Loki (The Dark Riders) (French Edition)
Chapitre 30
OceanofPDF.com
Loki
J’ai juste le temps d’embrasser ma douce, avant que Rider débarque,
suivi de sa princesse. Je souffle fortement.
— Cela devient obsessionnel, ta façon de nous épier continuellement. Tu
rentres quand au MC ? Car, là, je commence à en avoir plein les couilles.
— Eh ben ! Va te les vider. Tant que le danger est là, je reste. Et une fois
celui-ci écarté, tu rentres avec nous.
— On en a déjà discuté.
— Bon ! Vous n’allez pas commencer à vous chamailler si tôt. Si on
sortait visiter un peu la ville. Je me suis renseignée, il y en a pour tous les
goûts.
Nous prenons nos motos et nous nous rendons au Morven Museum. Ça,
c’est pour faire plaisir à ma douce, car visiter une maison historique blanche
construite en 1750 qui abrite au rez-de-chaussée la collection permanente
de meubles d’époque et de portraits ne nous réjouit pas, moi et Rider.
D’autant plus qu’il faut que je porte Nath pour aller au premier étage où
cinq galeries exposent des trucs temporaires. Et je ne vous parle pas de se
promener dans le jardin.
Mais Nath est souriante, nous abreuvant de diverses anecdotes.
Si on avait su, on aurait refusé l’idée de visiter la ville, car nous voilà
dans un aquarium à observer de nombreux poissons multicolores, des
tortues et des requins. Une forêt tropicale y est reconstituée, ce qui nous
permet d’approcher des iguanes et des tarentules. Cela nous plaît plus, moi
et mon prés’, mais pas ces dames, qui ont peur que nous leur balancions
dessus ces animaux.
Nous décidons de manger des sandwichs sur place, car entre douze
heures et quinze heures, on peut nourrir des raies. Un moment inoubliable.
Nous finissons la journée à faire une croisière pour découvrir la
promenade d’Atlantic City et ses casinos. On voit même, dans la baie
Brigantine, la maison rose de Frank Sinatra lorsqu’il se produisait dans le
casino de la ville.
Nous rentrons quand la nuit tombe, ma douce est fatiguée.
— Princesse, tu restes avec ma sœur, Loki et moi, devons aller voir un
petit con, qui a insulté notre MC.
— Vous n’allez pas vous battre ? demande Nath.
On hausse les épaules, ce n’est pas de notre ressort. Cela dépend du
comportement des autres.
— Je vous connais, tous les deux, surtout quand vous êtes ensemble. Cela
finit par des poings, des coups. Pour une fois, essayez de vous comporter
comme des hommes.
— Mais nous en sommes, des hommes.
— Non ! Quand vous agissez ainsi, vous êtes des gamins qui se battent
pour savoir qui pisse le plus loin.
Nous partons en riant et en leur demandant de ne pas bouger de la
chambre jusqu’à notre retour.
Le MC a un bar comme presque tous les autres, lorsque nous y pénétrons,
le silence se fait. Rider demande au barman de parler au prés’ de ce club.
— Pourquoi faire ?
— Si j’avais voulu te le dire, je l’aurais fait. Grouille-toi, on n’a pas toute
la nuit.
— Vous avez rendez-vous ? Car notre prés’ reçoit que si on en a un.
Cela commence à m’énerver, il voit bien nos couleurs et, si un autre prés’
veut parler à un autre, on obéit. Je prends sa tronche que je claque sur le comptoir, tout en sortant mon arme pour dissuader les autres de s’en mêler.
Rider fait de même.
— Mes amis ! Pas de violence chez moi. Que fait le prés’ des Dark Rider
dans mon humble bar ?
— On peut parler ailleurs.
Il nous dirige vers son bureau et sort une bouteille de whisky avec des
verres.
— L’autre fois, je t’ai appelé pour avoir quelques mecs à toi. Je veux
savoir pourquoi tu me les as refusés.
— J’ai fait ça, je m’en souviens plus. Tu viens en personne avoir ta
réponse.
— Écoute, connard, lorsqu’un autre club demande de l’aide, on cause et,
normalement, on accepte.
