Dark Hope - T2 - Never in my heart

Mayiah K. · Chapitre 14 sur 31

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Dark Hope - T2 - Never in my heart

-Chapitre 16- · Dareios

 

 

♪ UPGRADE -Jessie Murph ♫

 

Los Angeles

 

Après avoir menacé Côme de mon arme dans la ruelle, nous sommes partis rejoindre son appartement. Le canon de mon flingue était planqué dans son dos, l’obligeant à avancer à mon rythme. J’ai compris qu’Amber était terrifiée par la distance qu’elle avait prise avec moi lors du trajet. Seuls le brouhaha des passants et les quelques klaxons des voitures animaient nos pas.

Une fois dans leur salon, les yeux de ma femme m’ont percuté, elle était déboussolée, soucieuse du sort qu’allait obtenir son colocataire de ma part. Pendant qu’elle prépare un biberon au bébé, je détourne les yeux d’elle pour dévisager l’homme transpirant en face de moi.

— Que veux-tu ? me demande-t-il en s’asseyant dans un fauteuil de la pièce.

Son menton s’abaisse au moment où un ricanement s’échappe de ma gorge. J’observe sa pomme d’Adam remonter frénétiquement et devine l’affolement dans ses mouvements. Son pied gauche se met à tressauter, claquant le talon contre le sol dans un geste synchronisé.

— Comment se fait-il que tu me connaisses alors que moi, j’ignore qui tu es ? dis-je en inclinant la tête sur le côté.

— La mafia…

Mon tympan vibre au bruit de la démarche d’Amber qui s’approche de nous. Malgré le fait qu’elle ait perdu la mémoire, son corps lui, se déplace toujours aussi sensuellement. Les frissons qui naissent sur mon épiderme prouvent qu’il capte sa présence à proximité de la mienne. Son parfum n’est pas le même qu’à mon souvenir, mais je suppose que le goût qu’elle possède est identique à celui qui — quelques mois plus tôt — me rendait dingue. Et Dieu sait combien je rêve de renouer avec Amber. Plus elle me hante, plus je la désire.

Elle m’obsède.

Lorsque l’ombre d’Amber s’est dessinée devant moi, apeurée et tremblante dans la rue bondée, je n’ai pas pu m’empêcher de courir vers elle et la prendre dans mes bras. Ses sanglots déchiraient mes entrailles, car j’étais impuissant face à sa détresse. Les spasmes de son corps contre le mien m’incitaient à resserrer ma prise sur elle. Il était inconcevable pour moi de ne pas la toucher, c’était beaucoup trop bon de l’avoir enfin à mes côtés. Je les recouvrais, elle et la petite par ma présence, essayant de les protéger d’un danger quelconque. J’ai compris que ce bébé était une fille quand j’ai découvert la tenue rose bonbon qu’elle portait. L’Amazone nichée contre ma poitrine me redonnait de la force, celle qui me manquait depuis plusieurs mois. Je voulais connaître la raison de sa panique, de sa peur et de sa peine. J’avais aperçu Côme au loin qui bravait la foule et cela ne pouvait être que lui, la cause des lamentations d’Amber.

— Pourquoi as-tu agi comme ça ce matin ? s’énerve Amber en cajolant notre fille.

Mes épaules se redressent à l’entente de ses paroles. Que lui a-t-il fait pour qu’elle soit à ce point désemparée ?

— Nous en parlerons plus tard, ma puce…

— J’exige de connaître la raison tout de suite ! lâche-t-elle en haussant le ton.

— PAS MAINTENANT ! hurle-t-il à son tour en se relevant les poings serrés.

Sans attendre une seconde de plus, ma main se lève et pointe une nouvelle fois l’arme en direction de Côme.

— Ne t’avise pas de lui parler de cette façon devant moi, l’avertis-je.

Mes pas me guident jusqu’à ce que le canon de mon flingue se plaque contre sa poitrine agitée. Un combat silencieux débute entre nous. Il me défie du regard en serrant la mâchoire tandis que ma lèvre supérieure lui offre mon plus beau sourire. Amber disparaît aussitôt de mon champ de vision, trop concentré sur la tâche que j’élabore.

