Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Marie-Laure Viollet · Chapitre 31 sur 37

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Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Chapitre 29

 

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Loki

 

J’ai cru que le directeur allait s’évanouir à notre entrée.

— Coucou, vous en avez de la chance, deux bikers pour le prix d’un.

— Je, je…

— Ne vous inquiétez pas, nous sommes là pour discuter avec vous de ma

belle-mère.

Le soulagement apparaît sur son visage pâle. Il ne sait pas grand-chose,

tous les papiers étaient en règle lorsqu’elle a été admise. Il n’a jamais remis

en doute le courrier de son confrère, d’autant que cette personne présentait

des troubles du comportement à son arrivée. Comme son état s’est vite

dégradé, les discussions avec elle ne pouvaient être bénéfiques ni

constructives.

On voit nos nanas dans le parc en grande discussion. Rider sourit à la vue

de sa femme.

— Si quelqu’un m’avait dit un jour que t’aurais un air amoureux en

regardant une fille, je l’aurais traité de menteur. Comment les frères l’ont

accueillie ?

— Tu te doutes, pas bien au début. Mais quand elle s’est sauvée pour

s’échanger à la place de Killer, lorsqu’elle l’a aidé après les tortures, qu’elle

l’a défendu devant son père, l’opinion a changé et est devenue totalement

positive. Elle fait partie de la famille maintenant et va bientôt porter mon

blouson. Et toi avec ma sœur ?

— Quoi, ta sœur ?

— Je ne sais pas ce que vous avez tous les deux. Je suis sûre que vous me

cachez un truc. J’arriverai bien à le découvrir. En plus, ce qui est bizarre, c’est que vous ne vous tapez plus dessus.

— Peut-être le fait de vivre continuellement ensemble. Tu peux

m’emmener récupérer ma bécane ?

— Ah oui ! Cette fameuse moto ! Tu as intérêt à ce qu’elle soit bien

sécurisée pour emmener ma frangine,

— Tu sais que je ne lui ferai jamais du mal.

— C’est le problème, je le sais trop bien. En tous les cas, elle a fait

d’énormes progrès. Tu rentres avec nous au MC, j’enverrai Vicious te

remplacer.

— Non !

— Tu n’es plus bon avec ta jambe, tu boites drôlement. Et puis, tu dois

en avoir marre de la supporter, je sais qu’elle n’est pas toujours facile à

vivre.

Je l’attrape par son tee-shirt, et le colle au mur.

— Tu vois, je t’ai surpris, c’est que je suis encore apte à surveiller ta

frangine.

— D’habitude, vous ne vous supportez que quelques secondes, et là, je te

propose de la fuir et tu veux rester.

— Tu m’as confié une mission et je n’abandonne jamais une

responsabilité. Je les finis toujours.

Il me regarde, suspicieux, je hausse les épaules et me dirige vers sa moto.

Mon bolide a été conduit chez le garagiste qui m’avait aidé à la transformer.

Il a réussi à la remettre en fonction.

Rider en fait le tour et siffle d’admiration.

— Riche idée, Nath a dû être heureuse de pouvoir se rasseoir sur une

moto.

— On fait une balade tous les soirs.

— Tu es sûre que l’on parle de la même personne, car, au début, elle

voulait te tuer et, là, tu me dis que tu la sors tous les soirs. Tu me caches

quelque chose, mon VP ? Crache le morceau !

Le garagiste prend alors la parole.

— Dites-moi, les jeunes, je n’aime pas me mêler de choses qui ne me

regardent pas, mais il a des rumeurs qui concernent le MC de bikers d’ici.

Je ne sais pas si cela vous concerne, mais ils seraient aux abois. Ils ont reçu

de l’argent pour s’occuper de quelqu’un. Désolé, je n’en sais pas plus. À

votre place, je regarderais derrière moi.

Nous le remercions, le payons et filons vite vers le centre. Nous trouvons

les filles assises dans la chambre de Nath. Nous ne leur disons rien sur ces

histoires.