— Cela se fait peut-être chez toi, mais, ici, je suis le seul à diriger cette
ville et ne veux aucun contact avec d’autres MC. Comme ça, pas
d’emmerdes ni de tromperies, chacun chez soi.
— Ce ne sont pas les règles !
— Quelles règles ?
— Connard, tu sors d’où ? Tous les bikers de ce pays les connaissent. On
a un minimum de respect envers tous nos frères.
— Pas moi. Je m’en fous, des autres.
— Donc, si un jour, t’es dans la merde et que t’appelles un autre MC à
l’aide, cela ne te fera rien que tu te fasses tuer, ainsi que tes frères, car tu
n’auras jamais levé le doigt pour les autres.
— Je n’aurais jamais d’emmerdes, je suis prudent et élimine le danger
illico dès que je sais qu’il se présente à ma ville. Tu vois, je sais depuis le
début que tu étais au centre, tu en es reparti, ton homme est resté, mais jusqu’à présent, vous ne faisiez pas de vagues, donc basta ! Mais, là, vous
vous pointez dans mon bar et vous m’insultez.
Je bondis par-dessus son bureau et pointe mon arme sur sa tempe. La
porte s’ouvre sur quelques hommes armés. Rider se lève calmement, les
toise et se dirige vers moi et l’autre con. Il n’a même pas sorti son arme.
— Tu me prends pour qui, connard ! Ma réputation fait trembler tout le
monde. Tu crois que tu peux me refuser un service et t’en sortir sans
dommage.
— Vous êtes chez moi et vous n’êtes que deux.
— Et tu crois que cela me dérange ou me fout la trouille.
— Si je te dis un truc, tu me laisses en vie et tu dégages sans dommage.
— Ah là, cela devient intéressant. Je vais réfléchir. Qu’est-ce qui me
ferait te laisser la vie sauve ?
— Le nom d’une personne qui vous veut mort ?
— Je n’ai pas besoin de toi, je le sais déjà.
Pendant qu’ils papotent, je regarde autour de moi pour voir comment
sortir si cela dégénère. Il est vraiment imbu de sa personne, ce mec, il n’y a
pas de barreaux à sa fenêtre et celle-ci donne sur la rue où sont nos bécanes.
Facile !!
— Sa dégaine ?
— Je connais sa gueule de con.
— Peut-être sa nouvelle et ses intentions ?
— Parle !
Il fonce sur le mec avec un couteau et lui coupe l’oreille. Les autres n’ont
pas le temps de réagir. Le con hurle de douleur. Puis s’ils tirent, ils touchent
leur prés’, nous nous servons de son corps comme bouclier.
— Parle ou je coupe l’autre.
— Il est venu dans mon bar, et il m’a payé pour que je ne vous aide pas,
que s’il avait besoin de moi, il m’appellerait.
— Et toi ! T’as accepté qu’un inconnu te paye pour le faire au lieu
d’aider tes frères. Tu sais qui c’est ?
— Non ! Et je m’en fous du moment que l’on me paye grassement.
— C’est un con de Russe de la mafia et il veut tuer sa sœur, qui est ma
régulière, ma frangine et sa mère à lui. Tu sais que l’on ne touche pas à la
famille. Mec, t’aurais dû mieux te renseigner. C’est comme si cela était toi
qui t’en prenais à ce que je tiens le plus au monde. Parle !
— Il est roux et vit au centre.
Bordel ! Le nouveau brancardier. Et nous, nous sommes là, pendant que
les filles sont à sa merci. Je ne réfléchis pas, fais un signe de tête à Rider en
direction de la fenêtre.
Je tire une balle dans la tête du con, et vise les autres, pendant que d’un
élan, Rider passe par la fenêtre en l’éclatant. Il se relève, canarde les autres
pendant que je fais de même. Putain, je me réceptionne sur ma jambe, pas le
temps de gémir, on galope vers nos bécanes et on fonce en direction du
centre. Rider essaye de joindre sa princesse, mais personne ne décroche.
Bordel !!
OceanofPDF.com