Les Idéalistes
Sixième partie
OceanofPDF.com
1
Cinquante mille. C’est le nombre de personnes qui se rassemblèrent au Capitole lorsque le syndicat des enseignants déclencha la grève en juin. Je n’avais jamais vu une telle mobilisation. À titre de comparaison, environ quatre cents élèves avaient manifesté au lycée de Pine Grove pour protester (entre autres) contre mon départ. On peut s’estimer heureux, pour un rassemblement politique normal, hors campagne présidentielle, si l’on réunit deux mille à trois mille participants. Le public des concerts est habitué à une foule plus importante. Le Madison Square Garden peut contenir vingt mille spectateurs. L’a uence moyenne d’un événement sportif compte trente mille à quarante mille participants – bien plus pour les grands matchs universitaires et le Super Bowl, mais je n’avais jamais assisté à un tel événement. Le stade des Wizards devait accueillir le quart de ce nombre le jour de ma rencontre avec Waldo. Rien ne m’avait préparé à une telle a uence.
Le nouveau budget du lieutenant-gouverneur prévoyait une réduction de l’impôt sur les sociétés et sur les revenus pour les particuliers des deux tranches supérieures. Il proposait de nancer cette « stratégie de réinvestissement » par des coupes importantes dans la plupart des programmes de l’État, dont une baisse de huit pour cent des dépenses de l’Éducation. Des économies rognant sur tout, du salaire des enseignants aux services de restauration scolaire. L’arrêt des chantiers non subventionnés. Le gel des promotions. Et comme si cela ne su sait pas, il prévoyait un allégement scal colossal pour les organismes privés administrant les écoles autonomes, les charter schools, ainsi qu’une augmentation des chèques éducation pour les établissements privés et religieux. Et le pouvoir législatif était apparemment prêt à adopter rapidement ces mesures, craignant selon certains que la marée populaire ne se retourne contre eux de toute façon. Il serait plus di cile pour le nouveau gouverneur de faire marche arrière sur la baisse des impôts accordée, ou d’augmenter les dépenses. C’était moins une déclaration de guerre qu’une invitation à l’émeute, à laquelle nous répondîmes en a uant de tout l’État.
Cinquante mille personnes. C’est la population de Charleston en Caroline du Sud. C’est un dixième de la population du Wyoming. C’est
la bataille de Bull Run30.
Toutes ces personnes faisaient un boucan d’enfer. Au milieu de la foule, même les cœurs les plus endurcis arrivaient à croire que tout était possible. Ce bruit semblait capable d’ébranler le dôme doré du Capitole. Pénétrer dans ses couloirs et ses bureaux. Traverser les costumes en laine, la doublure de satin et le coton sergé protégeant le cœur des législateurs. Un volume sonore su sant pour leur rappeler qu’ils étaient, en réalité, nos législateurs.
On pouvait y croire, noyé au milieu de cinquante mille personnes.
Telle était la scène lorsque notre bus de campagne arriva le matin de la manifestation. De l’autre côté des vitres teintées déferlait une marée humaine, des pancartes rectangulaires et colorées surfant sur ses vagues. Le bruit était assourdissant, ponctué par les grésillements et le larsen des mégaphones. Nous disposions en principe d’organisateurs dans la foule – ou du moins de personnes qui communiquaient avec Francis pour savoir quand Teddy allait sortir et s’adresser aux masses. C’était le chaos dehors, mais un chaos théoriquement orchestré comparé au capharnaüm régnant à l’intérieur du bus ; les membres du sta se bousculaient dans les travées étroites. Certains s’égosillaient dans leur casque. Du café se renversait, brûlant, dans l’allée. Les ventilateurs d’ordinateurs portables vrombissaient alors que nous tentions désespérément de suivre la participation, les gros titres, les dons, tout ce que chacun estimait intéressant à suivre. Je levai les yeux et bénis l’air conditionné qui sou ait au-dessus de nos têtes, si froid qu’un halo de brume nimbait les bouches d’aération.