— Réponds-lui, car j’aimerais savoir également.

Sans quitter mes yeux des siens, il déglutit et ouvre la bouche.

— Je n’en sais rien, lance-t-il hésitant.

Amber se poste à mes côtés tandis que nos bras se frôlent. Le souffle saccadé de l’Amazone laisse comprendre son énervement, quand soudain elle balance sa paume contre la joue de Côme.

— Oh si tu connais la réponse ! Tu es juste en train de te décomposer face à cette arme… Côme ! Jamais tu n’as osé me faire ça avant, alors explique-toi !

Je détourne le regard et découvre que la petite se trouve dans un lit à barreaux au fond de la pièce.

— J’ai trouvé la bouteille de whisky sur le plan de travail en rentrant hier soir, annonce-t-il dans un ton de reproche.

— Et ? l’incite-t-elle à poursuivre en levant les mains en l’air.

— Qui a touché à cet alcool Naya ? Tu ne bois jamais ! gronde-t-il à son tour.

— T’es un vrai abruti, réponds-je en le bousculant avec mon flingue.

Amber se colle de plus en plus à moi et mon cœur pulse si fort dans ma cage thoracique qu’il risque de déchirer ma peau en la traversant.

— Alors si tu veux tout savoir, c’est moi qui ai bu hier soir ! Une grande première n’est-ce pas ? Tu l’aurais su si tu étais rentré comme le font les hommes normaux… en couple, avec enfant… mais tu n’étais pas là, comme les trois quarts du temps…

— Je travaille chérie, comment ferions-nous si je n’avais pas les moyens de subvenir à nos besoins ? murmure-t-il en fixant Amber, perdue.

— Arrête d’essayer de m’embobiner, tu disparais sans cesse Côme ! Tiens donc et si nous en parlions de ton travail ? Tu ramènes régulièrement de l’argent en liquide, aucune fiche de paie à l’horizon, alors que fais-tu dans la vie ?

Les pupilles de l’Amazone prennent feu lorsqu’elle poursuit en mimant des guillemets.

— Laisse-moi douter de ta personne aujourd’hui… Cher « fiancé ».

Soudain, Amber me pousse délicatement sur le côté pour faire entièrement face à Côme. J’abaisse mon arme en les regardant se disputer. Le sang qui coule dans mes veines semble accélérer sa cadence comme le souffle irrégulier qui s’expulse de mes narines. Je rage de découvrir qu’avant mon retour, ma femme était celle de ce connard. Quel mensonge a-t-il bien pu lui raconter pour qu’elle s’emballe comme ça devant lui ?

— Tu n’étais pas non plus là hier lors de ma rencontre avec Dareios.

— Tu sais qui il est ? s’inquiète-t-il à l’énonciation de mon nom.

Ses traits s’étirent en une grimace surprise tandis qu’Amber fronce les sourcils.

— Non… soupire-t-elle en perdant son regard vers la fenêtre derrière Côme. La seule chose que je pense savoir c’est que lui ne me ment pas sur mon passé.

— Qu…

L’ambiance dans la pièce change, devenant lourde de tension. Amber hurle ce qui le coupe dans ses justifications.

— Côme, j’ai besoin de réponses ! gronde-t-elle essoufflée comme si ses poumons n’arrivaient plus à s’oxygéner. Alors, regarde-moi dans les yeux et dis-moi qui est cet homme pour moi ? Du moins, qui était-il avant mon réveil à l’hôpital ?

— Ma puce…

— Arrête de l’appeler comme ça putain ! crié-je furibond.

Il semble décontenancé par ce qui se déroule devant ses yeux. Ses épaules tendues s’animent lorsque sa respiration s’accélère. Se sentant pris au piège, son corps réagit à chaque question, il devient rouge de colère. Il se met à craquer ses phalanges en réfléchissant à ce qu’il peut répondre. Tout paraît le dépasser, il ne s’attendait certainement pas à ma venue et j’en suis le premier heureux.

