[Guilhem d’Ussel 1] Marseille 1198
Chapitre 7
Ibn Rushd et Hugues de Fer traversèrent la ville jusqu’au port sans échanger beaucoup de paroles. Ayant encore à l’esprit l’image du triple crime, ils restaient plongés dans leurs pensées. Le viguier s’interrogeait sur ce qu’il allait raconter à Constance quand elle voudrait savoir comment était morte sa sœur. Savait-elle que Madeleine devait rencontrer le vicomte Roncelin ? Si elle l’ignorait, devait-il le lui dire ? Il jugea que non. Pour l’instant, on ne pouvait faire que des conjectures sur sa disparition, et il était inutile que les Marseillais l’apprennent trop tôt. Il lui dirait donc seulement qu’on avait découvert sa sœur assassinée, mais il serait difficile d’éluder ses questions.
Quant à Ibn Rushd, il ne parvenait pas à trouver de réponses satisfaisantes aux deux questions qu’il se posait. Pourquoi avoir laissé dans les mains de cette femme un morceau d’étoffe permettant d’identifier facilement ceux qui l’avaient tuée ? Et comment ces assassins avaient-ils été prévenus de la présence de Roncelin dans sa tour ?
Au port, comme leurs montures longeaient les quais de bois, Hugues de Fer expliqua à Ibn Rushd qu’ils avaient fait un détour. Ils auraient pu rejoindre plus rapidement le quartier des cuiratiers, mais il était impatient de savoir si sa galère était arrivée.
Elle n’était pas là.
À
À l’extrémité des quais, ils empruntèrent un couloir voûté qui traversait l’enceinte pour déboucher sur une place où se dressait une porte de la ville, un passage flanqué de deux tours et protégé par une barbacane.
— C’est la porte de la Calade, qu’on appelle aussi la porte Fourmiguier, expliqua le viguier en la désignant. Ici l’endroit est envahi de fourmis, car juste de l’autre côté les navires déchargent les blés.
Ils traversèrent la place pour s’engager dans un chemin défoncé d’ornières et de trous puants. Devant eux, dépassait le sommet d’un donjon crénelé.
— C’est la tour des seigneurs de l’hôpital, dit Hugues de Fer en la montrant du doigt. Elle marque le début du quartier des cuiratiers.
— Et celle-là ? demanda Ibn Rushd en désignant les mâchicoulis en encorbellement d’une grosse construction carrée plus haute que les toits des maisons.
— Le Tholoneum. C’est l’ancien palais vicomtal où on conserve les étalons des poids et mesures. C’est là que travaillent les clercs chargés de l’encaissement des taxes portuaires et que se réunissent les consuls.
Ils s’approchèrent de l’enceinte fortifiée qui remontait vers le nord. Près de la tour des seigneurs de l’hôpital, un fossé empli d’eau putride traversait la muraille sous une voûte fermée par une double grille.
— Ce ruisseau coule dans le quartier des corroyeurs. Comme l’eau est pleine de déchets après avoir traité les cuirs, elle ne peut se vider dans le port qu’elle finirait par envaser. On l’a donc détournée pour arroser des jardins, au pied de l’abbaye Saint-Victor.
Ils remontèrent un chemin raviné qui longeait le petit cours d’eau jusqu’à une longue esplanade bordée de maisons et de magasins. On y voyait des dizaines de cuves en bois de toutes tailles, certaines enterrées comme des fosses. Une odeur âcre et prenante, mélange de pourriture et de tanin, rendait l’air presque irrespirable. Un peu partout, sur des cadres en branches à peine dégrossies, séchaient des peaux. Des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants s’activaient, transportant jusqu’aux cuves des seaux d’eau puisés dans le ruisseau, ou allant y vider l’eau salie. D’autres déchargeaient de gros chariots d’écorces qui seraient finement broyées dans de petits moulins, d’autres encore étendaient les peaux sorties des cuves pour les sécher ou transportaient des cuirs écorchés sanguinolents arrivant juste des boucheries.
