Dark Hope - T2 - Never in my heart

Mayiah K. · Chapitre 8 sur 31

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Dark Hope - T2 - Never in my heart

-Chapitre 10- · Amber / Naya

 

♪ Willow -Taylor Swift ♫

 

Los Angeles

« Quelle tristesse de ne pas avoir pu goûter votre corps. Je reviendrai l’Indienne, un jour vous serez à moi…

Cette phrase est en mode répétition depuis que je me suis endormie et je couine à l’idée de ne jamais réussir à me réveiller.

J’ai des images d’un homme plutôt âgé, dégarni et ce regard translucide. La pièce assombrie dans laquelle je suis est seulement éclairée d’un halo rouge. Mon cœur bute violemment dans ma poitrine, me donnant le tournis.

L’inconnu est une fois debout au fond d’une pièce, nu puis l’instant suivant son corps allongé me domine. Une drôle de sensation brûle ma gorge tandis que les larmes que je ne contrôle pas coulent sur mes tempes. Un couteau ensanglanté passe devant mes yeux et je me débats difficilement. Ma voix reste coincée au fond de ma gorge, seuls les sanglots montrent ma peine et mon désarroi à ce monstre.

Une fois que toutes ces images passent devant mes yeux, elles recommencent à nouveau, dans un éternel tourbillon de souvenirs. »

— Réveille-toi ! entends-je hurler à ma gauche. Naya !!!!

Je me redresse d’un coup alors que j’arrive lentement à reprendre de l’air qui semblait me manquer. J’ai comme arrêté de respirer pendant plusieurs minutes. Mes paumes se placent sur mon visage, cachant mes yeux qui clignent sans cesse. Je suis éveillée, mais j’ai encore beaucoup de mal à réaliser ce que je viens de vivre. C’était si intense. Puissant. Terrifiant.

— Ma puce ! Tu as fait un putain de cauchemar, je n’arrivais pas à te réveiller. J’ai eu si peur, dit Côme en m’enlaçant contre lui.

J’halète et les larmes me montent aux yeux. J’étouffe un sanglot qui ne passe pas inaperçu.

— Vas-y, pleure, ça ne peut te faire que du bien de relâcher. Le neurologue te l’avait dit que ça pouvait arriver.

Je romps les vannes et m’effondre sur le buste de mon compagnon. J’éclate en mille morceaux. La douleur est si réaliste. Ces images sont des souvenirs que mon corps a préféré retirer de ma tête et je comprends mieux pourquoi désormais. Malgré tout, je n’arriverai pas à en parler ouvertement. Mes bras encerclent Côme et je resserre notre étreinte fermement. J’ai si peur qu’il s’en aille, qu’il me laisse…

— Ne m’abandonne pas. Je t’en supplie, protège-moi de ces horreurs.

Le souffle de son soupir s’écrase contre mes cheveux pendant qu’il se penche sur moi. Nos corps retombent sur les draps humides tandis que je lui saute dessus, dévorant sa bouche. Les barrières se brisent à ce moment, quand je comprends que j’ai vraiment besoin de lui à mes côtés. Le corps imposant de Côme me surplombe et je le laisse faire ce qu’il souhaite de moi. Mon ventre prenant trop de place, il me bascule sur lui et je le chevauche comme le bel étalon qu’il est. Mes hanches balancent sur son membre tendu dont la seule barrière qui nous sépare n’est autre que nos sous-vêtements respectifs.

— Bon sang … soupire-t-il quand nos lèvres se quittent.

Je remue sur lui tandis qu’il relève mon haut pour libérer ma poitrine puis sa langue s’enroule sur l’un de mes tétons durcis. Mes mains pressent les muscles saillants de ses pectoraux alors que les siennes tentent de baisser ma culotte. L’excitation est à son comble. Je saute du matelas pour me déshabiller et Côme fait de même. Il contourne le lit pour se positionner dans mon dos, qu’il caresse d’une lenteur insupportable. Mon homme effleure la peau de mon épaule puis mordille ma nuque. Les frissons qui naissent sur mon épiderme suivent les gestes experts de mon partenaire. Inconsciemment mon corps se cambre, collant mes fesses contre le sexe de Côme. Je me déhanche sensuellement contre lui lorsqu’il pantèle gravement. Ses doigts enserrent ma taille et je bascule en avant. Mes doigts agrippent les draps froissés pendant que mes jambes restent tendues. Je me positionne en un angle parfait tandis qu’il gifle une première fois la peau de mes fesses. Une décharge remonte jusqu’à mon vagin qui se contracte de plaisir.

— Encore… murmuré-je essoufflée.

— Attends ma puce.

Ne voyant rien de ce qui se trame dans mon dos, seul un son parvient à mes oreilles. Mon sens étant surdéveloppé, je devine un bruit de succion. Soudain un de ses doigts s’insère dans mes replis trempés. Ma bouche s’entrouvre, laissant échapper une expiration gutturale. Je grogne, tellement cette sensation est délicieuse. Comprenant mon plaisir, Côme en enfonce un second. Ses doigts vont et viennent en bougeant à l’intérieur. Je continue ma danse, plaquant davantage mon cul contre sa peau bouillante.

Une autre fessée s’invite et je crie de surprise. Brusquement, ses phalanges quittent mon sexe lorsqu’il colle son pénis dans ma fente humide. Côme le maintient en coulissant son gland contre mon clitoris.

— Humm…

Il entre en moi brusquement et ressort aussitôt.

— Non…

Côme rit et claque encore ma peau alors qu’il s’enfonce de nouveau. Une de ses mains agrippe ma hanche tandis que la seconde caresse ma colonne vertébrale. Je m’arc-boute à mon maximum en essayant de ne pas comprimer mon ventre contre le matelas. Il est doux et à la foi brutale dans ses mouvements. Je frotte mon front contre les draps quand il me retourne sur le dos. Mes cuisses contre son buste il me pilonne plus sauvagement. Ma poitrine se redresse à chaque assaut et le son de nos peaux moites frappe bruyamment. Les pieds du lit grincent sur le parquet jusqu’au coup fatal. Nous gémissons en cœur. Côme, toujours en moi, me soulève pour m’embrasser tendrement. Mes jambes s’enroulent autour de ses hanches et mon cœur martèle douloureusement, sentant le sien battre durement dans sa poitrine.

— Je t’aime, souffle-t-il à quelques millimètres de ma bouche.

Je lui vole un baiser, oubliant la raison pour laquelle j’ai eu subitement envie de lui. Néanmoins, je garde un goût amer en bouche quand les frissons restent ancrés sur ma peau. Un rappel de mon passé s’immisce dans mes pensées, le souvenir de ces cauchemars que j’espère ne plus jamais faire

 

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