Waldo, à l’arrière du bus, xait la page d’un bloc-notes qu’il tenait contre le mur. Teddy, quelque part sur ma gauche, houspillait un gars du support informatique parce que notre compte ActBlue n’enregistrait pas les nouveaux dons. Waldo et elle ne s’adressaient pas la parole, mais je n’arrivais pas à cerner si c’était motivé par la prudence ou par une brouille réelle. Lorsque je le rejoignis à l’arrière du bus, il ne croisa pas mon regard.
— Tu veux un coup de main ? demandai-je.
— C’est bon. Ça va. Je pinaille. Ça me stresse.
— Qu’est-ce que je peux faire alors ?
Waldo leva à peine les yeux de sa page pour regarder par la fenêtre.
— Prends une pancarte. Va brailler dans le microphone du peuple. Laisse-moi respirer.
Quand je sortis du bus de campagne, le vacarme décupla. Je dus me boucher les oreilles pour franchir la foule. Les automobilistes qui passaient à proximité klaxonnaient en signe de soutien. Je croisais des mères et des pères, des ls et des lles, des enseignants et des étudiants venus de tout l’État, de toutes couleurs et de toutes confessions. Des individus à vélo et à pied. Certains débordaient de joie, d’autres, le visage rouge de colère, hurlaient et agitaient leur pancarte en direction du dôme doré du Capitole et de ses occupants. Il y avait tellement de caméras ; impossible de reconnaître celles des agences de presse et celles des indépendants. Des bénévoles identi és par un cordon rouge autour du cou distribuaient des bouteilles d’eau, des barres de céréales, de la crème solaire, des feutres magiques, etc. De nouvelles grappes humaines se formaient sans cesse, certaines entonnaient des chants, d’autres débutaient une marche de manifestation, itinéraire en main. Beaucoup s’acharnaient sur leur téléphone ; avec autant d’individus rassemblés dans une même zone, le réseau saturé délivrait un signal en dents de scie. Des policiers nous entouraient, équipés de gilets pare-balles. Certains circulaient à cheval, mais la plupart se tenaient à côté de leur véhicule stationné. Ils discutaient avec les manifestants, indiquaient des directions, comptabilisaient leurs heures supplémentaires. Certains les remerciaient de leur présence ; ils saluaient en retour ceux qui leur adressaient un signe de la main. « Surveillez la barricade là-bas », aboya une policière en désignant les barrières métalliques installées autour d’un espace vert pour empêcher les manifestants de piétiner des arbres fraîchement plantés. À côté d’elle, une collègue avec son casque antiémeute sous le bras o rait des bouteilles d’eau à des personnes âgées venues avec leurs propres chaises pliantes. Non loin, une poignée d’enfants essayait d’escalader la fontaine, mais cela semblait être le seul point de friction, en plus de demander aux manifestants de ne pas grimper sur les lampadaires et de jeter leurs déchets dans les poubelles près des bancs.
— Êtes-vous un parent d’élève ?
Je me retournai et me retrouvai face à une caméra et au micro d’un journaliste.
— Non, je suis enseignant, répondis-je avant de me rappeler que je ne l’étais plus.
La caméra s’éloigna, et je réalisai trop tard que j’avais raté l’occasion de faire une publicité gratuite pour Teddy. Je ne portais même pas le badge de campagne. Mais je savourais cet anonymat, ce moment pour moi. Je nis par me joindre à la marche lente d’un groupe venu du Nord. Je les complimentai sur le festival du cornichon de cette année. Ils s’étonnèrent, ravis, que je le connaisse. Leurs pancartes arboraient des slogans positifs : LES ENFANTS SONT NOTRE AVENIR ou L’ÉGALITÉ, C ’EST MAINTENANT. Vingt mètres plus loin, des manifestants plus agressifs exigeaient la démission du lieutenant-gouverneur. Partout
ottaient des drapeaux arc-en-ciel, des pancartes BLACK LIVES MATTER,
des paroles de la comédie musicale Hamilton écrites en lettres rondes. Un musicien jouait de la cornemuse au loin et j’essayais de m’orienter à travers le dédale de corps, en suivant les vagues indications qui m’arrivaient par texto.