Ibn Rushd avait vécu suffisamment à Cordoue pour connaître
l’art de la tannerie et son usage{26}, mais la manière marseillaise de traiter les peaux, dont on disait qu’elle avait été apportée par les Grecs, était différente de celle de l’Andalousie, aussi était-il curieux de l’observer.
— Transformer le cuir rêche en une peau fine douce comme du velours est une opération qui prend des semaines, expliqua le viguier. Les peaux sont d’abord trempées dans des fosses d’eau et de chaux pour enlever la chair et le poil, puis on les fait macérer dans des cuves contenant de l’écorce d’un chêne qu’on appelle la
garrouille{27}. Cette écorce est écrasée avec des meules (il en désigna une). Il faut beaucoup d’eau et de bois, car l’eau est chauffée pour donner de la souplesse au cuir. Les bains se succèdent pendant des semaines, avec chaque fois un peu plus d’écorce, et aussi des traitements dont les corroyeurs gardent précieusement le secret.
— Sans ce ruisseau, vous n’auriez pas de tannerie, remarqua Ibn Rushd. C’est une chance pour les tanneurs.
— Ce sont les moines de Saint-Victor qui l’ont dérivé depuis une rivière qui va jusqu’à la mer. À l’origine, c’était pour arroser leurs jardins, mais les tanneries rapportent de tels bénéfices qu’ils leur en ont laissé l’usage.
Le viguier s’arrêta de parler pour s’approcher d’une cuve. S’il avait plusieurs fois rencontré Madeleine Mont Laurier, il ne connaissait pas sa sœur. Avisant un homme de petite taille à la bouche lippue et aux boucles graisseuses, qui sortait des peaux du baquet, il lui demanda :
— Je cherche dame Constance Mont Laurier.
L’autre le reconnut et s’inclina servilement.
— Elle est là-bas, seigneur viguier, à la maison aux deux fenêtres. Je vais vous conduire.
Ils le suivirent au bout de l’esplanade jusqu’à une construction de pierre à un étage contre laquelle poussait une vigne formant une tonnelle. La maison, dont la porte et les fenêtres étaient voûtées en cintre, était adossée à une vaste remise. Par son double vantail ouvert, on apercevait à l’intérieur plusieurs cuves de chêne d’une demi-canne de hauteur. Une dizaine d’ouvriers, en tunique de toile et en grèges, s’affairaient, qui à les remplir, qui à y mettre des écorces broyées, qui à sortir des peaux pour les tendre sur des treillis de bois. Une jeune femme, dont les longs cheveux noir bleuté et les yeux foncés contrastaient avec sa peau ivoirine, parlait avec autorité à deux hommes. En s’approchant, Hugues de Fer comprit quelle leur reprochait de ne pas être suffisamment exigeants avec les ouvriers. Le plus jeune, trapu, aux bras nus et aux muscles puissants, se justifiait en disant que s’il était trop dur, ils partiraient chez d’autres tanneurs, car le travail ne manquait pas. L’autre plus âgé, avec un visage ridé et parcheminé, approuvait en hochant de la tête.
Elle interrompit la discussion en découvrant le viguier.
— Constance Mont Laurier ? lui demanda Fer d’un ton égal.
— Oui-da, vous êtes notre seigneur viguier... Je vous ai vu à la messe... Vous me cherchiez ? demanda-t-elle, étonnée que quelqu’un d’aussi important soit venu jusque-là.
— Pouvons-nous parler ?
En même temps, il descendit de sa monture, laissant la longe à l’homme âgé.
— Étienne, occupe-toi des cuves, qu’ils ne mettent pas trop de chaux, et toi, Aicart, vérifie tous les ballots qui partiront demain... Viens me voir après. Ma maison est là, poursuivit-elle à l’intention du viguier.
