Loki (The Dark Riders) (French Edition)
Chapitre 26
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Nath
Je suis dans la salle d’attente de l’hôpital, assise dans un nouveau fauteuil
roulant. J’attends des nouvelles de Loki, il est au bloc opératoire.
L’urgentiste qui m’a auscultée m’a dit qu’ils n’allaient anesthésier que sa
jambe pour lui retirer cette branche puisque la radio montait qu’elle n’avait
rien touché. Ce n’était l’affaire que d’une heure.
Moi, à part quelques égratignures et un point au front, je vais bien. Ils
m’ont, par sécurité, fait passer un scan par rapport à mon état. Rien n’a
bougé, j’ai eu de la chance.
J’ai rallumé le portable de Loki et sa messagerie était blindée de
messages plus ou moins charmants de mon frère, je l’ai rappelé.
— Nath ! Tout va bien ?
— Oui, quelques bobos. Loki se fait opérer en ce moment, il avait un
sacré morceau de bois dans la jambe.
— Tu es où, là ?
— Dans la salle d’attente de l’hosto, pourquoi ?
— Il y a du monde avec toi ?
— Oui !
— J’ai appelé le MC de cette ville, je suis tombée sur un petit con, qui ne
veut pas me rendre un service en me prêtant quelques gars à lui.
— Mais pourquoi ?
— Loki ne peut plus assurer ta protection et, vu ce qui vient de se passer,
il faut que tu sois en sécurité. J’arrive !
— Non, je ne risque rien à l’hôpital !
— Et après ! Puis, il faut que je discute avec ce petit con qui m’a
raccroché au nez et avec celui qui ne se bouge pas le doigt du cul quand un
autre MC lui demande une faveur. Svetlana pourra ainsi voir sa maman.
— Super ! Je vais faire sa connaissance. À toute !
Extra ! Il ne manquait plus que ça, mon frangin débarque, que va-t-on
faire ? Notre histoire se termine déjà, on n’a pas eu beaucoup de temps
ensemble. Il va sûrement ramener Loki au MC, vu sa blessure. Je n’aurais
même pas pu faire l’amour avec lui, moi qui pensais que l’on avait du
temps devant nous. J’en pleurerais. Je suis fatiguée de tout ça.
Une main me secoue.
— Mademoiselle Jackson, je vous emmène vers votre ami, il a demandé
à vous voir.
Elle pousse mon fauteuil, j’ai la tête encore dans les nuages. Je me
retrouve dans une salle où Loki est allongé. Il est toujours perfusé.
— Tu vas bien, ma douce ?
— C’est à toi qu’il faut demander.
— C’est rien, un petit bobo. Tu m’as fait faire du souci, tu riais tellement
dans l’ambulance que j’ai cru que t’avais pris un coup sur la tête.
Je le regarde bêtement, puis me rappelle pourquoi je riais, le fou rire me
reprend.
— Un petit bobo ! C’est pour ça que mon grand biker est tombé dans les
pommes comme une demoiselle en détresse.
— Nath ! Ce n’est pas à cause de la douleur, c’est tout le sang que j’ai
perdu.
— Si tu le dis ! Mais ne te fais pas de souci, cela restera entre nous. Je ne
voudrais pas détruire ta réputation de biker queutard que tu te traînes depuis
des années.
— Allez, viens ici, que je t’embrasse pour faire taire cette jolie bouche.
Mon rire s’arrête net, il faut que je lui dise.
— J’ai eu Jason, il est en route.
— Oui ?
— Tu ne comprends pas, on ne pourra plus être ensemble, il va te
ramener.
Il n’a pas le temps de me répondre, car un brancardier rentre dans la
chambre.
— Monsieur, on va vous mettre dans une chambre.
— Non ! Je sors maintenant.
— Vous ne pouvez pas. Je vais chercher le médecin.
— Il serait plus prudent que tu passes la nuit sous surveillance.
— Mademoiselle a raison. Vous avez perdu beaucoup de sang, votre
perfusion contient des antibiotiques. C’est une blessure sans gravité, mais à
surveiller.
— Je m’en fous, je sors, je ne passe pas un moment de plus ici.
Il arrache la perf, essaye de se lever, il est en caleçon, cela n’a pas l’air de
le déranger.
— Vous n’avez qu’à me faire signer une décharge et me prescrire tous les
médocs qu’il me faut. On retourne au centre. On sera bien là-bas, on sera
surveillés. À moins que Nath doive rester.
— Non, Mademoiselle n’a rien, elle quitte l’établissement quand elle le
désire.
— Bien, appelez le centre pour qu’il nous envoie un taxi, ils en sont
équipés.
— Il est tard, je n’aurai personne.
— Tenez, je vous donne le numéro du directeur, c’est un ami, vous
donnez mon nom, et il répondra présent. Un lien spécial s’est créé, on est
des potes.
Il me fait un clin d’œil. Il a raison, quelque temps plus tard, on vient nous
chercher. Loki doit quand même se soumettre à se déplacer en fauteuil.
Comme dit mon frère, on fait une sacrée paire. Le couple royal en fauteuil.
Pendant le trajet, je somnole, Loki n’est pas mieux, il est shooté.
Une fois dans ma chambre, il fout tout le monde dehors.
Il se lève, grimace, mais arrive à me porter pour me mettre au lit, puis se
couche à côté de moi.
— Loki, tu n’aurais pas dû me porter, cela aurait pu rouvrir ta plaie.
— T’inquiète !
— Puis, tu m’as traitée de grosse tout à l’heure, cela n’est pas conseillé
de lever des dodues.
— Ma douce, j’essayais de rigoler, pour nous détendre.
— Tu as un sacré humour, il faut que tu prennes des leçons de savoir-
vivre pour parler de ta copine.
— Je n’allais pas t’embrasser, alors que j’étais avec ton frère au
téléphone.
— Il était tellement énervé qu’il ne se serait rendu compte de rien.
— C’est toi qui le dis, même sous pression, Rider voit et entend tout. Il
n’est pas notre prés’ pour rien.
— Ben, moi, je n’ai pas peur de lui.
— Moi non plus, je le respecte, c’est tout !
— Merci de nous avoir sauvés tout à l’heure.
— Je serai toujours là pour te protéger, ma douce.
— Et pour mon frère qui arrive demain.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Pour nous deux ?
Pas de réponse.
— Loki ?
Je lève les yeux, il dort. Ce n’est pas aujourd’hui que j’aurai ma réponse.
À moins qu’il ne fasse semblant pour éviter de me faire du mal. Bref, cela
ne résoudra pas le problème.
Je me positionne un peu plus dans ses bras. Ceux-ci se resserrent autour
de moi. Je suis bien à l’abri dans son étreinte.
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