Loki (The Dark Riders) (French Edition)
Chapitre 27
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Loki
Je me réveille en sentant bouger près de moi. Nath essaye sans bruit de se
glisser au fond du lit. Je suis un peu dans le cirage, les médocs m’ont fait
dormir comme un bébé. Ma jambe me lance un peu, mais rien
d’insurmontable.
— Qu’est-ce que tu fous ?
Pas de réponse, elle ne bouge plus, je lève le drap et de la voir si près de
mon entre-jambes fait automatiquement lever ma queue. Elle ne peut que le
voir, vu que ses yeux sont au bon endroit et ses joues rosissent.
— Nath ! Tu peux me dire pourquoi tu es sous les draps.
— Mon frère arrive aujourd’hui et…
— Oui, mais à ce que je sache, il n’est pas caché au fond du lit.
— Gneu, gneu ! Je voulais, pendant que tu dormais, te faire une fellation,
car après je ne sais pas si on pourra être de nouveau seuls.
— Et pourquoi, pendant que je dors ?
— Je n’en ai jamais pratiqué, je voulais essayer de voir si j’y arrivais. Si
ça avait été nul, que tu n’avais pas eu d’érection, tu n’aurais rien su.
— Oh ! Ma douce, je ne me fais pas de soucis. Puis tu te trompes, ma
queue réagit toujours en ta présence.
— Tu as mal ?
— Oui ! Là.
Je lui montre mon érection qui se dresse fièrement, ma jambe est oubliée
dans le désir.
Elle baisse mon caleçon, me regarde et ouvre sa bouche. Bordel ! Je vais
éjaculer avant qu’elle ne me touche. Quand ses lèvres avalent ma queue, je gémis et attrape les draps. Ses mouvements sont hésitants, mais, au fur et à
mesure, elle prend de l’assurance. Sa langue se met de la partie, je ne peux
m’empêcher de lever mon bassin. Elle s’arrête, j’en gémis de frustration.
— Ce n’est pas bien ?
Je suis impuissant à lui répondre, je mets ma main sur sa tête pour qu’elle
continue. Je suis perdu dans les affres du plaisir, je ne mets pas longtemps
pour jouir. C’est tellement puissant que je n’ai pas eu le temps de lui dire de
se retirer.
Ma respiration est longue à se stabiliser, je suis toujours sur un nuage de
félicité. Nath n’est toujours pas sortie de dessous les draps. Je les lève de
nouveau et vois ma douce regarder mon sexe se ramollir en souriant.
— Tu as aimé ?
— Oh, ma douce ! Tu peux me réveiller tous les matins ainsi. Et toi ?
— J’ai adoré te donner du plaisir, sentir que ce n’était que moi qui te le
procurais m’a plu.
Je la soulève pour la caler sur moi. Je bande de nouveau.
— Et si on s’occupait de toi maintenant.
— Ce n’est pas une obligation, tu sais que je ne ressens rien.
— On va essayer autre chose, je vais te rendre la pareille.
Je repousse les draps, lui enlève son bas et lui écarte les jambes. Je
commence par embrasser ses seins pour descendre sur son ventre. Je la
mordille, elle gémit, preuve que des sensations sont revenues. Je lèche son
clitoris, souffle dessus.
— Loki, arrête, je ne ressens rien.
Je ne veux pas abandonner, elle a si bon goût. Je mets mes dents sur sa
petite perle, elle tressaille, j’introduis un doigt dans son intimité.
— Mon Dieu ! Je perçois une très légère sensation.
Je souris, rajoute un deuxième doigt, remonte et l’embrasse tout en
continuant mes allers et retours.
— Loki, fais-moi l’amour.
— Tu es sûre ?
— Oui, je l’ai tellement désiré et rêvé que je te tue si tu arrêtes.
Je trouve mon fute au pied du lit et enfile un préservatif, me positionne et
la pénètre. Bordel ! Elle est étroite. Je guette le moindre signe sur son
visage. Elle me regarde tendrement et me sourit. Je glisse un oreiller sous
ses reins, lui écarte plus les jambes. Je commence à lui faire l’amour, elle
resserre ses bras autour de mon cou et réclame ma bouche. Elle essaye de
participer comme elle le peut. J’approfondis mes déhanchés, je sens le
plaisir monter, gonflant mes bourses.
— Je vais jouir ! Et toi ?
Pas de réponse, juste une étreinte qui se resserre. Je ne peux plus reculer,
je jouis en gémissant, et m’affale sur son corps.
Je me lève brusquement et la scrute. Je suis en colère contre elle. Elle n’a
pas joui et j’aime que ma partenaire ait autant de plaisir que moi, d’autant
plus que c’est ma douce.
— Pourquoi ?
— Hein ?
— Pourquoi tu n’as rien dit ? J’aurais arrêté. Bordel ! Il n’y a pas que
moi dans l’acte. Tu m’as menti.
— Non ! J’ai senti tes doigts, c’était très léger, je t’ai senti en moi, tes
mouvements. J’ai aimé ces sensations.
— Mais tu n’as pas joui !
— Je n’ai jamais vraiment éprouvé du plaisir quand j’étais avec
Vladimir.
— On s’en fout, de ce mec, il n’est doué en rien, ce con ! Moi, mes
partenaires ont toujours joui.
— Eh bien, pas cette fois-ci, me crache-t-elle au visage.
Je boitille jusqu’à la salle de bains, il faut que je me calme. Non, mais
quelle idée de me parler de son ex après que l’on a fait l’amour ? Je suis en
rage, je voulais que, pour notre première fois, cela soit inoubliable, surtout
pour elle. Raté ! J’ai échoué. Mais je ne m’avoue pas vaincu, je lui referai
l’amour jusqu’à ce qu’elle ressente quelque chose, quitte à passer notre vie
au lit.
Je reviens dans la chambre, elle me tourne le dos. Je sautille jusqu’au lit
et m’assois, après cet exercice, ma jambe souffre.
— Ma douce ! Je suis désolé de m’être emporté. Mais, je voulais que,
pour notre première fois, cela soit magique.
— Mais, cela l’a été pour moi. Loki, même si je n’ai pas joui, j’ai adoré
te sentir en moi, sur moi, voir ton visage se transformer sous le plaisir, te
tenir dans mes bras.
— T’es sûre, tu ne dis pas ça pour faire plaisir à mon ego de queutard. Il
n’y a pas que moi qui dois prendre du plaisir, je veux que cela soit partagé.
— On recommencera ?
— Quand tu veux, ma douce. Mais là, je vais m’allonger, ma jambe me
fait souffrir.
Je la rhabille, nous installe confortablement, pose sa tête sur mon torse.
Je suis vidé, dans tous les sens du terme. Je replonge dans les bras de
Morphée.
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