Elle portait un bliaut en drap couleur paille étroitement lacé sur sa poitrine, avec une ceinture d’argent à laquelle était attachée une escarcelle de soie. Le manteau de laine finement tissée qu’elle avait sur les épaules était fermé au cou par une agrafe d’or sarrasine. Ibn Rushd remarqua ses souliers de cuir de Cordoue. Les Mont Laurier étaient fortunés.
Elle se dirigea vers la maison et ne se retourna que devant la porte, vérifiant du regard que personne ne pouvait l’entendre.
— C’est ma sœur, n’est-ce pas ? demanda-t-elle d’une voix rauque où perçait l’inquiétude.
C’était une affirmation, car elle n’écouta pas la réponse, monta les trois marches du seuil et poussa la porte.
Ils entrèrent dans une longue pièce au centre de laquelle brûlait un petit feu de fagots dans une cheminée entourée de bancs de pierre sur lesquels étaient posés une grosse marmite à trois pieds et des récipients en bronze et en cuivre. Une crémaillère à landiers pendait dans l’âtre avec une autre marmite qui répandait une bonne odeur de soupe aux poireaux et au lard. Le plafond était en branches écorcées dont les interstices étaient emplis de chaux. Quelques bécasses pendaient, attachées par les pattes à un gros anneau de fer et, autour de l'âtre, des jambons fumés et des chapelets de saucisses étaient suspendus.
Le sol était en grosses dalles inégales. Il y avait deux grands coffres en olivier sculpté, un dressoir en noyer, deux bancs à dossier avec des accoudoirs et des coffres dessous et enfin les tréteaux d’une table dont le plateau était poussé contre un mur. De l’autre côté du foyer central, on apercevait des paillasses, sans doute pour les serviteurs. La chambre des femmes Mont Laurier devait être à l’étage. C’était un intérieur opulent pour de simples négociants.
Devant l’âtre, sur une escabelle, une servante triait de la toison de laine tandis qu’une autre la filait, une quenouille dans une main et un fuseau dans l’autre. Une troisième femme surveillait la cuisson dans la marmite et un valet rangeait du bois dans un huchet. Constance leur fit signe de s’éloigner, puis détacha l’agrafe de son manteau. Ibn Rushd observa que, comme chez sa sœur, les manches du bliaut étaient lacées. Ses cheveux et son corps exhalaient une agréable odeur piquante de romarin, ce qui était loin d’être le cas des autres Marseillaises qu’il avait croisées.
La salle était obscure, à peine éclairée par les fenêtres sur les châssis desquelles était tendu du parchemin de porc huilé, translucide. Elle les fit asseoir sur le plus grand des bancs avant de s’approcher du dressoir sur lequel étaient posés des flacons et des gobelets de terre cuite. Ayant servi du vin, elle leur porta deux gobelets pleins.
— Madeleine m’avait dit quelle passerait la nuit dehors, poursuivit-elle, le visage défait, et elle n’est pas rentrée. Je suis morte d’inquiétude depuis ce matin. Elle aurait dû être là pour vérifier les peaux qui partent aujourd’hui en Italie.
— Avec qui devait-elle passer la nuit ? demanda Hugues de Fer.
Elle se mordilla la lèvre inférieure, hésitant à répondre.
— Il est inutile de me le cacher, fit-il en haussant les épaules. C’était le vicomte Roncelin.
— Qu’est-il arrivé, seigneur ? demanda-t-elle d’une voix brusquement aiguë.
Fer ne savait plus comment poursuivre.
— Elle est morte, damoiselle, annonça simplement Ibn Rushd.
Jusqu’à présent, Constance n’avait pas fait attention à lui et elle le considéra avec un mélange de surprise et d’incrédulité. Soudain l’horreur s’afficha sur son visage. Elle porta la main à sa bouche, ne put retenir ses larmes et s’assit sur l’escabelle.
— Où est-elle ? balbutia-t-elle en s’essuyant une joue avec sa manche.
— Dans une maison du vicomte, la tour près du Portus Gallicus.
