dans mon âme immortelle

Et je l’emporte à Dieu.

ALFRED DE MUSSET, «Souvenir», 1845.

Traducción de B. (46) S. S.

—Car c’est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d’âge en âge

Et vient mourir au bord de votre éternité.

CHARLES BAUDELAIRE, «Les Phares», Les Fleurs du mal, VI,

1861 (47).

Ma colombe ma blanche rade

Ô marguerite exfoliée

Mon île au loin ma Désirade

Ma rose mon giroflier

GUILLAUME APOLLINAIRE, «Voie lactée, ô sœur lumineuse»,

Alcools (48) , 1913.

Spectres du plein midi, revenants du grand jour, Fantômes d’une vie où l’on parlait d’amour.

L (49) OUIS A RAGON , «Vingt ans après», Le Crêve-cœur , 1941.

Femme, vous m’entendez: quand les âmes des morts S’en reviendront chercher dans les vieilles paroisses, Après tant de bataille et parmi tant d’angoisses,

Le peu qui restera de leurs malheureux corps…,

C (50) HARLES P EGUY , «La résurrection des corps», Eve , 1913.