Sa nervosité excite mon démon intérieur et la désolation dans le regard d’Amber me détruit. Comment peut-elle m’avoir oublié ? Est-elle amoureuse de ce type ? Je ronge mon frein pour ne pas intervenir, car bien que la patience ne soit pas mon fort, aujourd’hui j’arrive encore à contrôler l’ouragan qui se loge au fond de moi.

— J’ai profité de ta perte de mémoire pour remodeler ta vie à ma façon… lâche-t-il d’un coup.

Le hoquet de surprise qu’émet la bouche d’Amber me détruit. Malgré sa perte de mémoire, et ayant conscience qu’elle a tout oublié, de savoir qu’elle ait pu s’attacher à un autre que moi me bousille.

— Qu…qu’est-ce que tu veux dire par là ?

La voix d’Amber se déchire. Ce son mélodieux se brise instantanément, m’affligeant un coup en plein cœur.

— Je t’ai menti, gémit-il en plaquant ses paumes contre son visage, mais je vais tout t’expliquer, je vais tout te…

— La ferme ! hurlé-je excédé. Je la récupère et je ne veux plus entendre parler de toi.

J’agrippe le coude de ma femme, la faisant pivoter contre mon buste. Je hume l’arôme fruité de son shampoing en glissant mon nez dans ses racines, toutefois elle s’extirpe de ma prise en se retournant.

— Non ! s’oppose Côme. Ma chérie, écoute-moi… tu ne peux pas partir avec lui, ne me laisse pas…

Il s’avance bien trop près de notre position et je n’ai qu’une envie, celle de lui briser la nuque de mes doigts. L’entendre lâcher son dernier souffle pourrait me soulager de cette tension qui loge depuis trop longtemps dans mes entrailles.

— Explique-moi alors, je veux des réponses.

Dans ma tête, les fusibles disjonctent laissant la voie libre à ma folie. Mon avant-bras se dresse, je désactive le cran de sécurité de mon arme, pour le plus grand plaisir de mon démon intérieur qui jubile:

« Une balle entre les deux yeux, qu’on en finisse ! » scande-t-il en tapant dans ses mains.

 

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-Chapitre 17-

 

Dareios

 

♪ Hurts Like Hell - Fleurie ♫

 

Los Angeles

Le visage d’Amber pivote lorsqu’elle perçoit le canon pointé sur Côme. Ses yeux me supplient de ne rien faire, ce que je pourrais finir par regretter. Seulement, cette Amber-là ne connaît pas l’addiction que j’ai pour elle, ni l’homme infâme et abject que je suis au fond de mes entrailles. Je n’ai peur de rien mis à part de la perdre à nouveau. Il me l’a volée, enlevée au seul moment de faiblesse que j’ai pu avoir dans ma vie. Il est inconcevable qu’elle reste à ses côtés, en sachant qu’elle n’appartient qu’à un seul homme — c’est-à-dire moi. Je fermerai les yeux, encore une fois, sur ce qu’elle a vécu avec lui, comme je l’ai fait pour son passé de prostituée, car je l’aime… bien plus que ma propre existence. Mais il est hors de question qu’elle passe encore une seconde avec ce type.

— Ne faites pas ça… gémit-elle en me dévisageant comme si j’étais un monstre.

Je ne peux m’empêcher de sonder son regard malheureux, ce même regard qui l’accompagnait lorsqu’elle vivait avec moi. L’aime-t-elle vraiment ?

— Pourquoi veux-tu que j’arrête Amber ? Il faut en finir avec ces conneries… tu dois rentrer avec moi. Vous devez rentrer avec moi ! rugis-je en montrant notre fille de la main.

Elle semble perdue, encore peu sûre de son choix définitif.

— Qui me dit que vous êtes vraiment le père de ma fille après tout…

— Nous irons faire un test de paternité pour que tu en aies le cœur net, mais là tout de suite je dois abattre ce connard qui t’a manipulée depuis ta disparition !

— Non… s’il vous plaît ! m’implore-t-elle.