— Que faisait-elle là ? C’est... c’est lui... qui...
— Non, ce n’est pas lui. Nous avons pensé à des pirates sarrasins... il semble qu’on les ait surpris, fit le viguier, embarrassé.
Mais déjà Constance s’était ressaisie. C’était une jeune fille forte, sans doute dure comme sa sœur. Les corroyeurs ne devaient-ils pas avoir le cœur aussi bien tanné que les peaux qu’ils traitaient ?
— Je vais la chercher ! décida-t-elle en se levant.
— C’est inutile, mon écuyer va l’amener ici.
— Qui a commis ce crime, seigneur viguier ?
— Pour l’instant, je n’en sais rien, Constance.
— Comment est-elle... morte ? demanda-t-elle d’une voix sourde.
Fer hésita une fois de plus. Le voyant indécis, elle devina une affreuse vérité et se tourna vers Ibn Rushd qui avait trempé ses lèvres dans le vin.
— C’est vous qui l’avez trouvée ?
— Non, gente damoiselle, je ne suis qu’un médecin. C’est le bayle du seigneur Roncelin qui nous a prévenus.
— Vous êtes médecin ? Alors dites-moi comment elle est morte !
La voix était brusquement devenue un murmure. Fer remarqua que les servantes, au bout de la salle, les regardaient. Elles avaient dû comprendre qu’il se passait quelque chose de grave pour que le viguier vienne chez eux.
— Un coup de lame. On lui a tranché la gorge.
— Mais Roncelin était là, avec ses gens ! Pourquoi ne l’ont-ils pas défendue ? bredouilla-t-elle.
— Il y avait des esclaves, ils ont tous été tués.
— Et le seigneur Roncelin ?
— Il a disparu, avoua Fer à voix basse. Mais je vous en prie, Constance, personne ne doit le savoir pour l’instant.
— Des Sarrasins auraient tué ma sœur et enlevé notre vicomte ? Cela n’a pas de sens ! martela-t-elle.
— Ce n’étaient pas des Sarrasins, intervint Ibn Rushd. C’était une troupe d’hommes d’armes. Des cavaliers qui arrivaient du nord.
C’est alors qu’elle comprit. Des ennemis de Roncelin étaient venus pour l’enlever, sans doute pour réclamer une rançon, et ils avaient tué sa sœur.
— Qui étaient-ils ? s’enquit-elle.
— Je ne sais rien de plus, avoua le viguier. Mais je ferai tout pour les retrouver, je vous le jure.
— Ces assassins... l’ont-ils...
Elle s’arrêta de parler, comme si elle hésitait à aller plus loin.
— Ils l’ont violentée, oui.
— C’est moi qui les trouverai, dit-elle, le visage crispé. J’y perdrai toute ma fortune s’il le faut, mais je les retrouverai, même s’ils se cachent au bout du monde... et je ferai tanner leurs peaux. Je prends Notre Seigneur à témoin que je le ferai.
Le silence s’installa un long moment, jusqu’à ce que le viguier demande :
— Depuis quand votre sœur connaissait-elle le noble Roncelin ?
— Deux... trois mois, je ne sais pas exactement.
— Il lui avait promis quelque chose ?
Elle haussa les épaules.
— Bien sûr ! De l’épouser ! Cette folle le croyait ! J’ai essayé de lui faire comprendre que Roncelin ne voulait que coucher avec elle, qu’il en avait déjà séduit d’autres, mais elle était amoureuse... et surtout aveuglée par ce qu’elle espérait : devenir vicomtesse !
Elle soupira, les yeux pleins de larmes.
— Quand votre sœur vous a-t-elle dit qu’elle allait le rejoindre ?
— Avant-hier peut-être, je ne suis pas certaine, en tout cas, il n’y a pas plus de trois jours. Mais... j’y pense, quand elle est partie, Garcine était avec elle. Comme chaque fois, elle l’accompagnait au château Babon.
