La Ritournelle

Aurélie Valognes · Annexe

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La Ritournelle

Remerciements

 

 

Cette année, pour la première fois autour de la dinde, chacun a exprimé à tour de rôle ce pour quoi il était reconnaissant dans la vie. Prise au dépourvu, j’ai été incapable de finir mon discours sans être émue. Des remerciements, je n’ai que ça.

La santé, malgré le contexte ; la chance extraordinaire de vivre de ma passion, plus qu’une passion, un rêve de petite fille ; mes enfants qui m’émerveillent chaque jour ; mon mari, qui me fait rire et ne semble pas prendre ombrage du fait que j’ai plus de défauts que de qualités ; des proches si attentionnés, notamment Chinda, Sarah, Claire, Marie et Gilles ; une famille soudée et présente ; et toutes les petites joies quotidiennes que m’offrent la nature, la culture, la musique, l’art et qui font battre mon cœur un peu plus fort.

En tout premier lieu, je tiens à remercier ma famille pour nos réveillons passés ensemble. Nous avons la chance de ne pas avoir de Nadine à notre table, ni de Patrick. On ne se dit pas forcément ce qui est important, mais on le pense.

Je souhaite également remercier Pauline Faure, mon éditrice, ma bonne étoile. Merci à toi de partager ton enthousiasme, ton talent et tes histoires de famille avec moi. Les foies gras faits maison qui finissent sur le carrelage de la cuisine, les concombres massants et autres réjouissances familiales. Dans mes romans, il n’y a que du vrai ! Pas forcément là où on le croit.

Par ailleurs, je suis profondément reconnaissante envers Sophie de Closets et toute l’équipe Fayard ; ainsi que Béatrice Duval, et toute l’équipe du Livre de Poche : plus que des éditeurs, des graphistes, des commerciaux, j’ai trouvé en vous une famille de cœur. On ne choisit pas sa famille, mais, moi, je vous ai choisis.

Merci aux libraires, aux bibliothécaires et aux enseignants. D’année en année et avec une grande fidélité, vous lisez mes romans, les recommandez et les partagez avec enthousiasme. J’ai hâte de reprendre le chemin des salons, des librairies, des bibliothèques et des écoles pour vous retrouver.

Et enfin, merci à vous, chers lecteurs. J’ai tellement de choses à vous dire… Sans vous, je ne serais rien, ni personne. Juste quelqu’un de trop pudique, qui ne rentre dans aucune case et ne sait pas quoi faire de cette hypersensibilité embarrassante. Seule avec mes histoires qui me hantent et me font rêver à un monde plus solidaire. Cette année, j’avais besoin de plus de lumière dans nos vies, dans mes romans aussi. J’espère que cette famille follement dysfonctionnelle a trouvé une place aux côtés de Ferdinand et de Juliette, du petit Jean et de sa Mémé Lucette, de Gustave et de son insupportable sœur Joséphine, ou encore d’Arthur et de son inoubliable petit-fils Louis.

Un lecteur m’a dit un jour : « Merci de nous donner des familles à aimer. » Cette phrase m’a marquée. Quand je me lève le matin, que je passe mes journées à me faire des nœuds au cerveau, à recommencer à zéro, à douter, c’est à ces mots que je me raccroche. Je mets tout mon temps disponible, toute mon énergie, mes nuits blanches, dans mes histoires, pour faire de chacune de nos retrouvailles une jolie ritournelle.

 

Aurélie

 

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