[Guilhem d’Ussel 1] Marseille 1198

Jean d'Aillon · Chapitre 39 sur 39

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[Guilhem d’Ussel 1] Marseille 1198

Vrai ou faux ?

 

 

Ibn Rushd, plus connu en Occident sous le nom d’Averroès, est

certainement le plus illustre des médecins et philosophes arabes du Moyen Âge. Né en 1126 à Cordoue, médecin, magistrat et réformateur de la justice musulmane, il devint conseiller et médecin du calife et consacra une partie de sa vie à l’étude et aux commentaires de l’œuvre d’Aristote. Tolérant dans son interprétation de la religion, il tenta de séparer la raison et la croyance, ce qui le fera condamner par les autorités religieuses musulmanes pour avoir déformé les préceptes de la foi. Exilé en 1195, il fuira et disparaîtra pendant une partie de l’année 1198. Était-il à Marseille, auprès d’Hugues de Fer ? Nul ne le sait ! Il sera finalement rappelé par le calife à Marrakech, où il mourra, réhabilité, à la fin de l’année 1198.

Alice est le prénom simplifié que nous avons retenu pour l’héritière de

la vicomté par la branche aînée. Celle qui épousera Raymond des Baux était aussi nommée, à son époque, Adalasia, Alacassie, ou Adalasie.

Nous avons retenu le nom Hugues de Fer, et pas Hugues Fer, comme

on le trouve parfois, suivant en cela la traduction des actes dans lesquels le viguier a été cité, telle cette phrase : « Je m’engage envers toi Hugues de

Fer et les tiens{51}. »

Si Hugues des Baux et Baralle ont existé, Rostang de Castillon et

Monteil sont des personnages imaginaires. Pourtant, lors de travaux dans le village des Baux, il fut trouvé dans l’église Saint-Vincent les restes d’un homme de près de deux mètres cinquante ainsi qu’une énorme molaire.

Le pape Innocent III, qui avait interdit la lecture de la Bible au

peuple, prêcha la quatrième croisade en 1199. Celle-ci n’arriva jamais en Palestine et se termina par la mise à sac de Constantinople. Quelques années plus tard, il fit prêcher une autre croisade, cette fois contre les cathares d’Albi et de Toulouse.

Guillaume Vivaud et plus tard son fils firent tant pour la ville de

Marseille qu’on donna leur nom à une place.

Sur l’usage de la poudre à canon, on sait que les Maures d’Espagne

l’utilisèrent dès 1200, pour lancer des pierres et des boulets de fer{52}. L’invention se propagea lentement, car la poudre ne fut connue en France qu’en 1338.

À part les églises et des noms de rue, il ne reste rien du Marseille du XIIe siècle. Pour la maison du viguier, je me suis inspiré du logis du viguier de Saint-Antonin-Noble-Val, dans le Tarn-et-Garonne.

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