— Vous voulez faire quoi cet après-midi ? Svetlana irait bien se baigner.

Nous voilà partis pour la mer. Nous décidons, avec Rider, de nous

baigner à tour de rôle. On ne sait jamais ce que ces petits cons décident. Ils

peuvent agir au milieu des touristes. Pour certains, les dommages

collatéraux ne les dérangent pas.

Une fois dans l’eau avec ma douce dans les bras, je nous éloigne, j’ai de

l’eau jusqu’au cou. Je profite du fait que l’eau la porte pour pouvoir me

repaître de son corps.

— Loki, mon frère nous regarde.

— Bordel, j’en pouvais plus de ne pouvoir te toucher.

Je dirige sa main sur mon érection.

— J’espère que tu n’as pas trop froid, car avant que celle-ci disparaisse,

on risque de passer un moment à faire trempette.

— Je vais t’aider, j’ai pitié de toi, mon biker.

— Nath !

— T’inquiète, j’ai vue sur Jason.

Sa petite main s’active. Elle s’est glissée dans mon short de bains, et me

caresse, remontant et descendant le long de mon pénis. J’ai tellement envie

de l’embrasser, de la caresser. Malgré l’eau froide et le regard de Rider,

j’arrive à jouir. Mes jambes me lâchent, et nous nous enfonçons dans l’eau.

— Pourquoi avez-vous disparu sous l’eau ?

— Ma jambe a cédé.

— Tu n’aurais pas dû te baigner.

— Tu voulais te mouiller, tu avais trop chaud.

— Jason m’y aurait amenée.

Je retiens avec peine ma phrase : « Plus aucun mec ne la transportera ».

Nous mangeons dans une pizzeria et rentrons. L’ambiance est détendue. Je

n’ai jamais vu mon prés’ aussi décontracté, il est amoureux. Il la regarde

souvent et il est toujours en train de la toucher, de l’embrasser.

— Vous dormez où ?

— Dans ta piaule, vu que tu squattes celle de ma sœur.

— Je la surveille, c’est tout !

— Oui, c’est pour ça que je t’ai trouvé dans son lit.

— J’étais blessé.

— Tu aurais pu demander un lit de camp.

— Pourquoi faire ? Son lit est assez grand pour contenir deux personnes.

— Pour un couple, oui, ce que vous n’êtes pas !

— Tu me connais et je la connais depuis notre enfance.

— N’empêche, ce n’est pas ta sœur ni ta femme.

— Mais si tu veux, tu dors avec elle et moi avec ta princesse.

— Bordel ! Pas question qu’un autre homme dorme dans la même pièce

que ma femme.

— Il faut savoir, il ne faut pas être avec ta femme ni avec ta sœur.

— Et si on dormait toutes les deux ensemble.

— Non ! Il faut quelqu’un pour veiller sur vous, disons-nous, moi et

Rider, d’une seule voix.

— Voilà, vous êtes d’accord sur un point. Jason, va avec ta femme. Loki

restera dans le fauteuil. Bonne nuit.

Une fois parti, je lui dis gentiment.

— Je vais dormir dans ce fauteuil, comme tu l’as dit. Ton frère est

capable de venir vérifier dans la nuit si je ne suis pas en train d’abuser de

toi. Il est trop suspicieux. J’attends qu’il se détende et lui parlerai. Pour le

moment, il est nerveux, le danger rôde toujours. Dors bien, ma douce !

J’ai du mal à m’endormir, alors, j’approche le fauteuil de son lit. J’attrape

sa main avec la mienne et les cache sous les draps. Ses doigts se resserrent

sur les miens et, enfin, nous pouvons dormir.

J’en étais sûr, la porte grince plusieurs fois dans la nuit, je sais que c’est

lui. À la fin, je craque.

— Bordel ! Tu n’as pas autre chose à faire que nous regarder. Je ne sais

pas, comme baiser ta femme. Elle va chercher ailleurs, si tu délaisses tant

son pieu. Je peux me proposer si tu veux.

— Connard !

Le reste de la nuit se passe tranquillement.

 

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