Dark Hope - T2 - Never in my heart

Mayiah K. · Chapitre 22 sur 31

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Dark Hope - T2 - Never in my heart

-Chapitre 25- · Amber / Naya

 

 

♪ Still Have Me - Demi Lovato ♫

 

Los Angeles

— Bien sûr, dit Dareios en s’approchant. Ils viendront avec nous.

Les hommes qui sont entrés dans la chambre plus tôt nous regardent et je ne me sens pas à l’aise avec eux dans la pièce. S’ils ne nous avaient pas interrompus, que serions-nous en train de faire lui et moi ? Je me suis laissée guider par ses mots qui sont automatiquement entrés dans ma tête, s’insérant dans chaque cellule de mon corps et m’ont bouleversée, chamboulée plus que je ne l’aurais cru. J’avais envie qu’il se colle davantage à moi, qu’il savoure chaque parcelle de ma peau et qu’il ne s’arrête jamais. Mon cœur battait à tout rompre alors que mon estomac vrillait de plaisir lorsque Dareios m’a dominée. J’éprouve un sentiment inexplicable pour lui, qui dépasse la réalité et je n’arrive pas à contrôler mes pulsions en sa compagnie.

Je n’arrive plus à entendre l’échange qu’il a avec ses amis. Recroquevillée sur moi-même, je me réfugie dans le fond du lit, le dos plaqué contre le mur et les jambes contre la poitrine. Tout est déconcertant, absurde et je n’ose me projeter dans un avenir proche comme lointain avec ce qui se passe actuellement dans ma vie. Pourtant, quand Dareios est là, je ne réponds plus de moi. Il a cette fâcheuse tendance à me pousser à bout. Il lui suffit de dire un mot de travers pour que la tornade en moi se déchaîne où à l’inverse je me liquéfie comme neige au soleil lorsqu’il me touche.

Les collègues du mafieux quittent la chambre tandis que je file dans la salle de bain sans un bruit. Une fois le verrou enclenché, j’inspire fortement une grande bouffée d’air en déposant mes mains sur le lavabo. Nous sommes de nouveau seuls et je refuse de me laisser tenter par cet homme. Il est dangereux pour moi… dangereux tout court.

— Amber ? demande-t-il en toquant à la porte. Ça va ?

Je racle le fond de ma gorge en me retenant de l’envoyer balader. Il serait capable de détruire le battant à coup de pied et il est inconcevable pour moi de me retrouver face au démon qui l’habite. Je n’ai plus la force de combattre. Je n’ai plus la force de lutter.

— Je vais prendre une douche, lancé-je en quittant précipitamment mes vêtements.

J’allume le robinet et patiente quelques minutes que l’eau chauffe en me scrutant dans le miroir. Ce qui s’y reflète ne ressemble à rien, rien qui ne me rappelle qui je suis ou étais. Je glisse les jambes dans le bac de douche et l’eau du plafonnier retombe sur mon visage. La sensation des gouttes ne me délasse pas, non… elles percutent ma peau comme des cailloux que l’on me jette dessus. Je finis par m’habituer à la douleur qu’elles laissent sur leur passage et augmente la pression du jet.

Le son grave de la voix du mafieux retentit dans la pièce attenante, alors lentement, je quitte la douche en prenant soin de ne pas éteindre l’eau. Ma respiration ralentit pour me concentrer ce qui se trame de l’autre côté de la cloison.

— Nous pourrons en reparler demain ne penses-tu pas ?

…

— Je sais pertinemment ce que tu as en tête et non Carter. Tu as soif de connaissance, tu ne veux pas stopper la mission alors que je te l’ordonne.

…

— C’est déjà tout vu. Côme ne reviendra pas à la charge, je t’en fais le serment.

…

— Non, Carter ! Nous avons terminé notre association. Je n’ai plus besoin de toi désormais alors rien ne t’oblige à venir avec nous à Phoenix. Tu fais ce que bon te semble…

…

— Ok, le virement sera fait dès demain.

Le bruit des pas de Dareios se rapproche de la porte, par précaution j’éteins le robinet et m’enroule dans une serviette. La buée, formée par la chaleur de l’eau qui emplissait la salle de bain, s’échappe dans la chambre quand je décide d’en sortir.

Je tombe nez à nez sur lui qui paraît surpris.

— Tu ne devrais pas te dandiner dans cet accoutrement Amber.

— Je ne te provoque pas, ne prends pas ça pour une invitation. Je dois simplement récupérer quelques affaires pour la nuit que j’ai oublié de prendre avant d’aller à la douche.

Je passe à côté de lui et ses doigts encerclent mon avant-bras. Je stoppe ma démarche, mais il ignore volontairement ma position en continuant d’observer l’endroit où se trouve mon sac cabas.

— Il y a un problème ? s’enquiert-il dans un murmure sensuel.

— Non… aucun, réponds-je en déglutissant.

— Très bien. Nous avons une conversation à avoir alors je file me laver et nous pourrons reprendre là où nous nous sommes arrêtés tout à l’heure.

Dareios entre dans la salle de bain et je me précipite sur mon sac pour m’habiller. Une fois fait, je glisse sous les draps blancs le cœur battant. Je n’ai plus réellement envie de parler avec lui aujourd’hui, du moins je ne sais pas quoi comprendre par « reprendre là où nous nous sommes arrêtés ». J’ai autant envie de lui sauter dessus pour le dévorer que de fuir quand ses yeux rencontrent les miens.

Mes paupières se ferment quant à son tour j’entends qu’il éteint le jet d’eau. Je préfère garder les yeux clos pour éviter une nouvelle confrontation. La porte s’ouvre et je ne bouge plus, espérant qu’il comprenne que je me sois endormie. L’écho de ses talons sur le sol vibre me faisant comprendre qu’il s’approche de ma place. Son poids affaisse le matelas lorsqu’il s’installe à mes côtés dans le lit. Le corps chaud et humide du mafieux se colle dans mon dos, créant une cascade de frissons. Son bras se dépose sur mon flanc et de sa main il dessine des arabesques invisibles sur la peau de mon ventre, qui se contracte violemment.

— Nous aurons tout le temps de parler demain bébé, chuchote-t-il au creux de ma gorge avant d’embrasser ma joue abîmée. Bonne nuit ma beauté, je t’aime.

Il m’aime.

Et c’est étrange, car je suis certaine qu’il le pense sincèrement. Je n’ai jamais réussi à sortir ces fameux mots d’amour à Côme pourtant je suis presque sûre qu’avec Dareios ils seront faciles à prononcer. Ses mains glissent sur ma peau, excitant ma respiration. Cette agréable sensation ne me rebute pas, au contraire. J’ai envie de pivoter face à lui, de le caresser moi aussi et de coller mon visage dans le creux de son cou. J’ai envie de goûter sa peau chaude et humide du bout de la langue pour voir si elle me rappelle un parfum que ma tête a préféré balayer. J’ai envie de lui parler de mes craintes à m’attacher à quelqu’un, à la peur que j’ai au sujet de ma fille et ce qui pourrait lui arriver à cause de mon vécu avec ma propre mère. Mais je n’en fais rien, m’assoupissant sous la tendresse de ses doigts.

 

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