Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Marie-Laure Viollet · Chapitre 32 sur 37

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Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Chapitre 30

 

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Loki

 

J’ai juste le temps d’embrasser ma douce, avant que Rider débarque,

suivi de sa princesse. Je souffle fortement.

— Cela devient obsessionnel, ta façon de nous épier continuellement. Tu

rentres quand au MC ? Car, là, je commence à en avoir plein les couilles.

— Eh ben ! Va te les vider. Tant que le danger est là, je reste. Et une fois

celui-ci écarté, tu rentres avec nous.

— On en a déjà discuté.

— Bon ! Vous n’allez pas commencer à vous chamailler si tôt. Si on

sortait visiter un peu la ville. Je me suis renseignée, il y en a pour tous les

goûts.

Nous prenons nos motos et nous nous rendons au Morven Museum. Ça,

c’est pour faire plaisir à ma douce, car visiter une maison historique blanche

construite en 1750 qui abrite au rez-de-chaussée la collection permanente

de meubles d’époque et de portraits ne nous réjouit pas, moi et Rider.

D’autant plus qu’il faut que je porte Nath pour aller au premier étage où

cinq galeries exposent des trucs temporaires. Et je ne vous parle pas de se

promener dans le jardin.

Mais Nath est souriante, nous abreuvant de diverses anecdotes.

Si on avait su, on aurait refusé l’idée de visiter la ville, car nous voilà

dans un aquarium à observer de nombreux poissons multicolores, des

tortues et des requins. Une forêt tropicale y est reconstituée, ce qui nous

permet d’approcher des iguanes et des tarentules. Cela nous plaît plus, moi

et mon prés’, mais pas ces dames, qui ont peur que nous leur balancions

dessus ces animaux.

Nous décidons de manger des sandwichs sur place, car entre douze

heures et quinze heures, on peut nourrir des raies. Un moment inoubliable.

Nous finissons la journée à faire une croisière pour découvrir la

promenade d’Atlantic City et ses casinos. On voit même, dans la baie

Brigantine, la maison rose de Frank Sinatra lorsqu’il se produisait dans le

casino de la ville.

Nous rentrons quand la nuit tombe, ma douce est fatiguée.

— Princesse, tu restes avec ma sœur, Loki et moi, devons aller voir un

petit con, qui a insulté notre MC.

— Vous n’allez pas vous battre ? demande Nath.

On hausse les épaules, ce n’est pas de notre ressort. Cela dépend du

comportement des autres.

— Je vous connais, tous les deux, surtout quand vous êtes ensemble. Cela

finit par des poings, des coups. Pour une fois, essayez de vous comporter

comme des hommes.

— Mais nous en sommes, des hommes.

— Non ! Quand vous agissez ainsi, vous êtes des gamins qui se battent

pour savoir qui pisse le plus loin.

Nous partons en riant et en leur demandant de ne pas bouger de la

chambre jusqu’à notre retour.

Le MC a un bar comme presque tous les autres, lorsque nous y pénétrons,

le silence se fait. Rider demande au barman de parler au prés’ de ce club.

— Pourquoi faire ?

— Si j’avais voulu te le dire, je l’aurais fait. Grouille-toi, on n’a pas toute

la nuit.

— Vous avez rendez-vous ? Car notre prés’ reçoit que si on en a un.

Cela commence à m’énerver, il voit bien nos couleurs et, si un autre prés’

veut parler à un autre, on obéit. Je prends sa tronche que je claque sur le comptoir, tout en sortant mon arme pour dissuader les autres de s’en mêler.

Rider fait de même.

— Mes amis ! Pas de violence chez moi. Que fait le prés’ des Dark Rider

dans mon humble bar ?

— On peut parler ailleurs.

Il nous dirige vers son bureau et sort une bouteille de whisky avec des

verres.

— L’autre fois, je t’ai appelé pour avoir quelques mecs à toi. Je veux

savoir pourquoi tu me les as refusés.

— J’ai fait ça, je m’en souviens plus. Tu viens en personne avoir ta

réponse.