Soudain un coup s’abat sur mon poignet et une douleur vive me lance tandis que mon arme s’envole dans les airs, retombant plus loin sur le sol dans un bruit sourd. Je relève la tête vers l’agresseur qui saute dans la pièce pour la récupérer.

— Arrêtez ! hurle l’Amazone.

Je me précipite sur Côme qui s’approche de la zone où a atterri le flingue. Dans un élan, je le bouscule en retombant dessus. Je me positionne sur lui alors qu’il se débat en jetant ses poings vers mon visage que j’esquive non sans mal. Il semble épuisé et ses yeux rougis donnent l’impression qu’il est sous l’emprise de stupéfiants, ses coups sont faibles et désordonnés. Je le laisse taper dans le vide, avec pour conséquences qu’il se fatigue tout seul. Mes phalanges viennent s’écraser contre son arcade sourcilière. Sonné, Côme calme rapidement son combat et sa tête vacille avant de retomber contre le carrelage.

— Tu vas gentiment nous expliquer ta version des faits et seulement après les avoir entendus, je déciderai de ce que je ferai de toi, dis-je en me penchant sur lui.

J’empoigne son t-shirt noir délavé et le redresse brutalement. Mes bras le propulsent contre le canapé et une plainte s’échappe de sa bouche tandis que mes yeux se dirigent sur l’Amazone. Je comprends clairement dans ses iris qu’elle n’a pas vraiment apprécié ma méthode un tantinet brutale.

— Nous sommes tout ouïe, lâché-je d’un ton ironique.

Côme renifle bruyamment en ne quittant pas le regard de ma femme. C’est comme s’il s’excusait silencieusement de ne pas avoir réussi à la protéger.

« Qu’il arrête avant que je pète une durite ! » bougonne mon démon.

— Ok… je vais tout t’expliquer, mais avant, sache que je suis réellement amoureux de toi et je l’ai compris seulement le jour où tu as disparu de L’Odyssée.

— N’essaie pas de l’amadouer au risque de te retrouver avec un plomb dans la cervelle tocard ! lui conseillé-je en m’asseyant sur la table basse.

Amber reste debout à mes côtés et son attention est entièrement reportée sur lui. Je décèle, sur son visage par ses traits tirés, qu’elle n’est pas aussi prête qu’elle le pense à entendre ce qu’il va lui dévoiler.

— Il faut d’abord savoir que la moitié de ce que je t’ai avoué avant aujourd’hui était la vérité, seules quelques modifications se sont ajoutées à mon mensonge, car je me suis pris les pieds dans mon propre jeu. Nous étions bien amants à L’Odyssée, ce fameux club où nous nous sommes rencontrés, avoue-t-il.

Cette confession me fait l’effet d’un double uppercut en pleine tronche. Depuis que je suis dans cet appartement, j’ai l’impression d’être sur un ring de boxe, ne sachant pas d’où vont provenir les coups.

— Il n’a pas fallu longtemps avant que nous commencions à nous voir régulièrement après ta soirée de… travail, rajoute Côme.

Amber est en train d’avaler chacune de ses paroles et je refuse qu’elle accepte de le pardonner s’il en vient à déballer toute la vérité.

— La première fois que nous avons eu un rapport, j’ai compris que je pouvais être le seul à te purifier et te retirer tout le mal que les clients du bar te faisaient. Chaque soir, pendant plus de cinq ans, nous nous sommes vus, nous avons lié une sorte d’amitié fusionnelle, déclare-t-il en la dévisageant. Tu étais importante pour moi et je pensais l’être également pour toi. Quand ce soir-là je ne t’ai pas aperçue au club, j’ai de suite compris qu’il se passait quelque chose de louche. Je me suis d’abord contenu d’en parler à mes collègues au bar, puis un soir j’ai lâché le morceau à l’un d’eux qui m'informait que tu n’étais pas la seule à avoir disparu.

Aussi dingue soit cette histoire, elle tient la route. Mais plus il déblatère sur leur relation, plus j’ai la mâchoire serrée.