Ce matin-là, j’avais contacté un vieil ami – selon l’acception très large du mot « ami ». Je n’en avais parlé à personne, pas même à Kavya. Sur un écran géant près du bus, une personne de notre équipe avait commencé à di user des extraits du discours de la députée sur la Déclaration des droits de l’étudiant. En passant, je dissimulai instinctivement mon visage derrière une pancarte. Mais qui allait me voir ? En plus, personne ne savait qui j’étais. J’avais encore du mal à me faire à l’idée que mes propres mots, di usés par les haut-parleurs, sortaient de la bouche de quelqu’un d’autre. Je pourrais aussi bien être invisible. Un homme oublié. Voilà sans doute pourquoi je me sentis si bien lorsqu’un regard dans la foule accrocha le mien.
— Zeke ! hélai-je mon ancien collègue à quelques mètres de là, derrière une barricade de la police, à l’endroit où il m’avait indiqué le retrouver. Salut, Zeke. C’est bon de te voir !
Nous nous étreignîmes. Je lui s remarquer qu’il avait maigri, il me demanda pourquoi j’avais perdu la moitié de mes cheveux, et j’éclatai de rire au moment où son surnom, « Pervers Pépère », me traversa l’esprit. Certes, le voir me mettait du baume au cœur, ainsi que les quelques élèves qui l’entouraient – toutes des lles de seconde, remarquai-je –, mais on aurait dit que Zeke venait de retrouver, longtemps après la guerre, un ancien frère d’armes.
Nous nous installâmes à une table non loin, où l’on distribuait un café gratuit immonde, pour nous raconter nos vies respectives. Zeke voulait surtout que je lui explique comment j’en étais arrivé à faire de la politique.
— Je me souviens que tu étais du genre à crier « Mort aux vaches ! », mais je pensais que c’était pour avoir l’air branché, « woke » et tout le tintouin.
Je ris. Zeke Irving pensait que c’était moi l’anarchiste ? Le gars qui avait rappé sur le cardinal de Richelieu au milieu d’un examen ? En n, d’après la rumeur. Il ne m’avait jamais e euré l’esprit que mes étudiants, une fois dans sa classe, plaisantent insidieusement sur ce que j’avais dit ou fait. Avais-je vraiment l’air d’un extrémiste à leurs yeux ?
Me sentant déstabilisé, il posa une main chaleureuse sur mon épaule.
— Sérieusement, dit-il. C’est vraiment cool. T’imagines pas comme on est ers de toi.
Je le remerciai et lui livrai une version abrégée de mon année. Ma rencontre avec Waldo lorsque j’étais bénévole. Notre collaboration sur le premier discours. Comment j’avais ni par rester et travailler sur la campagne. Je lui dis combien je détestais ça, combien j’étais épuisé, vidé. Combien j’étais excité, combien j’aimais ça. Le sentiment d’avoir déjà accompli beaucoup, et cet immense espoir pour l’avenir. En parlant, je réalisai que j’y croyais sincèrement. Avec le recul, en repensant à la campagne (en laissant de côté certaines choses), je me sentais réellement er, courageux. Et même victorieux.
L’issue électorale, victoire ou non, importait peu. J’avais tout donné sur le terrain. Quel que soit le résultat, je ne le vivrais pas comme un échec.
— Où est Terlizzi ? demandai-je.
— Tu n’es pas au courant ?
Pendant une seconde, je redoutai qu’il m’apprenne qu’elle était morte – que j’avais détourné le regard pendant un temps et que les choses avaient mal tourné.
— Elle arrête. Elle aurait dû partir il y a des années, mais personne n’a envie de se dire que c’est ni.
— Ils cherchent un remplaçant ?