— Écoute, connard, lorsqu’un autre club demande de l’aide, on cause et,

normalement, on accepte.

— Cela se fait peut-être chez toi, mais, ici, je suis le seul à diriger cette

ville et ne veux aucun contact avec d’autres MC. Comme ça, pas

d’emmerdes ni de tromperies, chacun chez soi.

— Ce ne sont pas les règles !

— Quelles règles ?

— Connard, tu sors d’où ? Tous les bikers de ce pays les connaissent. On

a un minimum de respect envers tous nos frères.

— Pas moi. Je m’en fous, des autres.

— Donc, si un jour, t’es dans la merde et que t’appelles un autre MC à

l’aide, cela ne te fera rien que tu te fasses tuer, ainsi que tes frères, car tu

n’auras jamais levé le doigt pour les autres.

— Je n’aurais jamais d’emmerdes, je suis prudent et élimine le danger

illico dès que je sais qu’il se présente à ma ville. Tu vois, je sais depuis le

début que tu étais au centre, tu en es reparti, ton homme est resté, mais jusqu’à présent, vous ne faisiez pas de vagues, donc basta ! Mais, là, vous

vous pointez dans mon bar et vous m’insultez.

Je bondis par-dessus son bureau et pointe mon arme sur sa tempe. La

porte s’ouvre sur quelques hommes armés. Rider se lève calmement, les

toise et se dirige vers moi et l’autre con. Il n’a même pas sorti son arme.

— Tu me prends pour qui, connard ! Ma réputation fait trembler tout le

monde. Tu crois que tu peux me refuser un service et t’en sortir sans

dommage.

— Vous êtes chez moi et vous n’êtes que deux.

— Et tu crois que cela me dérange ou me fout la trouille.

— Si je te dis un truc, tu me laisses en vie et tu dégages sans dommage.

— Ah là, cela devient intéressant. Je vais réfléchir. Qu’est-ce qui me

ferait te laisser la vie sauve ?

— Le nom d’une personne qui vous veut mort ?

— Je n’ai pas besoin de toi, je le sais déjà.

Pendant qu’ils papotent, je regarde autour de moi pour voir comment

sortir si cela dégénère. Il est vraiment imbu de sa personne, ce mec, il n’y a

pas de barreaux à sa fenêtre et celle-ci donne sur la rue où sont nos bécanes.

Facile !!

— Sa dégaine ?

— Je connais sa gueule de con.

— Peut-être sa nouvelle et ses intentions ?

— Parle !

Il fonce sur le mec avec un couteau et lui coupe l’oreille. Les autres n’ont

pas le temps de réagir. Le con hurle de douleur. Puis s’ils tirent, ils touchent

leur prés’, nous nous servons de son corps comme bouclier.

— Parle ou je coupe l’autre.

— Il est venu dans mon bar, et il m’a payé pour que je ne vous aide pas,

que s’il avait besoin de moi, il m’appellerait.

— Et toi ! T’as accepté qu’un inconnu te paye pour le faire au lieu

d’aider tes frères. Tu sais qui c’est ?

— Non ! Et je m’en fous du moment que l’on me paye grassement.

— C’est un con de Russe de la mafia et il veut tuer sa sœur, qui est ma

régulière, ma frangine et sa mère à lui. Tu sais que l’on ne touche pas à la

famille. Mec, t’aurais dû mieux te renseigner. C’est comme si cela était toi

qui t’en prenais à ce que je tiens le plus au monde. Parle !

— Il est roux et vit au centre.

Bordel ! Le nouveau brancardier. Et nous, nous sommes là, pendant que

les filles sont à sa merci. Je ne réfléchis pas, fais un signe de tête à Rider en

direction de la fenêtre.

Je tire une balle dans la tête du con, et vise les autres, pendant que d’un

élan, Rider passe par la fenêtre en l’éclatant. Il se relève, canarde les autres

pendant que je fais de même. Putain, je me réceptionne sur ma jambe, pas le

temps de gémir, on galope vers nos bécanes et on fonce en direction du

centre. Rider essaye de joindre sa princesse, mais personne ne décroche.

Bordel !!

 

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