— Il m’avait confié qu’Alpha, le maître qui gérait les prostituées de la maison close avait un bureau au sous-sol. Là-bas devaient se trouver mes réponses, alors un matin tôt je me suis extirpé de ma chambre et je suis descendu fouiller. J’ai pénétré dans la pièce sans difficulté après avoir déverrouillé la serrure.

L’envie de lui coller mon poing dans la gueule est forte, bien que j’arrive à me retenir pour apprendre exactement sa version. Pourtant, je préfèrerais ne rien savoir et lui exploser la tête avec une balle au lieu d’entendre le passé commun qu’il possède avec ma femme. Seulement Amber a besoin de connaître les raisons de son imposture alors je me tais et continue d’écouter avec attention.

— Le bureau d’Alpha était une vraie porcherie. Des cadavres de joints remplissaient le cendrier de sa table basse, entourée de cannettes de bière et de boîtes à pizza vides. Les odeurs de renfermé m'écœuraient, mais j’avais un objectif donc je suis allé directement vers une pile de pochettes rouges sur une étagère. Lorsque je suis tombé sur le dossier avec ton nom inscrit au-dessus, je me suis empressé de l’ouvrir. Malheureusement je n’ai rien trouvé à propos de ta nouvelle résidence, je ne savais toujours pas où te chercher, mais c’est grâce à ces feuilles que j’ai su d’où tu venais.

— Comment ça ? lui demande-t-elle intéressée.

Amber fait un pas dans sa direction mais j’interromps sa progression en lui barrant le passage d’un geste de la main. Elle soupire en levant la tête, me détaillant d’une mine hargneuse.

— Dès la première page, une photo était mise en avant. L’image d’une petite fille d'environ dix ans avec la même balafre que tu possèdes sur la tempe. Sur les feuilles suivantes était indiqué ton prénom, le vrai. Naya.

Mes sourcils se froncent lorsque la nouvelle me foudroie en pleine gueule. Amber n’est donc pas son vrai prénom… Il lui servait peut-être pour le club, mais pas dans la vie de tous les jours.

— Amber était un pseudonyme ? questionné-je Côme, intrigué.

— D’après les gars avec qui je travaillais au bar, toutes les femmes de la maison close ne portaient plus leur « vrai » prénom. À leur arrivée les maîtresses les renomment pour que les prostituées s’éloignent de leur vie plus facilement et s’imprègnent de leur nouvelle identité.

Ils leur ont tout pris et j’ai été témoin de tout ça sans me rendre compte de la gravité de cet acte. A l’époque où j’ai commencé les trafics d’armes, je ne me souciais pas vraiment des autres mafieux qui géraient leur secteur comme celui de l’Odyssée. D’apprendre que ces femmes ont vécu un retournement de cerveau pour les manipuler plus aisément, me dérange désormais.

— Alors quel est mon prénom ? s’enquiert-elle d’une voix remplie d’émotions.

— Amber ! lâché-je instantanément.

Ce n’est pas possible autrement. Amber est celle que j’ai sauvé des murs de l’Odyssée, celle dont je suis tombé amoureux. Je comprends par sa moue qu’elle est perdue alors j’agrippe son coude et la tire sur moi. Elle bascule en arrière et atterrit sur mes genoux silencieusement. Amber ne conteste pas mon geste, mais reste très tendue face à ce rapprochement.

— Sur les documents, j’ai aussi appris une chose à propos de ta mère. Il faut que tu saches que c’est de sa faute si tu as été enlevée si jeune ; il était écrit sur le dossier qu’elle avait vendu sa fille pour la misérable somme de cinq mille dollars.

— Ce n’est pas possible ! gémit Amber en pivotant pour se blottir contre moi.

Ses bras s’enroulent autour de mon cou tandis que je la resserre en encerclant sa taille. Les sanglots de tristesse ressurgissent. Son visage bute contre mon épaule et les larmes qui ont trop longtemps étaient retenues s’écrasent sur ma chemise.

Comment une mère peut-elle vendre son enfant ? Pourquoi l’a-t-elle fait ?

 

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