Il sourit et je crus qu’il devinait le sens de ma question.
— Ils m’ont demandé de prendre son poste après son départ.
« Pervers Pépère » à la tête du département ? Je faillis m’étrangler en ravalant mon commentaire, réussissant à enchaîner sur des félicitations.
— Mais vous serez en sous-e ectif, non ? insistai-je.
— Oh, la nouvelle nana a recommandé un de ses potes. Un nouveau contrat de trois ans, mais on ne peut pas faire mieux pour le moment. Si le budget passe, on aura eu de la chance de l’avoir signé juste avant que le couperet tombe.
— C’est vrai, acquiesçai-je sans conviction.
— Tu vas bosser au bureau du gouverneur, mon vieux. Ça va être un truc de dingue. Faudra que tu m’invites aux pince-fesses.
— Tu confonds le manoir du gouverneur avec le manoir Playboy.
Il posa de nouveau la main sur mon épaule.
— Ce que je veux dire, c’est : N’oublie pas le vieux Zeke quand tu seras une grosse légume.
— Promis.
Il se tut un moment, soudain triste. Hésita à parler, n’en t rien. Puis il me tapota l’épaule maladroitement.
— On est amis, hein ?
— Bien sûr, Zeke.
— Et les amis se disent la vérité, non ?
— Oui.
— Eh bien, l’autre soir, j’avais un rencard et…
Pensant qu’il allait m’avouer une faute terrible, une liaison avec une élève, je mis tout de suite le holà.
— Écoute, Zeke. Je suis… tu sais. Je ne peux pas…
Au fond de moi, je voulais lui dire que je ne pouvais pas gérer les histoires de cul des autres. Je ne voulais pas qu’on dépose un nouveau scandale sur mon paillasson comme un poisson mort.
— Quoi ? sourcilla-t-il.
— Je ne veux pas savoir si tu sors avec une lle que tu ne devrais pas fréquenter.
Il s’o usqua de mes propos, à juste titre en n de compte.
— Je sors avec une femme qui s’appelle Heather et qui fait de la recherche biomédicale à Ridgewood.
— Oh, bien. Excuse-moi, je suis crevé… je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à mal.
Zeke se rétracta.
— Pas grave. C’est rien du tout. Oublie.
— Si, si, insistai-je. Je suis un idiot, désolé. Qu’allais-tu me dire ?
Il regarda autour de lui et se pencha en avant.
— J’étais avec Heather. Au cinéma. Une comédie romantique qu’elle voulait voir. Je m’emmerdais, alors j’ai scruté la salle à la recherche d’un autre malheureux forcé de regarder Rachel McAdams s’amouracher d’un voyageur du temps… et, trois rangs devant moi, j’ai vu Kavya, avec un type.
— Kavya, ma femme ?
— Ils étaient blottis l’un contre l’autre. J’avais l’impression qu’elle pleurait. C’était peut-être son frère, hasarda Zeke.
— Elle est lle unique, lâchai-je sans ré échir.
— Oh, merde, sou a Zeke, encore plus contrarié.
— C’était un Indien aussi ? dis-je. Il était grand ?
Zeke hocha la tête.
— Peut-être un cousin ?
— Ouais, mentis-je. Sûrement son cousin Amir. Il passe quelques jours en ville.
Zeke rit en essuyant une sueur ctive sur son front. J’émis un rire,
ctif aussi.
— Je ne savais pas si je devais te le dire. Ça ne me regarde pas.
À ces mots, je me geai, même si je mourais d’envie de me lever. D’appeler Kavya pour savoir ce qui se passait, pourquoi elle et Shabib regardaient un lm romantique au cinéma, blottis l’un contre l’autre. Et pourquoi elle pleurait ?
— Zeke, je peux te demander pourquoi tu me l’as dit ?
Il sembla paniquer, aussi je le rassurai du mieux que je pus.