— Qui est Garcine ?
— La servante de ma sœur. Garcine, viens ici !
Elle s’était adressée à la femme au fuseau. Celle-ci laissa son travail et s’approcha lentement, les yeux baissés. Elle devait avoir une vingtaine d’années et portait un bliaut de laine rêche, mais Ibn
Rushd remarqua son collier d’argent. Comment une servante pouvait-elle posséder un tel collier ?
— Tu as bien laissé Madeleine au palais du comte, hier matin ?
— Oui, maîtresse. Je vous l’ai dit, elle n’a pas voulu que je reste et m’a dit que le comte la ferait raccompagner.
Fer planta ses yeux dans les siens.
— Vous mentez !
— Non, seigneur ! fit-elle, affolée.
— Vous mentez ! Vous allez m’accompagner au palais et nous verrons bien si on se souvient de vous !
— Pitié, seigneur !
Elle tomba à genoux.
— Je n’ai fait qu’obéir à ma dame, sanglota-t-elle.
— Je veux la vérité ! gronda Fer.
— Dame Madeleine rencontrait toujours le comte à sa maison de la Porte Galle, jamais à son château.
— Le comte lui envoyait un serviteur pour la prévenir ?
— Je... je crois. Elle m’en avait parlé, il y a trois jours, car j’allais toujours avec elle. Mais cette fois elle n’a pas voulu que je reste.
— Vous l’avez quand même accompagnée ?
— Oui, elle montait la mule et un ouvrier nous escortait.
— Je vous ai vues partir, confirma Constance. Mais j’étais persuadée que vous alliez au château Babon.
— Non, maîtresse, balbutia Garcine. Comme la dernière fois, on
est sorties par la porte de l’Annone{28} et on a longé le faubourg des Bœufs jusqu’à la Porte Galle, puis on s’est rendues à la tour du seigneur Roncelin. Quand dame Madeleine a vu qu’il y avait un cheval et un esclave du vicomte qui attendaient devant, elle nous a ordonné de rentrer, assurant quelle reviendrait le lendemain et nous faisant promettre de ne rien dire, même à vous, maîtresse.
De nouveau, elle s’étouffa dans un sanglot.
Constance la considérait d’un regard mauvais. Cette fille méritait le fouet, et elle allait le lui donner elle-même. Elle lui arracherait la peau du dos pour sa punition.
— Soyez indulgente, damoiselle, intervint Ibn Rushd. Garcine a été loyale envers votre sœur. Elle ne pouvait savoir ce qui allait arriver... Si vous lui aviez donné de tels ordres, vous auriez exigé la même fidélité...
— Si j‘avais su plus tôt...
— Vous n’auriez rien pu faire, intervint Fer. Ils sont venus après dîner. Si Garcine vous avait prévenue, vous seriez tombée entre leurs mains et vous ne seriez pas là maintenant.
Constance resta silencieuse un long moment, puis fit signe à la servante de retourner avec les autres.
— Qu’allez-vous devenir ? demanda Fer. Avez-vous un voisin ou un ami pour vous aider ?
— Que faire d’autre que continuer à assouplir les cuirs ? lança-t-elle avec agressivité. Madeleine avait repris la tannerie de son mari. Elle avait acheté un second atelier au bout de la rue. Je ne vais pas abandonner ! Je l’aidais déjà depuis deux ans et nous avons tant de clients à satisfaire en Espagne et en Italie.
Brusquement elle se couvrit les yeux et sanglota.
— Mais je vais surtout les trouver... Je vais tout faire pour les trouver... Et je ferai tanner leurs peaux ! répéta-t-elle.
— Je reviendrai vous voir, Constance, promit Fer. N’hésitez pas à venir chez moi, si vous avez besoin d’aide...
Elle hocha la tête, comme indifférente. Ibn Rushd comprit qu’elle n’en ferait rien. Elle allait consacrer son énergie à venger sa sœur.
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