Loki (The Dark Riders) (French Edition)
Chapitre 32
OceanofPDF.com
Nath
Ce sont les cris d’une femme devant la porte qui nous réveille. Svetlana
l’ouvre et est projetée dans la chambre. Le nouveau brancardier tient sa
mère. La phrase qu’il dit me tétanise. C’est Vladimir. Il a bien changé,
impossible de le reconnaître ainsi.
— Vladimir ! Tu ne t’en sortiras pas, mon frère et son VP vont revenir.
— À ta place, je n’y croirais pas trop ! J’ai payé pour qu’ils ne ressortent
pas vivants de l’endroit où ils sont.
— Mon Dieu ! Non, je les connais, ils vont s’en sortir.
— Et même ! Je vous aurai déjà tuées avant qu’ils n’arrivent.
— Mais pourquoi tu veux nous tuer, mon frère ?
— Ta gueule, toi, la putain de ces bikers. C’est à cause de toi que père est
mort.
— Mais c’était un monstre ! Il a détruit des dizaines de vies, il faisait
dans la traite des Blanches. Regarde comment il a traité notre mère. Tu
crois que c’était un bon mari et un bon père ?
— Oui ! C’était le mien. Il m’a tout appris, je suis devenu un homme
grâce à lui.
— Oui, un homme comme lui, cela ne te fait pas honte.
— Non ! On est respectés, on a du fric, on fait partie de la mafia.
— Et le reste. La famille, le respect envers les autres ?
— Je m’en fous, je n’en ai pas besoin.
— Tout le monde a besoin d’amour, de sa famille.
— Non ! Tu as détruit la seule que j’avais, mon père !
— Laisse-les en dehors de ça. Relâche-les !
— Non !
— Elles ne t’ont rien fait. Regarde, maman n’a plus toute sa tête, elle a
été déjà bien punie. Et Nath, grâce à toi, ne peut plus marcher.
— Ta gueule ! Notre charmante mère t’a mise au monde, c’est déjà un
truc que je ne peux lui pardonner. Et l’autre pute a détruit mes projets.
— Dis, connard, je ne t’ai rien demandé. J’avais cru en toi. Si tu croyais
que j’allais gentiment me laisser faire, après ce que tu m’as avoué, il faut
arrêter de fumer la moquette.
Il se dirige vers moi et me gifle.
— T’as vu ce que tu es devenue ! Pauvre fille ! Juste bonne à satisfaire
un biker.
— Ta gueule, au moins, lui, il me fait jouir.
Seconde gifle, Svetlana essaye de pousser son frère, mais celui-ci la
repousse. Elle titube, bouscule mon fauteuil et tombe la tête la première sur
la table. Elle reste à terre, assommée. Du sang coule de sa tempe.
J’essaye de me traîner jusqu’au bord du lit pour voir si elle respire.
— Pathétique, une vraie merde. Je ne sais pas ce que je t’ai trouvé au
début.
— Merde ! Tu n’avais qu’à passer ton chemin !
— Non, c’était trop drôle de te voir essayer de me plaire, de ne pas me
montrer d’où tu venais. Tes pitoyables tentatives pour tenter de te comporter
comme une dame. Je peux te dire maintenant que tu as échoué
lamentablement.
— Connard !
Le portable de ma belle-sœur qui se trouve sur la table se met à sonner.
Au bout de trois sonneries, il décide de répondre.
— Rider ! Cela faisait bien longtemps. Je vois que ta sœur avait raison, tu
t’en es sorti. Que sont devenus nos chers amis ?
— Connard, morts, comme tu le seras bientôt. Passe-moi ma femme.
— Je n’en attendais pas mieux de toi. Un problème de résolu, je n’aurai
pas à les tuer moi-même. Ta chère et tendre pute, pour le moment, est
allongée à terre. Attends, t’as de la chance, elle respire encore pour le
moment.
— Ne les touche pas ! On arrive !
— Pas sûr, j’ai un problème avec chacune d’elles. Tu sais, ma sœur qui
m’a trahi, la tienne qui ne m’a pas obéi et ma chère mère qui…
Pendant qu’il ne faisait plus attention à moi, j’ai continué mon avancée
vers le bout du lit. Il croit que parce que je suis handicapée, je vais me
laisser faire. Il tient dans une de ses mains le téléphone, dans l’autre un
pistolet. Je tends le bras brusquement pour saisir l’arme. Je le déséquilibre
en tirant sur ses doigts. Il me tombe dessus, sans rien lâcher. Merde !
— Rider, je vais te laisser, ta sœur a besoin d’une petite leçon. Elle me
tire vers elle. Ton biker ne doit pas assez la satisfaire, je vais y remédier
avant d’en finir.
— Nath ! Ma douce !
Il pose l’arme hors de ma portée, puis se penche sur moi.
— Il fallait le demander, ma belle !
— Dans tes rêves, connard ! Dégage !
Il est accro aux gifles, car une de plus sur ma joue. J’aurai un bleu. Tu me
diras, ce n’est pas le plus gros du problème. J’en ai un, d’ennui, qui est sur
moi, il va me violer.
Il essaye de m’embrasser, je le mords. Il déchire ma chemise de nuit. Je
lui tape dessus. D’une poigne ferme, il tient mes poignets d’une main. Il me
mord les seins, déchire ma culotte. Je me débats, je sens mes jambes réagir,
mais je n’ai pas assez de muscles pour lui faire quoi que ce soit. J’ai peur, je
n’arriverai pas à me remettre d’un viol. Cela fait beaucoup !
Des coups retentissent sur la porte. Elle est fermée à clé, étant
brancardier, il a un passe, donc il l’a tourné dans la serrure et l’a laissé.
La porte se met à trembler. Elle ne peut résister à deux bikers en colère.
Il me saisit à bras-le-corps et me met devant lui. Il positionne son arme
sur ma tempe.
— Jolie réunion de famille !
— Lâche-la !
Jason et Loki rentrent dans la chambre et, d’un regard, comprennent la
situation. Ils pointent leur arme sur Vladimir. Ils ne bougent plus. Ils ne
tremblent pas, mais je vois que mon frère est inquiet pour sa princesse. La
seconde chose qu’il fait en rentrant, c’est de regarder si elle respire.
La tension monte, personne ne va lâcher l’affaire, ils se scrutent,
attendant que l’un d’eux fasse une bourde. Vladimir doit être moins patient
que mes bikers, car, d’un coup, il dévie son arme vers sa sœur et tire.
Cependant, on ne saura vraiment jamais pourquoi, mais la vieille dame
qui, jusque-là, était assise vers le corps de sa fille, se jette sur elle au
moment du tir. Son corps tressaute sous le coup, puis elle s’effondre sur
Svetlana.
Moi, j’ai eu le réflexe, ou c’est la trouille qui m’a fait me recroqueviller,
plutôt la seconde solution, mais les hommes en profitent pour vider leur
flingue sur Vladimir.
Sous les impacts, son corps part à la renverse et traverse la fenêtre. Il
tombe de plusieurs étages.
Si les balles ne l’ont pas tué, sa chute l’a fait.
Rider se précipite vers sa princesse, Loki me serre dans ses bras et
m’embrasse.
— Je vous ai vus, j’en étais sûr. On réglera ce problème après !
OceanofPDF.com