— Non, je suis content que tu l’aies fait. Le truc, c’est que j’ai un ami qui a une liaison adultère. En n, il est divorcé maintenant, je crois, mais la femme avec qui il couche trompe son mari. Un mari que j’ai rencontré quelques fois. Bref, qu’est-ce qui t’a incité à me le dire ?
Zeke passa un bras autour de mon épaule et me regarda dans les yeux.
— Je te respecte trop pour te mentir. Ou éluder la vérité. Comment on appelle ça ?
— Un mensonge par omission.
— Ouais, c’est ça. Tu as toujours été sympa avec moi. Alors je ne sais pas si c’était cool de te le dire.
— Si, si, lui assurai-je.
— Je me suis dit : S’il savait un truc que j’ignore, je voudrais qu’il me le dise.
Je hochai la tête.
— Tu sais que les élèves t’appellent « Pervers Pépère » derrière ton dos ?
Il devint tout rouge.
— Ouais, hilarant. En n, bref. Tu sais comment ils te surnommaient, n’est-ce pas ?
— Non. Et je ne veux pas le savoir.
C’était la vérité.
Après une nouvelle accolade et une tape dans la main, Zeke et moi nous séparâmes. En me frayant un passage dans la foule vers le bus de campagne, j’avais l’impression que le monde s’était replié sur lui-même. Je sortis mon téléphone en ignorant jusqu’où il me faudrait marcher pour trouver un endroit propice à une discussion privée. J’avais six messages de Waldo, de plus en plus hostiles et impatients, exigeant de savoir où j’étais parti et quand je serais de retour pour relire la version nale. Le discours devait être calé sur les prompteurs à l’heure pile. Avais-je perdu la tête ?
C’EST ÇA LA DÉMOCRATIE ! scandait sans relâche la foule derrière moi, en tapant des mains et en frappant leurs pancartes.
Les mains tremblantes, je saisis mon téléphone et textai une réponse à Waldo.
« J’ai une urgence familiale. »
Et je partis, en passant devant le bus et les barricades. En m’éloignant de la foule. Je marchai jusqu’à ce qu’elle disparaisse de mon champ de vision. Jusqu’à ce que je n’entende plus une seule voix parmi les cinquante mille. Je marchai le long d’une avenue bordée d’arbres dans une ville que je ne connaissais pas. À un moment donné, je réalisai que je me trouvais dans l’un des quartiers que j’avais identi és sur Internet comme un lieu de résidence possible avec Kavya si l’élection nous amenait jusqu’ici. Mais je ne me souciais plus de cela. Je voulais être à la maison avec elle. Chez nous, sous la tente. Bientôt, les gens autour de moi devinrent des individus normaux. Ils ne manifestaient pas, mais ils vivaient leur vie, accomplissaient des tâches quotidiennes. Acheter des provisions. Lire des magazines devant les épiceries. Regarder le match de baseball sur les écrans des bars sportifs – les Wizards avaient perdu leurs trois premières manches, mais Ruiz était de retour sur le terrain, la coi e des rotateurs tenait le coup et on sentait que le vent pouvait tourner. Cela pourrait être notre année.
Je nis par trouver un parc où des enfants jouaient avec des branchages tombés au sol, les entrelaçant pour construire un fort. Sur une colline couverte de eurs sauvages jaunes et blanches, deux chiens se pourchassaient. Au bas de la colline, un banc au bord d’un étang paisible m’attendait. Je m’y assis et j’observai les oiseaux qui zigzaguaient au-dessus de l’eau, les ailes en forme de V parfait au moment où ils plongeaient vers la surface pour l’écrémer des insectes. Le courant d’air qu’ils provoquaient produisait des ondulations qui couraient sur l’eau en suivant des trajectoires aléatoires. Pendant longtemps, je restai assis à regarder ces lignes de propagation des ondes se heurter et se croiser. Puis, à un moment donné, je me levai et je rentrai chez moi.
30. Premier a rontement majeur de la guerre de Sécession entre l’Union (Nord) et la Confédération (Sud).
OceanofPDF.com