Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Marie-Laure Viollet · Chapitre 18 sur 37

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Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Chapitre 16

 

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Loki

 

Bordel ! Que cela fait du bien de plonger dans de l’eau froide ! Je nage

vigoureusement, chassant la tension que j’ai depuis que j’ai vu son petit

corps nu se tortiller devant mes yeux.

Lorsque je suis rentré dans cette salle de bains, m’inquiétant, car le temps

s’allongeait, j’ai pensé au pire, je suis resté comme un con, la bouche

ouverte devant ce spectacle.

Elle, nue, me montrant deux pommes bien rondes que j’avais envie de

croquer, lécher. Mon sexe s’est mis automatiquement en mode « prêt à

fonctionner ». J’ai dû retenir un gémissement. Ce corps que je rêve de voir

depuis un moment était là devant mes yeux, je n’avais plus qu’un pas à faire

et il serait tout à moi.

Mais je ne pense pas que la demoiselle soit du même avis que moi, elle

essayait désespérément de rejoindre son fauteuil. Cela me fendait le cœur

de la voir dans cet état. Ce n’était pas de la pitié, juste un besoin de la

protéger de tout ce qu’elle subissait, de ce qu’elle retenait en elle.

Son attitude démontrait toute la souffrance qu’elle contenait, ses mots

durs envers elle-même. Je l’avais embrassée et, si ce con n’était pas entré,

je lui aurais démontré qu’elle était splendide et que son corps n’avait aucun

problème pour me séduire.

Pour moi, j’ai toujours la même femme magnifique devant moi, son

caractère sanguin, sa ténacité, son caractère de cochon, tout me plaît en elle.

Et ce n’est pas cet accident qui va remettre mes sentiments en doute. Nath

est la même, juste une déficience au niveau de ses jambes, mais j’ai bon

espoir et ce n’est pas cela qui va me retenir. Il faut du temps pour qu’elle guérisse physiquement et mentalement. J’ai attendu jusqu’à maintenant, je

peux patienter encore. Et du temps, on en a, on est que tous les deux dans ce

centre, pas de frangins, pas de MC pour foutre la merde.

Je longe la plage au lieu de nager vers le large, il faut que je la surveille.

Je vois un groupe de quatre jeunes se poser près d’elle. J’espère qu’ils

essayeront d’engager une conversation amicale, cela lui ferait du bien de

parler avec des jeunes de son âge.

Mais quand je vois une des nanas la pousser du pied, je commence à me

rapprocher en nageant sous l’eau. Je souris quand je remarque que ma

douce ne se laisse pas faire, c’est bien une guerrière.

Un des mecs la saisit et avance dans ma direction, il est con. S’il la laisse

tomber dans l’eau, même si on a pied, elle pourrait se noyer, vu que ses

jambes ne peuvent la soutenir. Je vois rouge.

Je sors brusquement devant eux. Malgré mes menaces, ce con la propulse

en l’air. Je saute en l’air, la réceptionne et on s’enfonce tous les deux dans

l’eau. Une fois remis sur mes pieds, je la scrute, elle n’a rien, juste une

petite frayeur. Son corps tremble contre le mien, elle s’accroche à mon cou.

— T’es fier de toi, connard, t’en prendre à une plus faible que toi te fait

bander ?

Non ! Elle n’a vraiment rien, elle a déjà repris de la verve. Je souris,

mais, quand mon regard se relève devant ces imbéciles, je le perds.

J’avance à grands pas vers eux, ils reculent, ce qui m’arrange. Je peux

ainsi poser ma douce à l’abri de ma vengeance. Sa petite main retient mon

bras.

— Loki, laisse tomber, ils n’en valent pas la peine, c’est juste des petits

cons.

— Quand je dis un truc, j’aime que l’on m’obéisse et non qu’on me

défie, surtout qu’il a mis en danger ta vie.

Je m’approche de l’idiot concerné, je le saisis par sa tignasse et le tire

vers Nath.

— Je ne t’avais pas dit que je ne voulais pas qu’un seul de ses cheveux

soit trempé. Regarde-la bien, ils sont tous mouillés.

— Elle n’avait qu’à ne pas m’insulter.

— Ah bon ! Et que t’a dit ma douce de si terrible pour que tu veuilles la

noyer ?

