Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Marie-Laure Viollet · Chapitre 24 sur 37

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Loki (The Dark Riders) (French Edition)

Chapitre 22

 

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Loki

 

Des larmes de joies dévalent ses joues, je suis fier de moi d’avoir eu cette

idée. Même si elle n’apprécie pas notre monde, je sais qu’elle adore faire de

la moto. Le nombre de fois où elle suppliait Rider pour monter derrière lui

ne se compte plus.

Avec son fauteuil, elle fait le tour de cet engin immonde comme si c’était

la dernière merveille du monde. Moi, je trouve ça moche, ce n’est plus ma

bécane, ce truc avec son siège énorme à l’arrière, il enlaidit les formes

épurées de mon bolide. Un genre de siège baquet avec un haut dossier, des

sangles qui dépassent, une barre fixée au garde bout pour retenir le siège,

des cale-pieds larges avec des fixations complètent le tout. Mais je m’en

fous, du moment que je peux lui faire plaisir.

— On va faire un tour ?

— Tu crois ?

— Oui ! Je l’ai conçu pour toi, banane.

Il a fallu aussi que je fixe une autre béquille pour que ma moto ne chute

pas quand j’installerai Nath. Je la sangle bien, tire sur les sangles, comme

on le fait pour enfant, lui attache ses pieds.

Le seul inconvénient, c’est qu’elle ne peut pas se tenir à ma taille, tant

pis, je la sais déjà derrière moi, enfin !

Ma bécane est plus dure à manier, il me faut la traversée du parc pour

m’y habituer. Tout le monde se précipite pour nous voir, des

applaudissements retentissent, surtout de la part des malades, qui doivent

envier ma belle. Mais pas question de promener qui que ce soit, ce n’est que

pour elle.

Une fois sur la route, j’accélère, pas trop vite, il faut d’abord tester la

machine. Je l’entends rire, elle me crie :

— Plus vite, Loki, accélère !

Ce que je fais sans mettre toute la gomme. Nous roulons au hasard, et je

décide de rentrer quand la nuit commence à tomber, ne risquons pas un

accident à cause de l’étonnement des conducteurs lorsqu’il découvre notre

véhicule.

À notre arrivée, le directeur nous attend. Il fait le tour de l’engin.

— Astucieux, votre invention. C’est vous qui avez eu l’idée ?

— Pour une partie, oui, le reste, j’ai été aidé par un mec génial.

— Êtes-vous assuré pour cette moto modifiée ? Mlle Jackson est sous la

responsabilité du centre. Il me faut une attestation d’assurance et

l’autorisation de son frère pour qu’elle puisse sortir en dehors des heures

conventionnelles.

— Je suis majeur, je n’ai pas besoin de l’accord de mon frère.

— Si, car c’est lui qui paye votre séjour. Puis, je pense, mademoiselle,

qu’au lieu de faire joujou sur une moto, vous feriez mieux d’approfondir

vos séances.

Lorsque je vois s’assombrir la mine de Nath qui, un moment avant,

rayonnait de bonheur, je m’avance vers le mec. Il s’aperçoit de ma posture

tendue.

— Bonne soirée !

Puis il se tire, tant mieux, il aurait rajouté une autre connerie, je lui aurais

refait le portrait.

— Quel con !

Nous sortons la même phrase au même moment, ce qui fait rire ma

douce.

— Pourquoi, quand tu passes un bon moment, il y a toujours quelque

chose ou quelqu’un pour le gâcher ? C’est comme hier, j’étais si bien et puis

tu as tout saboté. Loki, ramène-moi dans ma chambre, je suis fatiguée.

— Nath, je me suis déjà excusé, passe à autre chose, avance sans te

retourner.

— Facile pour toi qui es sur tes deux pieds.

— Bordel ! Ne joue pas avec les mots. Et là, pour le principe, c’est toi

qui fous la merde.

Elle avance son fauteuil en direction du bâtiment sans me répondre, elle

boude. Je la rejoins. Quand nous arrivons dans sa chambre, je la dépose sur

son lit, mais elle ne desserre pas ses bras autour de ma nuque.

— Loki, merci pour tout ce que tu fais pour moi. Tu n’y es pas obligé,

alors, encore merci !

Surpris, je tourne ma tête vers elle quand ses lèvres rencontrent les

miennes. Elle veut reculer, mais, avec ma main sur son cou, je la rapproche

de moi. J’approfondis notre baiser, il devient torride, nos langues se

cherchent, jouent ensemble.

Je la couche sur le lit, écarte ses jambes avec les miennes et m’installe

entre elles.

— Et si on mettait en pratique ce que ta psy nous a dit.

— Non, elle te croyait mon petit ami.

— Tu en vois un dans la pièce ? Moi, non, alors avant que l’on oublie ce

qu’elle nous a conseillé, je me dévoue.

— Loki ?

— Chut, ma douce, c’est avec plaisir, donne-moi ta main.

Elle me regarde droit dans les yeux, ne sachant pas que faire. Je lui

prends ses doigts et les pose sur mon érection.

— Tu vois, aucun souci, j’ai envie de toi.

Puis je reprends sa bouche. Sa main reste où je l’ai mise, sans bouger,

mais ma queue augmente quand même de volume. Je touche ses seins, elle

gémit, alors je lui retire son haut, dégrafe son soutif et les titille avec mes

pouces. Une fois la pointe bien érigée, j’y pose ma bouche, alternant de l’un

à l’autre. Nath réagit en gémissant et ses doigts se mettent en action,

caressant tout doucement mon sexe. Je pousse mon bassin plus

profondément dans sa main.

La mienne descend vers son intimité, je m’insère dans sa culotte pour

toucher son clitoris.

— Est-ce que tu sens mes doigts ?

— Non !

Elle enfouit son visage tout rouge dans mon cou.

— Nath, regarde-moi, n’aie pas honte. Ce n’est pas grave.

— Si, tu vas continuer ?

— Non, on va s’embrasser, c’est tout.

— Mais pour ton érection ?

— Elle restera comme elle est.

— Tu veux que je fasse ce qu’elle a dit.

— Tu le veux ?

Elle rougit encore plus. Regardant le plafond, hésitant à me répondre.

— Tu l’as déjà fait ?

— Non ! Jamais.

— Alors, on ne le fera pas tout de suite, c’est quand tu voudras.

— Je, je…

— Chut, ma douce ! Je suis bien là, dans tes bras, à t’embrasser.

— Tu vas rester dans mon lit. Tu ne vas pas aller te satisfaire ailleurs ?

— Non ! J’ai une petite amie maintenant, elle me comble parfaitement.

Un grand sourire illumine son ravissant visage. On continue pendant un

petit moment à se câliner. Malgré mon sexe qui pulse dans mon caleçon, me

faisant mal, je me retiens.

Quand je pense qu’elle n’a jamais fait de fellation pendant son aventure !

Ce mec, en plus d’être un lâche, un con, un Russe, ne devait que la baiser

pour prendre son pied.

— Bonne nuit, mon petit copain !

Je souris, heureux, enfin, je peux souffler, elle est à moi, maintenant.

 

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