— Qu’elle allait me castrer si je m’approchais et qu’il n’avait rien à

couper.

Je baisse mon regard vers son entre-jambes, lui rapproche son visage du

mien et dis :

— Elle a raison, et tu voulais la tuer parce qu’elle a dit la réalité. Dans

ton esprit simplet, t’es-tu rendu compte que la demoiselle avait un problème

avec ses jambes ?

— Oui ! On l’a remarqué tout de suite, mais Bianca voulait que tu baises

avec elle.

Je regarde ladite fille, bof ! Un stéréotype de blondasse, pas mon genre.

Elle essaye de prendre une pose tentatrice. Je fais une grimace dégoûtée.

— Même pas en rêve ! Et je ne vois pas le rapport ?

— Cela fait des jours que j’essaye de la mettre dans mon pieu, toi, tu

apparais et elle te veut. Alors j’ai cru qu’en l’écoutant, je gagnerais des

points.

— Pauvre mec, ce n’est pas en faisant le toutou lèche-cul que t’arriveras

à quelque chose. Si tu veux un conseil, laisse tomber, je suis sûr qu’elle

n’est pas bonne au lit. J’en ai connu des filles comme elle, un corps beau,

mais molle au niveau baise.

Le cri indigné de la nana me fait sourire et je suis sur mes gardes, car sa

réaction va être prévisible. Un, deux, et de trois. Elle se rue sur moi, en levant la main.

— À ta place, je m’arrêterais. Si on en est là, c’est de ta faute. Pourquoi

tu t’es servie de ma douce pour m’atteindre ? Tu ne pouvais pas me draguer

comme une nana responsable.

— Et t’aurais fait quoi, beau mec ?

— Je t’aurais envoyé paître.

— Pourquoi ? Mon corps ne te plaît pas ?

— Non ! Franchement, j’ai mieux à ma disposition.

— Cette fille ! Cette impotente qui ne doit pas pouvoir bouger un orteil,

comment peut-elle te satisfaire ?

Avant que je ne puisse l’insulter, j’entends un crac, Nath a tendu ses

mains et, d’un mouvement sec, a déchiré le string de son maillot de bain. Le

cri que l’autre pouffiasse pousse me perce les tympans. La voilà exposée à

tous les regards. Elle se retourne, outrée, avance vers ma douce, qui relève

son petit menton en défi.

Je fous la tête du con dans le sable, l’enfonçant profondément, me saisis

de la nana et me tourne vers l’eau. D’un mouvement brusque, je la balance

dans la flotte. Son cul s’envole dans un joli vol plané, révélant toute son

intimité. Elle retombe comme une merde dans l’eau peu profonde. Elle en

ressort la tronche pleine de sable mouillé.

Les gens autour de nous n’osent rien dire, car je les scrute tous de mon

regard. J’ai envie de tous les jeter à l’eau pour ne pas avoir réagi face au

danger qui menaçait Nath. Personne n’a bougé un petit doigt, elle aurait pu

mourir sous leurs yeux de merlan frit.

— Bon, ce n’est pas tout ! Loki, il faut que l’on rentre. Merci pour cette

journée de détente, c’était mieux qu’un cinoche. Il faudra recommencer, j’ai

bien aimé, un peu moins la séance trempette, mais bon, on ne peut pas tout

avoir. Tchao, les cons !

Nous voilà repartis vers son fauteuil. Elle porte mes fringues, car j’ai

horreur de remettre des vêtements sur un corps plein de sable.

Elle a raison, c’était marrant, à part le passage où ils l’ont balancée dans

la flotte. Je me suis bien défoulé, je suis plus calme.

Lorsque l’on pénètre dans le centre, le fou rire de Nath me met du baume

au cœur. C’est vrai que c’est très risible, les têtes que le personnel et le

directeur font en me voyant en caleçon pousser une Nath dans ses

vêtements trempés. Je m’arrête devant mon ancien patron.

— Monsieur ! Bonne fin de journée !

Nath s’étouffe devant la tronche de celui-ci. Il a une lèvre fendue, un œil

fermé, l’autre, toutes les nuances de bleu et de jaune l’entourent.

— T’as raison, on refera une sortie comme celle-ci, cela fait du bien !

— J’ai toujours raison !

Les portes de l’ascenseur se referment devant tous ces regards ébahis.

 

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